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	<title>CSDPTT - Coop&#233;ration Solidarit&#233; D&#233;veloppement aux PTT</title>
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		<title>Lettre ouverte sur la gestion de l'ONATEL-SA </title>
		<link>https://csdptt.net/spip.php?article465</link>
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		<dc:date>2011-05-13T13:26:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno JAFFRE</dc:creator>


		<dc:subject>Burkina Faso</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;r&#232;glementation des t&#233;l&#233;coms</dc:subject>
		<dc:subject>Maroc</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Bonjour &#224; tous, &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ONATEL, jadis fleuron de l'&#233;conomie nationale, se meurt quatre ann&#233;es seulement apr&#232;s sa privatisation. Nous venons solliciter votre contribution citoyenne pour la publication de notre lettre ouverte afin d'interpeller l'ensemble du peuple burkinab&#232; sans exclusive sur la gestion de l'ONATEL. En tant qu'op&#233;rateur historique, l'ONATEL est l'&#233;pine dorsale des t&#233;l&#233;communications au Burkina, et s'il est en difficult&#233;, c'est le secteur qui prendra un coup. Si nous ne faisons (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Maroc&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Bonjour &#224; tous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ONATEL, jadis fleuron de l'&#233;conomie nationale, se meurt quatre ann&#233;es seulement apr&#232;s sa privatisation. Nous venons solliciter votre contribution citoyenne pour la publication de notre lettre ouverte afin d'interpeller l'ensemble du peuple burkinab&#232; sans exclusive sur la gestion de l'ONATEL. En tant qu'op&#233;rateur historique, l'ONATEL est l'&#233;pine dorsale des t&#233;l&#233;communications au Burkina, et s'il est en difficult&#233;, c'est le secteur qui prendra un coup. Si nous ne faisons rien aujourd'hui, demain sera tard et les cons&#233;quences incalculables pour le Burkina tout entier. C'est pourquoi nous venons, par la pr&#233;sente lettre ouverte, interpeller l'ensemble des Burkinab&#232; sur la question. Comme le disait Norbert Zongo, &#171; le pire, ce n'est pas la m&#233;chancet&#233; des gens mauvais, mais le silence des gens bien &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cordialement.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;29 d&#233;cembre 2006-29d&#233;cembre 2010 : 4 ann&#233;es de gestion de l'ONATEL par Maroc TELECOM, quel bilan en tirer ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les peuples n'ont d'amis, mais des int&#233;r&#234;ts, dit-on. Nous faisons n&#244;tre cette maxime ; c'est pourquoi cette lettre ouverte au peuple burkinab&#232; sans exclusive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes des agents ONATEL et qui mieux que nous, acteurs internes de l'entreprise, pour interpeller qui de droit sur sa bonne gestion. Notre souci est d'ameuter tous les Burkinab&#232; sur la question car au-del&#224; des apparences, l'ONATEL se meurt &#224; petit feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comparaison n'est pas raison, mais le sch&#233;ma dans lequel l'ONATEL s'est inscrit apr&#232;s sa privatisation est comparable aux deux exemples suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#216; Le cas d'Air S&#233;n&#233;gal international&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si certains se rappellent, l'Etat s&#233;n&#233;galais a privatis&#233;, il y a quelques ann&#233;es, sa compagnie a&#233;rienne nationale, l'une des meilleures compagnies de la sous-r&#233;gion, avec comme partenaire strat&#233;gique, Royal Air Maroc (RAM). Apr&#232;s quelques ann&#233;es d'exploitation, l'Etat s&#233;n&#233;galais s'est retrouv&#233; sans compagnie, et pire, avec une dette abyssale. Pourtant, la compagnie &#233;tait bien rentable, mais seule la RAM s'en est tir&#233;e &#224; bon compte. Et l'Etat s&#233;n&#233;galais se bat aujourd'hui avec mille et une difficult&#233;s pour reconstituer une nouvelle compagnie a&#233;rienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#216; Le cas des promoteurs de taxis &#224; Ouaga&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pensant faire de bonnes affaires en achetant un taxi et en le confiant &#224; un conducteur, certains promoteurs ont fait l'am&#232;re exp&#233;rience de leur vie. Non seulement ils n'ont pas eu d'argent, mais pire, ils se sont retrouv&#233;s avec un v&#233;hicule sur cale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de d&#233;crire ce qu'est l'ONATEL apr&#232;s quatre ann&#233;es seulement de privatisation, permettez-nous quelques rappels pour que tout le monde soit au m&#234;me niveau d'informations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'Etat burkinab&#232; a c&#233;d&#233; 51% du capital &#224; Maroc Telecom le 29 d&#233;cembre 2006 pour la somme de 144 310 540 000 F CFA. Nous ne reviendrons pas sur cette cession, m&#234;me si dans certains milieux, il y a beaucoup de r&#233;v&#233;lations. Le vin est tir&#233;, il faut le boire et assumer les cons&#233;quences.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Entre le 22 d&#233;cembre 2008 et le 31 janvier 2009, cession de 20% des actions &#224; des Burkinab&#232; (personnes physiques et morales) &#224; travers une offre publique de vente, soit environ 29,068 milliards.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'Etat d&#233;tient &#224; ce jour 29% du capital et envisage de c&#233;der 6% au personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s quatre ann&#233;es de privatisation gagnant-gagnant avec Maroc Telecom, l'ONATEL-SA se caract&#233;rise par les traits suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1- L'ONATEL, un foyer de m&#233;contentement g&#233;n&#233;ralis&#233; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s quatre ans de gestion de Maroc Telecom, l'ONATEL est caract&#233;ris&#233; aujourd'hui par un m&#233;contentement g&#233;n&#233;ralis&#233; de ses partenaires sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau du personnel : ce m&#233;contentement se traduit par une d&#233;motivation g&#233;n&#233;ralis&#233;e, l'inqui&#233;tude, le stress et des d&#233;missions. Depuis la privatisation, l'ONATEL a perdu plus de cinquante (50) cadres dont le plus illustre est l'ancien DG, Sanfo Moussa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau des fournisseurs : combien sont les fournisseurs qui regrettent aujourd'hui d'avoir nou&#233; des relations d'affaires avec l'ONATEL ? Non content du fait que les factures des fournisseurs se ren&#233;gocient apr&#232;s prestations, pour certains, c'est la croix et la banni&#232;re pour se faire payer. Ne parlons pas, dans ce climat, de d&#233;lais. Heureux sont ceux qui se font payer. En mai 2010, la SONABEL a coup&#233; le jus de l'ONATEL pour factures impay&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau des clients : il faut prier Dieu pour ne pas tomber en panne quand on est client ONATEL. Surtout clients du fixe et Internet. Si son activit&#233; est tributaire d'une ligne fixe, il vaut mieux d&#233;clarer en faillite d&#232;s lors que l'on est en panne. Ne jetez surtout pas la faute au personnel. Soit il n'y a pas de v&#233;hicule pour la sortie des techniciens ou, le plus souvent, il manque le mat&#233;riel de travail. Tout est fait pour laisser inexorablement le fixe mourir parce que les investissements sont lourds et co&#251;teux. Pourtant, on ne peut pas d&#233;velopper et promouvoir Internet sans la filaire. Nous ne pouvons parler de d&#233;veloppement aujourd'hui en occultant les NTIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau des actionnaires : seul Maroc Telecom semble tirer les marrons du feu. L'Etat, ce mastodonte sourd, semble &#234;tre insensible &#224; la bonne gestion de l'ONATEL. Mais dans certains milieux comme les Imp&#244;ts, des voix s'&#233;l&#232;vent pour d&#233;noncer l'&#233;vasion fiscale organis&#233;e et les pertes de recettes pour l'Etat apr&#232;s la privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux petits actionnaires de la BRVM, l'&#233;volution du titre depuis l'introduction en bourse ne les rassure pas. Alors que le secteur des t&#233;l&#233;communications est assez porteur. Pire, l'ONATEL est la premi&#232;re entreprise du Burkina &#224; &#234;tre cot&#233;e en bourse et l'image de l'ONATEL sera l'image de tout le Burkina sur cette tribune &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2- La gestion de l'ONATEL ou le silence coupable des Burkinab&#232;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, Burkinab&#232;, sommes caract&#233;ris&#233;s par notre l&#233;gendaire attentisme qui veut que le pire se produise avant de r&#233;agir. Souvent, on ne se remet pas du pire, ou m&#234;me avec plus de chance, c'est assez difficilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion de l'ONATEL, c'est assez symptomatique et illustratif :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#216; Le silence coupable du personnel et du syndicat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se rappelle de la fermeture, en fin 2008, pendant douze (12) jours de l'ONATEL pour fait de gr&#232;ve. Le personnel, par ce canal, a traduit son m&#233;contentement sur la mauvaise gestion des Marocains apr&#232;s deux ans de privatisation de l'entreprise. Un m&#233;morandum avait du reste &#233;t&#233; soumis par le syndicat, sur la question, au gouvernement. Apr&#232;s avoir obtenu la reprise du travail, avec promesse de donner suite aux diff&#233;rentes r&#233;criminations d&#233;nonc&#233;es par les travailleurs, le gouvernement semble avoir mis ce m&#233;morandum &#224; la poubelle. Apr&#232;s ces attentes d&#233;&#231;ues, le syndicat s'est mur&#233; dans une l&#233;thargie bien que la situation de l'entreprise soit pire que celle de 2008. Le r&#244;le du syndicat n'est-il pas de d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts physiques et moraux des travailleurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#216; Le silence coupable de l'Etat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat burkinab&#232; est repr&#233;sent&#233; au Conseil d'administration de l'entreprise par quatre administrateurs et en assure m&#234;me la pr&#233;sidence. Mais, pour quelques millions (20 millions par an et par administrateur selon certaines informations), certains Burkinab&#232; pr&#233;f&#232;rent se la couler douce au d&#233;triment des int&#233;r&#234;ts du pays. Ou m&#234;me si ce n'est pas le cas, on ne sait pas d&#233;fendre, au mieux, son pays. Les &#233;tats financiers de l'ONATEL ont toujours &#233;t&#233; maquill&#233;s et c'est insulter la conscience collective que de nous dire que l'on ne peut pas trouver de comp&#233;tences burkinab&#232; pour voir clair dans ces &#233;tats. Pire, l'Etat semble ignorer les sorties de devises vers le Maroc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et avec l'arriv&#233;e, au Burkina, de la nouvelle banque (CBAO), banque marocaine, il y a de quoi voir encore moins clair. Voici des gens qui ont de la suite dans les id&#233;es parlant des Marocains. Irresponsabilit&#233;, quand tu nous tiens !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#216; Le silence complaisant de l'Assembl&#233;e nationale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e nationale est l'&#339;il, l'oreille et la bouche de tous les Burkinab&#232;. Et les d&#233;put&#233;s connaissent mieux que quiconque la situation de l'ONATEL de nos jours. Mais pourquoi ce silence, sans interpellation du gouvernement ? Qui mieux que l'Assembl&#233;e nationale pour le faire et demander le bilan de la privatisation de l'entreprise ? Et, au-del&#224; des r&#233;ponses de conformisme (les &#8216;'toujours &#231;&#224; va'' m&#234;me si c'est le pire) apport&#233;es par le gouvernement, creuser et mettre les probl&#232;mes en plein jour et les r&#233;soudre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#216; Le silence complice de l'autorit&#233; de r&#233;gulation (ARCE)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autorit&#233; de r&#233;gulation est cens&#233;e &#234;tre l'&#339;il de l'Etat sur le bon fonctionnement technique du r&#233;seau de l'ONATEL, et devrait veiller au respect du cahier des charges. Que de dysfonctionnements techniques, que de coupures et de d&#233;sagr&#233;ments pour les clients ! Mais l'ARCE est muette comme une carpe, m&#234;me si c'est elle qui a le pouvoir de ch&#226;tier les manquements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#216; Le silence coupable du comit&#233; de suivi de la privatisation de l'ONATEL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la privatisation de l'ONATEL, l'Etat, dans un souci noble de suivi de l'entreprise, a cr&#233;&#233; en Conseil des ministres, le 11 avril 2007, un comit&#233; technique de suivi de l'ONATEL (CTSO) privatis&#233; et, &#224; la date du 9 janvier 2008, nomm&#233; les membres dudit comit&#233;. Voici un extrait dudit Conseil des ministres : &#171; Le comit&#233; technique est une structure de mission avec comme t&#226;ches principales, le suivi de l'ex&#233;cution des engagements des parties (Etat, Maroc Telecom, autres actionnaires) relatifs, entre autres, au plan social, au d&#233;veloppement de l'ONATEL et au respect de la couverture t&#233;l&#233;phonique nationale pr&#233;vue par le cahier des charges &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 janvier 2008 -9 janvier 2011. Cela fait trois (03) ans que ce comit&#233; est cens&#233; fonctionner. Nous nous demandons aujourd'hui si ce comit&#233; existe toujours et quel travail il fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#216; Le silence coupable de la soci&#233;t&#233; civile et des intellectuels&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle initiative la Ligue des consommateurs prend-elle pour d&#233;fendre le consommateur ? Rien et absolument rien. Mais ce ne sont pas les plaintes qui manquent. Ecoutez quelques radios et &#233;missions &#171; AFFERAGE &#187; de la place et vous aurez le pool des m&#233;contentements des clients ONATEL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux autres composantes de la soci&#233;t&#233;, notamment les intellectuels, c'est comme si de rien n'&#233;tait. Malgr&#233; qu'ils soient clients, malgr&#233; qu'ils voient certaines &#233;volutions dans le bon ou le mauvais sens, malgr&#233; qu'ils soient capables d'analyses strat&#233;giques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#216; Le silence coupable du chef de l'Etat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dit que notre chef de l'Etat est proche du roi du Maroc. Cette proximit&#233; ou cette amiti&#233; ne doit pas &#234;tre pour rien au monde au d&#233;triment des int&#233;r&#234;ts du peuple burkinab&#232; dont il est le premier garant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3- En conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certaines questions importantes du Burkina, nous avons souvent l'impression que c'est un pays &#171; laisse-guidon &#187;. Citoyen lambda, soci&#233;t&#233; civile, presse, gouvernement, chef de l'Etat etc., personne ne se sent concern&#233; ou interpell&#233;. Pays de &#171; S'en ma fout &#187; ! Pouvons-nous b&#226;tir une nation avec une conscience collective et individuelle en hibernation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce 21e si&#232;cle o&#249; toutes les nations se positionnent dans les combats &#233;conomiques, notre posture de soci&#233;t&#233; attentiste ne peut plus prosp&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sachons-nous serrer les coudes quand il s'agit de nos int&#233;r&#234;ts communs, des int&#233;r&#234;ts de la nation. N'attendons pas que l'on nous avale avant de chercher &#224; nous extirper. N'attendons pas que le pire arrive ou se produise avant de r&#233;agir. Burkinab&#232; sans exclusive, la situation de l'ONATEL nous interpelle. En tant qu'op&#233;rateur historique, l'ONATEL est l'&#233;pine dorsale des T&#233;l&#233;coms au Burkina et contribue &#224; son d&#233;veloppement. Et si l'ONATEL est enrhum&#233;, tout le secteur prendra un coup et, par-dessus tout, toute l'&#233;conomie du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maroc Telecom nous arnaque et, pire, est en train de mettre l'ONATEL sur cale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Burkinab&#232; sans exclusive, vous &#234;tes interpell&#233;s, &#224; tous les niveaux que ce soit. Ne laissons pas l'ONATEL, fleuron du patrimoine national, mourir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Ont sign&#233; des agents ONATEL-SA, soucieux de la gestion du patrimoine national&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.reporterbf.net/index.php/la-voix-des-sans-voix&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.reporterbf.net/index.php/la-voix-des-sans-voix&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Sit-in &#224; l'ONATEL SA : La communication ne passe plus </title>
		<link>https://csdptt.net/spip.php?article464</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno JAFFRE</dc:creator>


		<dc:subject>Burkina Faso</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;r&#232;glementation des t&#233;l&#233;coms</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicat des postes et t&#233;l&#233;communications</dc:subject>
		<dc:subject>Maroc</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;jeudi 12 mai 2011 &lt;br class='autobr' /&gt;
http://lefaso.net/spip.php?article41993&amp;rubrique6 &lt;br class='autobr' /&gt; http://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH274/onatel-3-2e66c.jpgLe torchon br&#251;le de nouveau entre l'Office national des t&#233;l&#233;communications (ONATEL SA) et ses travailleurs. Hier mercredi 11 mai 2011 dans la matin&#233;e, les derniers cit&#233;s ont observ&#233; un sit-in devant la direction g&#233;n&#233;rale de la soci&#233;t&#233; pour protester contre la non- satisfaction de leur plate-forme revendicative, datant de plus de deux ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;Documents&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot19" rel="tag"&gt;Burkina Faso&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;D&#233;r&#232;glementation des t&#233;l&#233;coms&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;Syndicat des postes et t&#233;l&#233;communications&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Maroc&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;jeudi 12 mai 2011&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://lefaso.net/spip.php?article41993&amp;rubrique6&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://lefaso.net/spip.php?article41993&amp;rubrique6&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH274/onatel-3-2e66c.jpgLe&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://lefaso.net/local/cache-vignettes/L500xH274/onatel-3-2e66c.jpgLe&lt;/a&gt; torchon br&#251;le de nouveau entre l'Office national des t&#233;l&#233;communications (ONATEL SA) et ses travailleurs. Hier mercredi 11 mai 2011 dans la matin&#233;e, les derniers cit&#233;s ont observ&#233; un sit-in devant la direction g&#233;n&#233;rale de la soci&#233;t&#233; pour protester contre la non- satisfaction de leur plate-forme revendicative, datant de plus de deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'ONATEL va bien &#187;, foi de son directeur administratif et financier (DAF), Hmamed Jaouad, interrog&#233; peu avant midi. Une foi pourtant &#233;branl&#233;e par l'ambiance qui r&#233;gnait depuis les premi&#232;res heures de service &#224; la direction g&#233;n&#233;rale de l'entreprise sur l'avenue Yennega. &#192; notre arriv&#233;e sur les lieux aux environs de 09 heures, des v&#233;hicules estampill&#233;s Telmob et ONATEL SA, renforc&#233;s par ceux de certains travailleurs, bloquaient les deux extr&#233;mit&#233;s de la voie menant &#224; la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'int&#233;rieur du b&#226;timent, les couloirs &#233;taient obscures, les portes ferm&#233;es &#224; clefs, et seule la pr&#233;sence de vigiles, externes &#224; la maison, rompait le silence, devenu le ma&#238;tre des lieux en cette matin&#233;e. Au milieu des v&#233;hicules et par petits groupes, les travailleurs devisaient de tout et de rien. Ils nous font comprendre que seul le &#171; SG &#187; est habilit&#233; &#224; nous donner les informations n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SG, c'est Souleymane So, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Syndicat national des t&#233;l&#233;communications (Synatel). Pour lui, le climat de travail s'est d&#233;t&#233;rior&#233; depuis la reprise de l'entreprise en d&#233;cembre 2007 par Maroc T&#233;l&#233;com. &#171; De nos jours, il y a des services qui ne peuvent pas fonctionner parce qu'il y a rupture permanente de mat&#233;riel et d'outil de travail, manque de v&#233;hicule conduisant &#224; une mauvaise qualit&#233; de service au client. A ceux-ci s'ajoute la revendication de l'am&#233;lioration de nos conditions de vie comme l'augmentation des salaires et la dotation en cr&#233;dits de communication &#187;, a-t-il avanc&#233; pour justifier leur saute d'humeur de ce mercredi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Absents de leurs locaux, les responsables de l'administration, nous a dit la secr&#233;taire du directeur g&#233;n&#233;ral, &#233;taient en r&#233;union dans un autre endroit. C'est le DAF de la soci&#233;t&#233;, Hmamed Jaouad, qui nous rappellera quelques instants plus tard pour donner sa version des faits : &#171; Nos ressources humaines sont tr&#232;s importantes pour notre activit&#233; et on ne peut pas s'inscrire dans un esprit de m&#233;pris &#224; leur &#233;gard. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, le dialogue avec le partenaire social n'est pas rompu. Le processus a &#233;t&#233; enclench&#233; le 07 avril 2011 par une correspondance du Synatel. La date du 19 avril a &#233;t&#233; retenue pour une concertation sur leur plate-forme avec le 21 avril pour un retour au sein de chaque camp ; malheureusement, &#224; cause de la crise que vit le pays, la rencontre ne s'est tenue qu'hier (Ndlr : mardi 10 mai 2011) et on s'est donn&#233; le 20 mai pour les r&#233;ponses. C'est dans cette atmosph&#232;re que nous avons appris le mouvement de ce matin &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme il l'a fait lors de ses mouvements en 2008, le personnel r&#233;clame le d&#233;part du directeur g&#233;n&#233;ral, accus&#233; d'&#234;tre &#224; l'origine des probl&#232;mes sociaux et d'une gestion opaque. &#171; Nous sommes face &#224; un probl&#232;me de capacit&#233; manag&#233;riale. Nous avons signifi&#233; en son temps au gouvernement que le directeur g&#233;n&#233;ral n'avait pas toute la capacit&#233; n&#233;cessaire pour diriger l'ONATEL SA. C'est toujours la m&#234;me chose. La tendance est de demander un gestionnaire qui puisse assurer la survie de l'entreprise &#187;, a affirm&#233; ainsi Souleymane So.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hmamed Jaouad n'est pas du m&#234;me avis ; il pense plut&#244;t qu'il tient la bonne affaire : &#171; L'ONATEL SA est l'actuel leader sur le march&#233; burkinab&#233; du t&#233;l&#233;phone fixe et mobile. Cela gr&#226;ce aux efforts d'investissements que nous avons consentis depuis 2007 ; la soci&#233;t&#233; est en croissance et nous allons continuer sur cette lanc&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les raisons de la grogne du personnel, lui et ses collaborateurs restent disponibles. &#171; Nous sommes dispos&#233;s &#224; la n&#233;gociation. La direction g&#233;n&#233;rale en a manifest&#233; la volont&#233; en faisant des propositions concr&#232;tes sur chaque point des revendications. Mais il est important qu'il y ait consensus avant toute publication &#187;, a-t-il dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant que ce &#171; consensus &#187; soit trouv&#233; et rendu public, les travailleurs n'entendent pas baisser la garde, et c'est peut-&#234;tre parti pour une perturbation des services de la maison : &#171; Aujourd'hui, si nos probl&#232;mes trouvent solutions, on l&#232;ve le pied. Si ce n'est pas le cas, nous allons toujours poser des actions de nature &#224; ce qu'on puisse avoir de la consid&#233;ration pour les travailleurs et que l'ONATEL SA survive au d&#233;part de ceux qui l'exploitent, afin qu'on ne se retrouve pas face avec &#224; une carcasse ne servant &#224; rien &#187;, &#224; en croire leur repr&#233;sentant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Moumouni Simpor&#233; (Stagiaire)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Observateur Paalga&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Lettre de Mars-Avril 2009</title>
		<link>https://csdptt.net/spip.php?article462</link>
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		<dc:date>2009-04-17T09:08:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maher Jelassi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Jean-Louis Fullsack et Maher Jelassi ont particip&#233; &#224; la r&#233;daction de ce num&#233;ro. &lt;br class='autobr' /&gt; 1-	Edito : &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce d&#233;but d'ann&#233;e 2009 est malheureusement marqu&#233; par des nouvelles peu r&#233;jouissantes. Outre la crise &#233;conomique mondiale qui a d&#233;clench&#233; faillites, ch&#244;mage et r&#233;cession dans de nombreux pays d&#233;velopp&#233;s. Elles ne sont gu&#232;re bonnes dans le domaine des t&#233;l&#233;communications et des TIC en Afrique : Echec de privatisations (renationalisation de la Sonitel et de sa filiale Sahel-Com apr&#232;s des manquements (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?rubrique50" rel="directory"&gt;Lettres de 2009&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jean-Louis Fullsack et Maher Jelassi ont particip&#233; &#224; la r&#233;daction de ce num&#233;ro.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1-	Edito :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;but d'ann&#233;e 2009 est malheureusement marqu&#233; par des nouvelles peu r&#233;jouissantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Outre la crise &#233;conomique mondiale qui a d&#233;clench&#233; faillites, ch&#244;mage et r&#233;cession dans de nombreux pays d&#233;velopp&#233;s. Elles ne sont gu&#232;re bonnes dans le domaine des t&#233;l&#233;communications et des TIC en Afrique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Echec de privatisations (renationalisation de la Sonitel et de sa filiale Sahel-Com apr&#232;s des manquements graves et r&#233;currents &#224; laquelle on ajoute une mauvaise gestion de la part du consortium sino-libyen &#171; DATAPORT &#187; et des objectifs non atteints).&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous pouvons craindre que les derni&#232;res privatisations comme celle de la Sotelma n'aient gu&#232;re plus de r&#233;ussites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Retards importants de l'Afrique constat&#233;s dans l'&#233;volution des technologies de l'information et de la communication.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un communiqu&#233; de presse de l'UIT indique que les pays africains sont ceux o&#249; les TIC se sont le moins d&#233;velopp&#233;s entre 2002 et 2007. Cet article est disponible &#224; l'adresse suivante : &lt;a href=&#034;http://www.itu.int/newsroom/press_releases/2009/07-fr.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(http://www.itu.int/newsroom/press_releases/2009/07-fr.html)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est rassurant de voir que certains gouvernements souhaitent reprendre leur avenir en main en mati&#232;re de t&#233;l&#233;communications. Et nous les encourageons. &lt;br class='autobr' /&gt;
Car rappelons-le : les moyens de t&#233;l&#233;communications permettent bien sur d'&#234;tre l'acc&#232;s &#224; l'information et la communication mais permettent aussi de d&#233;velopper l'&#233;ducation, la culture, la sant&#233; gr&#226;ce aux progr&#232;s de t&#233;l&#233; m&#233;decine et de la t&#233;l&#233; chirurgie sans oublier le d&#233;veloppement &#233;conomique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous nous proposons d'&#234;tre aux cot&#233;s des pays qui se souhaitent se d&#233;velopper dans ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sachez que CSDPTT est toujours l&#224; et pr&#234;te &#224; collaborer et coop&#233;rer avec tous ceux qui lui demandent : avec les associations souhaitant un soutien dans des projets de d&#233;veloppements impliquant des besoins T&#233;l&#233;coms, avec les Op&#233;rateurs historiques d&#233;sirant avoir des conseils en ing&#233;nierie t&#233;l&#233;coms, planification, formation et surtout avec les villages qui souhaitent &#234;tre raccord&#233;s au r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique. (Rappelons que c'est la vocation premi&#232;re de CSDPTT). &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre association ne met pas seulement &#224; disposition des comp&#233;tences techniques mais elle vous propose de travailler avec une &#233;quipe de b&#233;n&#233;voles &#224; dimension humaine pour aider les villageois dans leurs projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre bonne nouvelle, apr&#232;s deux ans non publication la lettre mensuelle de CSDPTT revient et r&#233;appara&#238;t sur le Net sous une forme bimestrielle en attendant de revenir ult&#233;rieurement &#224; une p&#233;riodicit&#233; mensuelle. Pour cela nous vous demandons &#224; tous un effort de contribution &#224; son contenu de mani&#232;re &#224; ce que tes sujets qui nous pr&#233;occupent soient bien port&#233;s &#224; la connaissance des lecteurs et des visiteurs de notre site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de mieux faire conna&#238;tre la lettre mensuelle, le conseil d'administration de CSDPTT a d&#233;cid&#233; la mise &#224; disposition gratuite de sa lettre durant 6 mois soit d'Avril 2009 &#224; septembre 2009 inclus. Nous esp&#233;rons que cette nouvelle &#233;dition attirera le plus grand nombre possible de lecteurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
A partir d'octobre 2009, la lettre ne sera accessible qu'aux abonn&#233;s. (Voir conditions plus bas).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vous souhaitons une tr&#232;s bonne lecture et une bonne r&#233;ussite dans vos projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maher Jelassi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sident CSDPTT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 - Domaine r&#233;glementaire, privatisation, fusions et acquisitions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce domaine les nouvelles se bousculent sur le continent africain. La privatisation est toujours l'obsession des responsables nationaux et r&#233;gionaux. Elle subit cependant, ici ou l&#224;, des inflexions sensibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la SOTELMA, op&#233;rateur public du Mali est pass&#233; sous le giron de Maroc T&#233;l&#233;com -donc du groupe fran&#231;ais Vivendi qui poss&#232;de 53% de l'op&#233;rateur marocain- qui a acquis 51% des parts de la Sotelma pour 252 M&#8364; (320 M$). Quant &#224; l'Etat du Mali il ne conservera plus que 20% ce qui lui permet de pr&#233;tendre influer les d&#233;cisions strat&#233;giques ... On peut toujours r&#234;ver ! Quoi qu'il en soit, le gouvernement s'accorde un d&#233;lai suppl&#233;mentaire pour signer l'accord d&#233;finitif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette nouvelle acquisition de Maroc T&#233;l&#233;com s'ajoute &#224; celles des op&#233;rateurs publics du Burkina Faso voisin -la Sonatel- ainsi qu'&#224; celles de Mauritanie (Mauritel) et du Gabon (Gabon T&#233;l&#233;com), et fait passer le chiffre d'affaires de ses filiales africaines &#224; plus de 1,2 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non loin de l&#224;, au Nigeria, la privatisation de l'op&#233;rateur public historique NITEL garde son cours cahotique et reste un feuilleton r&#233;v&#233;lateur des effets du n&#233;olib&#233;ralisme et de la pens&#233;e unique. Cette fois c'est Transcorp, une compagnie holding &#224; majorit&#233; nigeriane (mais &#224; pr&#233;sident am&#233;ricain) qui a d&#233;cid&#233; de vendre une tranche (non encore d&#233;voil&#233;e) de sa part de 51% qu'elle d&#233;tient dans NITEL qui est surendett&#233; &#224; hauteur de 500 M$ ...&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est int&#233;ressant de noter que lorsque NITEL avec sa filiale mobile M-Tel a &#233;t&#233; privatis&#233; en novembre 2006, Transcorp a acquis 51% de son capital pour 750 M$. Soit juste un peu plus que le double de ce que Maroc T&#233;l&#233;com a pay&#233; pour les 51% de la Sotelma. Ce qui sous-&#233;value scandaleusement NITEL par rapport l'op&#233;rateur public malien. En outre, lorsqu'il a &#233;t&#233; privatis&#233; NITEL comptait 500 000 lignes fixes alors qu'actuellement il n'en compte plus que 45 000, sous moins que la moiti&#233; du Burkina Faso ce qui est tout simplement scandaleux ! Enfin, pendant la m&#234;me p&#233;riode, l'effectif est pass&#233; de 12 000 &#224; 2 000. C'est cela que les n&#233;olib&#233;raux de tout poil -UIT comprise- appellent le succ&#232;s inh&#233;rent &#224; la privatisation. Voir aussi au &#167; 3 les probl&#232;mes sociaux apparus chez NITEL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et au Nord du &#171; g&#233;ant de l'Afrique &#187; le Niger se d&#233;bat lui aussi dans un processus de privatisation particuli&#232;rement douloureux car il frappe l'avant-dernier des pays les plus pauvres du monde. Le Rapport de mission de CSPTT transmis aux autorit&#233;s du Niger en 2006 (voir nos Lettres ant&#233;rieures) consid&#233;rait que la privatisation de l'op&#233;rateur public SONITEL a cr&#233;&#233; un v&#233;ritable obstacle dans le d&#233;veloppement du r&#233;seau, du fait de l'incapacit&#233; et du manque de volont&#233; du &#171; partenaire strat&#233;gique &#187; (sic) retenu : le consortium sino-libyen ZTE-LLAICO qui n'avait aucune expertise dans la gestion et le d&#233;veloppement d'un r&#233;seau public de t&#233;l&#233;communications. Apr&#232;s une forte pression des organisations syndicales et de l'Assembl&#233;e nationale le gouvernement a -enfin !- pris la d&#233;cision qui s'imposait depuis trop longtemps. Il a retir&#233; les &#171; licences d'&#233;tablissement et d'exploitation d'un r&#233;seau fixe et d'un r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications cellulaires &#187; &#224; la Sonitel ! Raisons officielles : &#171; non atteinte des objectifs de couverture et de desserte t&#233;l&#233;phoniques, la non modernisation et num&#233;risation de certains centres de commutation et art&#232;res de transmission, l'accumulation d'arri&#233;r&#233;s au titre de contribution au fonds d'acc&#232;s universel, le non maintien des qualifications techniques et financi&#232;res ayant pr&#233;sid&#233; &#224; la qualification et &#224; l'adjudication du Partenaire strat&#233;gique, la non atteinte du niveau minima de qualit&#233; de service &#187;. Ce n'est plus un constat : c'est un r&#233;quisitoire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme au Nig&#233;ria, la privatisation a conduit la Sonitel au surendettement, cons&#233;quences des investissements mal cibl&#233;s et encore plus mal financ&#233;s puisqu'il a plus de 50 M$ de dettes fournisseurs qui s'ajoutent aux 22 M$ d'emprunts et de cautions et 6 M$ de d&#233;couvert bancaire. Cette v&#233;ritable catastrophe pour ce pays est pass&#233;e sous silence dans les &#233;tages de l'UIT et dans les officines du NEPAD, cet instrument n&#233;olib&#233;ral de la &#171; renaissance africaine &#187;. CSDPTT est pr&#234;t &#224; s'investir dans le difficile processus de r&#233;habilitation de l'op&#233;rateur public SONITEL, par solidarit&#233; avec ses coll&#232;gues qui en ont &#224; la fois la comp&#233;tence et la volont&#233;. A ce titre, le Rapport de mission pourrait faire l'objet d'une actualisation et d'un compl&#233;ment adapt&#233; &#224; la nouvelle situation cr&#233;&#233;e. Une telle d&#233;marche demande cependant un fort soutien des autorit&#233;s nig&#233;riennes et du PNUD. Cette proposition pourra &#234;tre pr&#233;sent&#233;e par notre repr&#233;sentant lors de du cycle des r&#233;unions de Gen&#232;ve en mai prochain, consacr&#233;es au bilan annuel des Lignes d'action du SMSI.&lt;br class='autobr' /&gt;
JLF&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 - Aspects sociaux et soci&#233;taux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Nigeria&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
NITEL privatis&#233; a r&#233;duit ses effectifs de 12 000 &#224; moins de 2 000 (voir &#167; 2) et comme cela ne suffit pas pour r&#233;sorber son &#233;norme dette, l'op&#233;rateur n'a plus pay&#233; de salaires &#224; ses agents depuis onze mois. Ce qui a conduit ces derniers &#224; se mettre en gr&#232;ve et &#224; couper l'acc&#232;s au c&#226;ble sous-marin SAT-3, la vache &#224; lait de leur employeur. Nous comprenons ais&#233;ment la col&#232;re de nos coll&#232;gues nig&#233;rians et nous ne pouvons que leur t&#233;moigner notre solidarit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
JLF&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est apparemment ces cons&#233;quences dramatiques sur le personnel de la Sotelma qui a diff&#233;r&#233; l'accord d&#233;finitif du Mali avec Maroc T&#233;l&#233;com. Autre diff&#233;rence notoire entre les deux privatisations, le personnel de la Sotelma se voit attribuer 10% des parts. Maigre consolation quand viendront les &#171; d&#233;cisions douloureuse &#187; pour satisfaire les nouveaux actionnaires ... et particuli&#232;rement ceux de Vivendi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 - Domaine des R&#233;seaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;4.1	R&#233;seaux et liaisons sous-marins&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'Afrique encercl&#233;e !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une carte de l'Afrique sur laquelle sont report&#233;s les c&#226;bles sous-marins exploit&#233;s, programm&#233;s et projet&#233;s -si tant est qu'il en existe une- est &#224; la limite de la lisibilit&#233;, tant &#171; &#231;a se bouscule &#187; pour &#171; connecter l'Afrique &#224; l'Infrastructure mondiale de l'information &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous comptons ainsi, en mars 2009, les c&#226;bles et projets suivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SAT-2&lt;/strong&gt; : ce c&#226;ble &#224; fibres optiques de 9 500 km avec 82 r&#233;p&#233;teurs, a &#233;t&#233; mis en service en 1993. Il a une capacit&#233; install&#233;e de 560 Mbit/s. Il est la propri&#233;t&#233; de 5 grands op&#233;rateurs dont Telkom de la R&#233;publique Sud-Africaine. Il a remplac&#233; le c&#226;ble SAT1 (coaxial, 360 voies) pos&#233; dans les ann&#233;es 1960. Il assure aussi la s&#233;curisation partielle du trafic de SAT-3 en cas de panne de celui-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SAT-3&lt;/strong&gt; : Ce c&#226;ble sous-marin qui dessert la c&#244;te atlantique de l'Afrique en 9 stations d'atterrissement (une dixi&#232;me vient d'y &#234;tre ajout&#233;e), est en exploitation sous forme coop&#233;rative depuis mai 2002. Long de 14 300 km, il a une capacit&#233; finale de 120 Gbit/s (4 fibres, Amplification optique, Multiplexage en longueurs d'onde) et a co&#251;t&#233; 350 M$. Selon les analystes il est utilis&#233; &#224; moins de 20% de sa capacit&#233; install&#233;e et ses co&#251;ts d'acc&#232;s sont trop &#233;lev&#233;s : 4 000 $ et plus par Mbit/mois, ceci expliquant cela selon eux. En fait les adeptes du tout priv&#233; et du tout march&#233; lui reprochent surtout son statut de &#171; c&#226;ble d'op&#233;rateurs historiques &#187;. Il est sur le point de doubler sa capacit&#233; install&#233;e &#224; 40 Gbit/s ( 40M$). &lt;br class='autobr' /&gt;
La critique est donc plus id&#233;ologique que technique ou vraiment &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Infinity&lt;/strong&gt; : Ce c&#226;ble est con&#231;u et mis en &#339;uvre par IWTG une soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine et s'&#233;tend du Portugal au Cameroun ; il devait &#234;tre op&#233;rationnel 2008 ... Son parcours est strictement &#171; en doublon &#187; de SAT-3 dont il ambitionne de &#171; r&#233;cup&#233;rer &#187; une bonne part de trafic gr&#226;ce &#224; une offre dite d'acc&#232;s ouvert (Open Access) &#171; significativement moins ch&#232;re &#187; que SAT-3. Long de 7 000 km et avec une capacit&#233; &#171; sup&#233;rieure &#224; 1 T&#233;rabit/s &#187; son co&#251;t annonc&#233; varie entre 500 et 750 M$. Son offre de connectivit&#233; minimum est de 10 Gbit/s par pays. Ce projet est enti&#232;rement priv&#233; et a pour but ouvertement affich&#233; de concurrencer SAT-3. Il repose donc essentiellement sur des bases id&#233;ologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Main One&lt;/strong&gt; : Ce projet doit relier le Portugal (Seixal) &#224; l'Afrique du Sud ... comme SAT-3, mais avec moins de sites d'atterrissement. Il est programm&#233; sur deux phases. La premi&#232;re consiste &#224; relier Setubal &#224; Lagos (Nigeria) en 7 000 km et une capacit&#233; potentielle de 1,28 Tbit/s pour un co&#251;t annonc&#233; de 250 M$, apparemment sous-&#233;valu&#233;. Pour l'instant il n'a que deux licences d'atterrissement, le Ghana et le Nigeria, alors que son exploitation est pr&#233;vue pour juin 2010. Sa r&#233;alisation a &#233;t&#233; confi&#233;e &#224; Tyco qui en fournit aussi l'&#233;quipement. Sa connectivit&#233; limit&#233;e pose deux questions : (a) pourquoi une telle capacit&#233; pour si peu de connectivit&#233; et (b) quelle viabilit&#233; pour un tel projet ? D'autant qu'il a (d&#233;j&#224;) un autre concurrent : voir ci-apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Glo-1&lt;/strong&gt; : Ce c&#226;ble en cours de pose doit relier le Royaume Uni au Nigeria (Lagos) et devrait comporter &#171; quelques embranchements &#187; sur la c&#244;te Ouest africaine mais aucune licence ne semble encore sign&#233;e en dehors du Ghana et du Nigeria. Il est r&#233;alis&#233; par Alcatel. Question : quelle est la base &#233;conomique de ce projet ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Uhurunet : Ce projet envisage tout simplement de ceinturer tout le continent &#171; pour connecter l'Afrique &#224; l'Inde, au Moyen-Orient, au Royaume Uni et aux Etats-Unis &#187; ! Nos lecteurs assidus se rappelleront la lamentable aventure d'Africa ONE -ce projet de l'UIT mort-n&#233; apr&#232;s avoir englouti une fortune- qui devait r&#233;aliser cette op&#233;ration d&#232;s ... avant 2000. Le NEPAD, moins &#224; court d'id&#233;es que de r&#233;alisme et de moyens, a donc ressuscit&#233; ce &#171; flop historique &#187; et est porteur de ce projet qui comporte aussi une composante de liaisons terrestres compl&#233;mentaires des liaisons sous-marines. Ce qui met le co&#251;t &#224; hauteur de 1,5 Milliard de dollars pour un ach&#232;vement en 2010. En attendant il essaie au moins de le rapprocher d'autres projets, dont celui qui suit avec lequel il a sign&#233; un MoU en septembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;WACS&lt;/strong&gt; (West African Cable System) aussi appel&#233; AWCC (African West Coast Cable System), est port&#233; par un consortium conduit par Broadband Infraco, une soci&#233;t&#233; d'&#233;conomie mixte sud-africaine. Selon ses promoteurs, tr&#232;s discrets sur son co&#251;t estimatif qui pourrait d&#233;passer 650 M$, il aura une capacit&#233; de 3,8 Tbit/s et devrait desservir une dizaine de pays c&#244;tiers. Selon les termes du MoU mentionn&#233; ci-dessus il ferait d&#233;sormais partie de Uhurunet.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;WAFS&lt;/strong&gt; (West African Festoon System) : C'est un projet original qui irait de Lom&#233; (Togo) &#224; Luanda (Angola), soit plus de 2 000 km en 10 festons (segments sous-marins entre deux sites d'atterrissement) et cinq d&#233;rivations (dont Malabo (Guin&#233;e Equatoriale). L'id&#233;e est int&#233;ressante si les festons sont purement passifs car l'exploitation et le d&#233;veloppement (Augmentation de capacit&#233;) sont enti&#232;rement ma&#238;trisables par les pays desservis et les co&#251;ts d'exploitation seraient significativement r&#233;duits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant le projet ne semble gu&#232;re avoir d&#233;pass&#233; le stade du &#171; Powerpoint Network &#187; ... Dommage car c'est ce type de liaisons qui devraient recevoir un int&#233;r&#234;t soutenu de la part des responsables africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;MT WAC&lt;/strong&gt; (Maroc Telecom West Africa Cable) est un projet de c&#226;bles sous-marins s'&#233;tendant du Portugal au Gabon, avec des festons desservant le Maroc, le &#171; Sahara occidental &#187; ( !), la Mauritanie, le S&#233;n&#233;gal et la C&#244;te d'Ivoire. Il est con&#231;u essentiellement pour collecter le trafic des filiales de MT/Vivendi de la sous-r&#233;gion et l'appel d'offres devrait &#234;tre lanc&#233; en 2009 &#171; au plus tard &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SAT-4&lt;/strong&gt; : OUI d&#233;j&#224; ! C'est le successeur de SAT-3. Il est dans les cartons de Telkom, Vodacom et MTN, les trois &#171; majors &#187; sud africains des t&#233;l&#233;communications. On pense qu'il pourrait &#171; r&#233;cup&#233;rer &#187; tout ou partie de AWWC ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette foison de projets est un double scandale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le plan technologique elle montre l'absence totale de concept d'un v&#233;ritable r&#233;seau d'interconnexion des m&#233;tropoles c&#244;ti&#232;res. Elle ignore l'inclusion des d&#233;bouch&#233;s d'axes de desserte des pays enclav&#233;s, ou -&#224; tout le moins- un concept minimal d'int&#233;gration dans un ensemble coh&#233;rent des multiples projets de pr&#233;f&#233;rence &#224; leur stade d'&#233;laboration. Ainsi, aucune architecture de s&#233;curisation mutuelle n'est mise en place, ce qui augure mal de la fiabilit&#233; et de la qualit&#233; des futures dessertes. Pire, aucune id&#233;e directrice quant &#224; la gestion, l'exploitation et le d&#233;veloppement de cet &#233;cheveau des c&#226;bles sous-marins n'est recherch&#233;e et encore moins promue. Une fois de plus c'est le concept n&#233;olib&#233;ral qui pr&#233;vaut : la concurrence plut&#244;t que la coh&#233;rence, et c'est le premier scandale ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais cette multiplicit&#233; de projets est aussi un scandale financier ! Ainsi l'&#233;tude de Terabit Consulting (&lt;a href=&#034;http://www.terabitconsulting.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.terabitconsulting.com&lt;/a&gt;) chiffre ces projets &#224; 6,1 milliard de dollars soit 20 fois le co&#251;t de SAT-3, alors que les co&#251;ts dans ce domaine ont diminu&#233; de 30% depuis sa mise en service. Une d&#233;pense carr&#233;ment scandaleuse dans une p&#233;riode de crise financi&#232;re dont la population africaine est la premi&#232;re victime, jusque dans ses besoins les plus primaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attitude irresponsable voire cynique des acteurs concern&#233;s, en premier lieu les organismes pan-africains comme le NEPAD et les responsables nationaux, mais aussi l'UIT qui a compl&#232;tement d&#233;sert&#233; son champ d'activit&#233; fondamental pour s'occuper de d&#233;r&#233;glementation des op&#233;rateurs et de questions politiques de l'Internet, est profond&#233;ment choquante. Leur comportement ignorant &#224; ce point les principes &#233;l&#233;mentaires de dignit&#233; et de responsabilit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Est, pour toutes ces raisons, unanimement condamnable et constitue un troisi&#232;me scandale.&lt;br class='autobr' /&gt;
JLF&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.2	R&#233;seaux et solutions satellitaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais o&#249; est donc RASCOM ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s des recherches assidues sur la toile les &#171; nouvelles &#187; semblent bien appartenir au pass&#233;. On pourrait m&#234;me proposer l'organisation d'un jeu int&#233;ressant : &#224; quelle date remonte la derni&#232;re info relative &#224; ce satellite africain qui avait soulev&#233; tant d'espoirs parmi les habitants de ce continent et qui a &#233;t&#233; lanc&#233; en d&#233;cembre 2007 ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le site de Rascom (&lt;a href=&#034;http://www.rascom.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.rascom.org&lt;/a&gt;) est tristement r&#233;v&#233;lateur m&#234;me s'il annonce que son service de location de capacit&#233; marche bien puisqu'il occupe 100% de la bande C &#171; standard &#187; (4 GHz) et 70% de la bande Ku (11 et 14 GHz). Il ne mentionne par contre aucunement les deux autres services pour lesquels il avait &#233;t&#233; con&#231;u et lanc&#233; : les services de t&#233;l&#233;phonie int&#233;gr&#233;e -qui ont notamment en charge le service universel et la desserte des zones &#233;loign&#233;es et isol&#233;es- et les services de commutation &#224; faible d&#233;bit, en charge en particulier de l'interconnexion entre pays du continent et du reste du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut souhaiter un &#171; deuxi&#232;me souffle &#187; &#224; RASCOM, et cela le plus rapidement possible, notamment pour d&#233;senclaver les zones isol&#233;es et pour pallier les besoins en transit international qui est toujours assur&#233; par les op&#233;rateurs satellitaires hors du continent et co&#251;te pr&#232;s d'un demi milliard de dollars par an aux africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7 - Aspects &#233;conomiques et financement du d&#233;veloppement des TIC&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Echos titrent le 17 mars 2009 : Deux trillions de dollars &#224; l'abri en Suisse&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui soul&#232;ve &#233;videmment la question r&#233;currente des taxes sur les transactions financi&#232;res que l'association ATTAC d&#233;fend avec d'autant plus de raison que ce chiffre para&#238;t effarent. Que repr&#233;sentent &#171; deux trillions &#187; ? Simplement deux millions de millions, ou 2*10 e 12 ou 2 T&#233;ra dollars. Une taxe de 0,1% sur cette somme -insensible pour les ultra-riches d&#233;posants &#233;trangers- rapporterait donc 2 milliards de dollars. Rappelons que la FAO n'en demande que la moiti&#233; pour subvenir &#224; la crise de la faim dans les PeD mais est incapable de la rassembler par voie &#171; normale &#187;, c'est-&#224;-dire aupr&#232;s de ses membres. Une situation r&#233;voltante !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons que la Suisse est de loin le plus grand d&#233;positaire mondial avec 27% du total des d&#233;p&#244;ts &#171; offshore &#187;, bien avant tous les autres paradis fiscaux. La morale &#224; double fond(s) se porte bien dans ce pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
JLF&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8- Tribune libre : LA PRIVATISATION DE LA POSTE : UN OBJECTIF IDEOLOGIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site de CSDPTT publie ce mois-ci une tribune libre de Franck Loizemant, syndicaliste CGT &#224; La Poste, sur la privatisation de la Poste, intitul&#233; &lt;a href=&#034;http://www.csdptt.org/rubrique.php3?id_rubrique=39&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;LA PRIVATISATION DE LA POSTE : UN OBJECTIF IDEOLOGIQUE&#034;&lt;/a&gt;, dont voici l'introduction :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nicolas Sarkozy, chantre il y a peu du n&#233;o-lib&#233;ralisme le plus &#233;chevel&#233;, a parfois pris ces derni&#232;res semaines, pour r&#233;pondre &#224; la crise du capitalisme, une posture colbertiste. Encore prend-il soin de ne pas f&#226;cher les puissants en pratiquant la socialisation des pertes et la privatisation des profits. En ces temps de d&#233;b&#226;cle boursi&#232;re, il n'a pas renonc&#233; &#224; privatiser La Poste. Divers montages lui sont pr&#234;t&#233;s. Officiellement, il serait proc&#233;d&#233; &#224; une augmentation de capital souscrite conjointement par la Caisse des D&#233;p&#244;ts et par l'Etat. La Poste resterait pour l'instant financ&#233;e par des capitaux 100% publics comme s'y &#233;tait engag&#233; le chef de l'Etat. Mais le journal Lib&#233;ration dans son &#233;dition du 18 f&#233;vrier 2009 fait &#233;tat d'un rapport o&#249; il est dit que La Poste deviendrait &#171; une soci&#233;t&#233; anonyme dont l'Etat d&#233;tient plus de la moiti&#233; du capital &#187;. Qui seraient les autres actionnaires ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cet article, nous allons essayer de d&#233;montrer que le projet de privatisation de La Poste &#233;chappe &#224; toute rationalit&#233; &#233;conomique, sociale mais qu'elle est l'illustration d'un projet id&#233;ologique visant &#224; briser le pacte social et &#224; introduire les services publics dans la sph&#232;re marchande. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9- Abonnement &#224; lettre mensuelle CSDPTT.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme indiqu&#233; dans l'&#233;dito, la lettre CSDPTT sera diffus&#233;e de mani&#232;re gratuite sur notre site &#224; tous les visiteurs pendant une dur&#233;e de 6 mois (d'Avril 2009 &#224; septembre 2009 inclus). A partir d'octobre 2009, la lettre bimestrielle ne sera accessible qu'aux seuls abonn&#233;s. Le co&#251;t de l'abonnement sera de 15 euros pour les particuliers ou bien de 22 euros pour les entreprises. Cet abonnement donnera droit &#224; 6 lettres bimestrielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les demandes d'abonnements et leur r&#232;glement seront &#224; effectuer aupr&#232;s d'Olivier Dusanter par mail : olivier.dusanter@csdptt.org ou bien &#224; l'adresse postale suivante :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CSDPTT&lt;br class='autobr' /&gt;
S/C Olivier Dusanter - &lt;br class='autobr' /&gt;
12 bis rue Charles de Gaulle - 91400 Orsay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'avance un grand merci &#224; nos lecteurs abonn&#233;s, pr&#233;sents et futurs, dont la contribution financi&#232;re am&#233;liorera notre budget de fonctionnement et permettra d'&#234;tre encore plus pr&#233;sent l&#224; o&#249; la solidarit&#233; doit s'exprimer concr&#232;tement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>TRIBUNE LIBRE : La privatisation de la poste : un objectif id&#233;alogique.</title>
		<link>https://csdptt.net/spip.php?article463</link>
		<guid isPermaLink="true">https://csdptt.net/spip.php?article463</guid>
		<dc:date>2009-04-17T09:05:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maher Jelassi</dc:creator>



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&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy, chantre il y a peu du n&#233;o-lib&#233;ralisme le plus &#233;chevel&#233;, a parfois pris ces derni&#232;res semaines, pour r&#233;pondre &#224; la crise du capitalisme, une posture colbertiste. Encore prend-il soin de ne pas f&#226;cher les puissants en pratiquant la socialisation des pertes et la privatisation des profits. En ces temps de d&#233;b&#226;cle boursi&#232;re, il n'a pas renonc&#233; &#224; privatiser La Poste. Divers montages lui sont pr&#234;t&#233;s. Officiellement, il serait proc&#233;d&#233; &#224; une augmentation de capital souscrite (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?rubrique39" rel="directory"&gt;Tribunes Libres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy, chantre il y a peu du n&#233;o-lib&#233;ralisme le plus &#233;chevel&#233;, a parfois pris ces derni&#232;res semaines, pour r&#233;pondre &#224; la crise du capitalisme, une posture colbertiste. Encore prend-il soin de ne pas f&#226;cher les puissants en pratiquant la socialisation des pertes et la privatisation des profits. En ces temps de d&#233;b&#226;cle boursi&#232;re, il n'a pas renonc&#233; &#224; privatiser La Poste. Divers montages lui sont pr&#234;t&#233;s. Officiellement, il serait proc&#233;d&#233; &#224; une augmentation de capital souscrite conjointement par la Caisse des D&#233;p&#244;ts et par l'Etat. La Poste resterait pour l'instant financ&#233;e par des capitaux 100% publics comme s'y &#233;tait engag&#233; le chef de l'Etat. Mais le journal Lib&#233;ration dans son &#233;dition du 18 f&#233;vrier 2009 fait &#233;tat d'un rapport o&#249; il est dit que La Poste deviendrait &#171; une soci&#233;t&#233; anonyme dont l'Etat d&#233;tient plus de la moiti&#233; du capital &#187;. Qui seraient les autres actionnaires ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cet article, nous allons essayer de d&#233;montrer que le projet de privatisation de La Poste &#233;chappe &#224; toute rationalit&#233; &#233;conomique, sociale mais qu'elle est l'illustration d'un projet id&#233;ologique visant &#224; briser le pacte social et &#224; introduire les services publics dans la sph&#232;re marchande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dette (5,8 milliards d'euros) serait un fardeau trop lourd pour permettre d'assurer le d&#233;veloppement de l'entreprise. Encore faut-il d&#233;tailler la composition de la dette, ce qui permet de constater que l'&#233;tat qui d&#233;nonce cette dette est le premier &#224; la creuser en traitant La Poste comme une vache &#224; lait. Ainsi en 2006, l'&#233;tat a exig&#233; de La Poste une contribution de 2 milliards d'euros pour participer au financement des retraites des postiers ce qui a contraint La Poste &#224; faire un emprunt de 1,8 milliard d'euros dont le remboursement et les int&#233;r&#234;ts p&#232;sent sur sa tr&#233;sorerie. En r&#233;alit&#233;, l'Etat a sollicit&#233; La Poste pour boucler son propre budget. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque ann&#233;e, La Poste perd 800 millions d'euros par manque de compensation par l'Etat des missions de service public (aide &#224; la presse, participation &#224; l'am&#233;nagement du territoire, ...). On peut ainsi estimer que l'Etat &#224; ponctionn&#233; 1 milliard d'euros en 2006, 2,8 milliards en 2007, 1 milliard en 2008 soit environ 85% de la dette. Les lib&#233;raux affirment que l'ouverture du capital permettrait une assurance contre la dette. Rien n'est moins s&#251;r. L'ouverture en bourse de la Poste britannique au d&#233;but des ann&#233;es 2000 a amen&#233; un accroissement de sa dette de 1,5 milliard de Livres sterling et cela dans un contexte haussier des bourses europ&#233;ennes. Il est enfin paradoxal qu'au moment ou l'Etat d&#233;verse des dizaines de milliards d'euros sans contrepartie au b&#233;n&#233;fice des banques et des constructeurs automobile, il n'en trouve pas une poign&#233;e pour aider La Poste &#224; faire face &#224; la concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de La Poste assurent en signant un contrat de service public que La Poste assurera la p&#233;rennit&#233; de ses missions de service public.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant La Poste doit revoir &#224; la baisse ses objectifs de qualit&#233; de service dans la distribution du courrier (mesur&#233;e par la fraction du courrier dont la distribution est assur&#233;e le lendemain). Les investissements ont pourtant &#233;t&#233; consid&#233;rables mais n'ont pas compens&#233; les milliers de suppressions d'emplois. Force est de constater qu'ils visaient non pas la satisfaction des usagers mais l'accroissement des b&#233;n&#233;fices.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le co&#251;t d&#233;coulant de l'aide &#224; la presse (tarifs avantageux accord&#233;s &#224; la presse) n'est compens&#233; que pour moiti&#233; par l'Etat. Les futurs actionnaires de La Poste accepteront ils de financer cette mission en perdant de l'argent ? La crise de la presse a amen&#233; le gouvernement &#224; offrir pour la distribution des journaux des conditions de distribution plus avantageuses. L'Etat prendra en charge le surco&#251;t en 2009 mais il ne s'est engag&#233; &#224; rien pour les ann&#233;es suivantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Etat participe encore plus faiblement au financement du maillage postal en zones rural, pourtant un &#233;l&#233;ment important de l'am&#233;nagement du territoire. La cons&#233;quence ne se fait pas attendre : le nombre de bureaux de plein exercice est tomb&#233; en quelques ann&#233;es de 17 000 &#224; 4700 et cette perte n'est que faiblement compens&#233;e par l'apparition des agences postales communales ou des relais-poste assur&#233;s par des commer&#231;ants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au nom du principe de l'accessibilit&#233; bancaire &#224; tous, La Poste est tenue d'ouvrir un Livret A &#224; toute personne qui en fait la demande et de permettre d&#233;p&#244;ts et remboursements &#224; partir d'un euro. Mais la r&#233;cente LME (Loi de Modernisation Europ&#233;enne) semble limiter cette obligation &#224; un nombre restreint de bureaux ce qui viendrait relativiser le droit &#224; l'accessibilit&#233; bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un changement de statut n'impacterait pas &#224; la baisse le niveau de l'emploi. Les lib&#233;raux affirment m&#234;me qu'il permettrait le d&#233;veloppement de l'entreprise et donc des embauches. Il faut d'abord reconna&#238;tre que la nature d'entreprise publique n'est pas une garantie pour le maintien des emplois. En effet, la lib&#233;ralisation des services publics (la concurrence libre et non fauss&#233;e ch&#232;re aux trait&#233;s europ&#233;ens) provoque la suppression de dizaines de milliers d'emplois. Le niveau d'emploi est ainsi pass&#233; dans le groupe La Poste de 325 000 (2002) &#224; 190 000 (2007). La Poste britannique, elle, est pass&#233;e de 233 000 emplois (2000) &#224; 190 000 (2005). &lt;br class='autobr' /&gt;
Un exemple &#224; m&#233;diter est celui de France T&#233;l&#233;com. En p&#233;riode de forte expansion (1996-2001) l'emploi est pass&#233; de 149 000 &#224; 123 000. Il s'agissait de satisfaire les actionnaires en d&#233;gageant des b&#233;n&#233;fices par la diminution de la masse salariale. Dans la s&#233;quence suivante (2002-2006), France T&#233;l&#233;com a d&#251; faire face au surendettement g&#233;n&#233;r&#233; par les &#233;normes investissements de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente. L&#224; encore, le choix a &#233;t&#233; de &#171; d&#233;graisser &#187;, l'emploi tombant &#224; 98 000. EDF fournit une autre illustration de l'incapacit&#233; structurelle des entreprises privatis&#233;es &#224; cr&#233;er de l'emploi. Comme le cours de l'action ne cessait de baisser, la direction proc&#233;da &#224; des licenciements massifs qui renvers&#232;rent la tendance en se livrant bel et bien &#224; la pratique des licenciements boursiers d&#233;nonc&#233;s dans la politique de grands groupes (Danone, Michelin). Il est d&#233;montr&#233; que la privatisation aboutit &#224; privil&#233;gier les app&#233;tits des actionnaires au d&#233;triment de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le changement de statut ne remettrait pas en cause la distribution du courrier 6 jours sur 7. Faux. Le d&#233;cret du 7 janvier 2007 indique notamment que &#171; Lorsque les infrastructures de transport ou les caract&#233;ristiques g&#233;ographiques de certaines zones font obstacle &#224; l'accomplissement r&#233;gulier des obligations pr&#233;vues (...) le prestataire du service universel d&#233;finit un projet d'organisation permettant d'assurer le service dans les meilleures conditions &#187;. Le cadre r&#233;glementaire permettra ainsi de ne pas assurer la distribution du courrier 6 jours sur 7 pour les populations &#233;loign&#233;es, habitant par exemple dans des r&#233;gions montagneuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le changement de statut ne remettrait pas en cause la p&#233;r&#233;quation tarifaire assurant un prix unique pour les envois de courrier sur l'ensemble du territoire. Faux. Le m&#234;me d&#233;cret pr&#233;cise que &#171; Sauf pour les envois en nombre, un tarif unique est appliqu&#233; aux envois &#224; destination de l'ensemble du territoire m&#233;tropolitain &#187;. Or, le courrier entreprises repr&#233;sentant 90% de la masse du courrier, l'exception (la fin de la p&#233;r&#233;quation) devient donc la r&#232;gle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le changement de statut ne provoquerait pas l'augmentation des tarifs. Comment encore croire que la concurrence fait baisser les prix. Les exemples ne manquent pas (EDF, GDF, France t&#233;l&#233;com) pour constater que la privatisation des entreprises publiques provoque une pouss&#233;e inflationniste. La Commission Europ&#233;enne reconna&#238;t d'ailleurs l'augmentation tarifaire dans tous les pays o&#249; la poste a &#233;t&#233; privatis&#233;e. En Su&#232;de, par exemple, le prix du timbre a augment&#233; de 65%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le changement de statut de l'entreprise ne provoquerait pas la perte du statut pour les fonctionnaires et les salari&#233;s de La Poste. Certes France T&#233;l&#233;com, bien que privatis&#233;e, emploie encore un certain nombre de fonctionnaires. Mais la privatisation provoque toujours une fragilisation du personnel. La plupart des postes europ&#233;ennes privatis&#233;es n'emploient plus ni fonctionnaires, ni personnels sous statut. M. Bailly, le directeur de La Poste, pour mettre en valeur la rentabilit&#233; de l'entreprise, fait remarquer que d&#233;s 2010, la Poste emploiera plus de salari&#233;s de droit priv&#233; que de fonctionnaires. Enfin, le statut de fonctionnaire ne garantit plus de garder son emploi. Une disposition de la R&#233;forme G&#233;n&#233;rale des Politiques Publiques (RGPP) pr&#233;voit que tout fonctionnaire dont le poste aura &#233;t&#233; supprim&#233; et qui aura refus&#233; trois propositions d'emploi pourra &#234;tre mis en disponibilit&#233; d'office pendant deux ans c'est-&#224;-dire licenci&#233; sans indemnit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agirait pas d'une privatisation. L'Etat restera majoritaire car la constitution l'impose. L'article 9 de la constitution impose en effet que l'Etat soit propri&#233;taire des services publics nationaux. Cet argument avait &#233;t&#233; mis en avant lors de l'ouverture du capital de France Telecom par Jospin en 1996. Pourtant, aujourd'hui, l'Etat n'en n'est plus propri&#233;taire qu'&#224; hauteur de 27%. La constitution a donc &#233;t&#233; contourn&#233;e. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, l'entr&#233;e de capitaux priv&#233;s dans une entreprise publique impose une logique reposant exclusivement sur des crit&#232;res de rentabilit&#233;. Quelque soit le niveau que l'Etat aura maintenu dans sa participation au capital, les actionnaires n'accepteront pas que leurs dividendes soient rogn&#233;s par le maintien de missions de service public socialement utiles mais non rentables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s seraient associ&#233;s au d&#233;veloppement des r&#233;sultats de l'entreprise gr&#226;ce &#224; la mise en place de l'actionnariat salari&#233;. L'argument l'actionnariat salari&#233; est r&#233;guli&#232;rement mis en avant pour construire des relations harmonieuses entre dirigeants et salari&#233;s. Les fonds plac&#233;s sur ce type d'&#233;pargne sont g&#233;n&#233;ralement bloqu&#233;s cinq ans. Or m&#234;me en p&#233;riode d'euphorie boursi&#232;re, les salari&#233;s de France T&#233;l&#233;com qui s'&#233;taient parfois endett&#233;s pour acqu&#233;rir des actions dont la hausse &#233;tait promise, ont d&#251; en constater la d&#233;cote sans pouvoir agir. Et le moins qu'on puisse dire c'est que cette p&#233;riode d'euphorie est d&#233;sormais derri&#232;re nous. Enfin, beaucoup de salari&#233;s de La Poste ont un niveau de salaires si bas que la capacit&#233; &#224; &#233;pargner est faible ou nulle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouverture du march&#233; postal rendrait in&#233;luctable le changement de statut de l'entreprise. Ce processus a &#233;t&#233; initi&#233; par le Livre Vert sorti en 1992. La logique impos&#233;e par la Commission Europ&#233;enne de faire passer les services publics dans le domaine de la marchandisation, logique accept&#233;e par les gouvernements de droite et de gauche qui se sont succ&#233;d&#233;s, ach&#232;ve de triompher : le monopole sur les courriers de moins de 50g, source de financement du service universel, prendra fin le 1er janvier 2011. L'id&#233;ologie lib&#233;rale n'a pourtant amen&#233; que des r&#233;gressions. La privatisation de British Rail a provoqu&#233; une augmentation des tarifs, une baisse de la qualit&#233; de service et une multiplication des accidents parfois mortels. La privatisation du secteur des t&#233;l&#233;communications a entrain&#233; une explosion tarifaire, cons&#233;quence d'accords illicites entre op&#233;rateurs priv&#233;s. La lib&#233;ralisation du secteur de l'&#233;nergie a &#233;galement d&#233;clench&#233; l'augmentation des prix mais aussi la multiplication des pannes de r&#233;seau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les directives europ&#233;ennes n'imposent d'ailleurs pas le changement de statut des entreprises postales : c'est le choix des divers gouvernements. Il ne reste plus aujourd'hui qu'une administration postale....&#224; Chypre. La politique en mati&#232;re d'emploi est partout la m&#234;me : temps partiel impos&#233;, flexibilit&#233;, externalisation, int&#233;rim sont pr&#233;sent&#233;s comme les moteurs de la productivit&#233;. Le hollandais TNT va jusqu'&#224; employer des enfants dans sa filiale allemande (selon l'&#233;mission de France 5 &#034;Les Maternelles&#034;, &lt;a href=&#034;http://les-maternelles.france5.fr/index-fr.php?page=dossiers&amp;dossier=884&amp;article=3573&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://les-maternelles.france5.fr/index-fr.php?page=dossiers&amp;dossier=884&amp;article=3573&lt;/a&gt;).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'adoption de la directive europ&#233;enne ouvrant totalement le march&#233; postal &#224; la concurrence &#224; dater du 1er janvier 2011 a encore d&#233;grad&#233; la situation. En Allemagne, l'op&#233;rateur hollandais TNT et le priv&#233; PIN AG (filiale du groupe de presse Springer) mena&#231;aient de se mettre en faillite et de licencier 50 000 salari&#233;s si le droit de bloquer les salaires &#224; 5 euros de l'heure leur &#233;tait retir&#233;. En Hollande, le patron de TNT a d&#233;clar&#233; que le gel des salaires et la r&#233;duction de 7000 emplois (TNT compte 59 000 salari&#233;s) d'ici &#224; 2011 ne parviendraient pas &#224; compenser les cons&#233;quences de la lib&#233;ralisation. Il envisage d&#233;sormais de supprimer 13 000 emplois et de diminuer les retraites. En Grande Bretagne, le blocage des salaires a entra&#238;n&#233; le d&#233;veloppement des gr&#232;ves. Royal Mail, privatis&#233; en 1999, a &#233;t&#233; rendu au service public en 2001 apr&#232;s avoir perdu 1,5 milliard de livres sterling. En Su&#232;de, l'op&#233;rateur historique a &#233;vit&#233; de peu la faillite en 2003. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Commission Europ&#233;enne, suite &#224; diverses &#233;tudes, pr&#233;conise les mesures suivantes : r&#233;duire &#224; 5 jours la fr&#233;quence de distribution du courrier, supprimer le tarif unique, franchiser et externaliser les bureaux de poste, privatiser les op&#233;rateurs nationaux qui ne le sont pas encore, modifier les heures d'ouverture des bureaux de poste, r&#233;duire les co&#251;ts de transport en privil&#233;giant la route plut&#244;t que le rail,... Le gouvernement fran&#231;ais respecte scrupuleusement cette orientation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors oui, l'application des dogmes lib&#233;raux, am&#232;ne m&#233;caniquement la privatisation des entreprises postales mais au prix de quel g&#226;chis humain et &#233;conomique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; en est la mobilisation ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement a cr&#233;&#233; la commission Ailleret pour r&#233;pondre &#224; la mobilisation naissante contre le projet de privatisation. Comme cela &#233;tait pr&#233;visible, le gouvernement a totalement instrumentalis&#233; la commission dont le projet est tout a fait conforme aux souhaits de ses initiateurs. Il est regrettable que la plupart des organisations syndicales y aient si&#233;g&#233; pratiquement jusqu'au bout dans la recherche d'un diagnostic social partag&#233; qui revient &#224; discuter des revendications de la direction au lieu d'organiser la lutte sur la base des revendications du personnel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Comit&#233; National contre la privatisation de la Poste r&#233;unit un &#233;ventail large de syndicats et de partis de gauche mais il arrive mal &#224; impulser une dynamique et reste pour l'essentiel un cartel d'organisations sans forte mobilisation citoyenne. Il tente de populariser l'id&#233;e d'organiser un r&#233;f&#233;rendum mais ce projet se heurte aux r&#233;ticences de la CGT qui assure compter davantage sur la mobilisation des postiers et repose sur la bonne volont&#233; du PS (il faudrait l'accord de nombreux parlementaires pour que le r&#233;f&#233;rendum soit organis&#233;) qui est loin d'&#234;tre av&#233;r&#233;e. A travers plusieurs gouvernements, le PS a largement contribu&#233; au d&#233;mant&#232;lement de La Poste et sa soumission &#224; l'&#233;conomie de march&#233; ou &#224; la &#171; concurrence libre et non fauss&#233;e &#187; met en doute sa capacit&#233; &#224; s'opposer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la mobilisation des postiers ? Elle se concentre surtout dans le refus des restructurations r&#233;p&#233;t&#233;es qui ont d&#233;j&#224; supprim&#233; des dizaines de milliers d'emplois dans tous les secteurs de l'activit&#233; postale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est pourtant n&#233;cessaire que convergent le mouvement des postiers et celui des citoyens qui n&#8216;acceptent pas la destruction des services publics, celui de La Poste et bien d'autres. Cette convergence est sans doute tributaire de la capacit&#233; du mouvement social et des partis de gauche &#224; imposer une politique alternative dans les prochains mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Franck Loizemant (syndicaliste CGT &#224; la Poste)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conpte Rendu de l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale CSDPTT 2008</title>
		<link>https://csdptt.net/spip.php?article460</link>
		<guid isPermaLink="true">https://csdptt.net/spip.php?article460</guid>
		<dc:date>2009-02-04T16:42:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maher Jelassi</dc:creator>


		<dc:subject>Vie de CSDPTT</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de CSDPTT &lt;br class='autobr' /&gt;
17 Janvier 2009 Mus&#233;e de la Poste - Paris 15&#232;me &lt;br class='autobr' /&gt;
Le compte rendu ainsi que le rapport d'activit&#233; ci-dessous ont &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; par Jean-Louis Fullsack. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je remercie, au nom de tous les membres de CSDPTT, Jean-Louis Fullsack pour le travail au sein de l'association. Nous comptons aussi sur lui pour poursuivre son travail au sein de CSDPTT et pour nous aider &#224; poursuivre nos actions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Maher Jelassi &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale (AG) annuelle est en fait celle de 2008 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Nouvelles de CSDPTT&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;Vie de CSDPTT&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de CSDPTT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 Janvier 2009&lt;br class='autobr' /&gt;
Mus&#233;e de la Poste - Paris 15&#232;me&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le compte rendu ainsi que le rapport d'activit&#233; ci-dessous ont &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; par Jean-Louis Fullsack.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie, au nom de tous les membres de CSDPTT, Jean-Louis Fullsack pour le travail au sein de l'association. Nous comptons aussi sur lui pour poursuivre son travail au sein de CSDPTT et pour nous aider &#224; poursuivre nos actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maher Jelassi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale (AG) annuelle est en fait celle de 2008 qui a d&#251; &#234;tre d&#233;cal&#233;e pour des raisons organisationnelles. Elle s'est d&#233;roul&#233;e dans une salle gracieusement mise &#224; notre disposition par la directrice du Mus&#233;e de la Poste, Boulevard de Vaugirard &#224; Paris.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a r&#233;uni douze membres (un 13&#232;me nous a rejoint dans la soir&#233;e). Avec 52 respectivement 55% des adh&#233;rents &#224; jour de la cotisation pr&#233;sents, l'AG pouvait valablement d&#233;lib&#233;rer et d&#233;cider des points inscrits &#224; son ordre du jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s un mot de bienvenue, le pr&#233;sident, Jean-Louis Fullsack, a ouvert l'AG par la pr&#233;sentation du Rapport d'activit&#233; (voir plus bas) qui constituait le premier point de l'ordre du jour. &lt;br class='autobr' /&gt;
En conclusion, Jean-Louis a confirm&#233; qu'il remettait sa d&#233;mission &#224; l'AG et qu'il ne se repr&#233;sentait plus. Le Conseil d'administration (CA) devra donc &#233;lire en son sein le futur pr&#233;sident de CSDPTT. Pour des raisons de pratiques, cette &#233;lection se fera &#224; la suite imm&#233;diate de l'AG, sachant que Maher Jelassi s'est propos&#233; d'assurer cette fonction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune objection n'ayant &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e, ce Rapport a &#233;t&#233; adopt&#233; &#224; l'unanimit&#233; par acclamation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me point &#233;tait le Rapport du Tr&#233;sorier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rapport d'activit&#233; 2008 du pr&#233;sident sortant Jean-Louis Fullsack. :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re AG : 5-6 octobre 2007 &#224; Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rappel des d&#233;cisions :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poursuite des projets en Ethiopie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Action au B&#233;nin : contacts &#224; prendre avec les responsables de B&#233;nin T&#233;l&#233;com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Burkina Faso : suivre le projet des &#171; cent villages &#187; ; projet en vue pour un r&#233;seau au centre hospitalier de Ouagadougou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mali : faire le point&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Niger : Quelles suites &#224; la mission de Christian Nguekeng ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Participation au suivi du SMSI&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Lettre de CSDPTT&lt;/strong&gt; : toujours en souffrance ; relancer les actifs sur Paris.&lt;br class='autobr' /&gt;
Site CSDPTT : &#224; mettre &#224; jour, ajouter les documents en instance (chez Jean-Louis, entre autres) ; recherche volontaire d&#233;sesp&#233;r&#233;ment ...&lt;br class='autobr' /&gt;
Mat&#233;riel &#224; transf&#233;rer de Paris &#224; Clermont-Ferrand (pour &#233;viter des frais de d&#233;p&#244;t)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Section Rh&#244;ne-Alpes&lt;/strong&gt; : en demi-sommeil ; relancer Guy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Activit&#233; de CSDPTT depuis l'AG 2007&lt;/strong&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre les deux AG de 2007 et 2009 le conseil d'administration s'est r&#233;uni une douzaine de fois. Ses comptes rendus ont &#233;t&#233; diffus&#233;s sur la liste des membres (plus irr&#233;guli&#232;rement ce qui est anormal). Souvent ce CA a invit&#233; un adh&#233;rent pour alimenter le d&#233;bat et /ou informer le CA sur un sujet particulier. L'avant-dernier CA avait ainsi invit&#233; Maher Jelassi et Bruno Jaffr&#233; vu les souhaits de changement qu'ils ont initi&#233; (voir aussi point 4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 - Missions et projets en Afrique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Missions : deux missions de Hid&#233;ga en Ethiopie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Projets&lt;/strong&gt; : Poursuite des deux projets en Ethiopie par Hid&#233;ga et Olivier. Contacts avec Electriciens Sans Fronti&#232;res (projets, sources d'alimentation des installations, synergies ...), convention en cours. Quelques pr&#233;-&#233;tudes ont &#233;t&#233; effectu&#233;es (Jacques Dupas).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Etat en janvier 2009&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a)	&lt;strong&gt;Raccordement des villages isol&#233;s&lt;/strong&gt; : Convention avec l'op&#233;rateur national ETC en projet ; actualiser les contacts avec ESF, continuer les pr&#233;-&#233;tudes et r&#233;aliser avant-projet cartographique, implantation du r&#233;seau ETC existant (surtout infra &#224; Sebetha) et besoins en communications des villages concern&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Proposition CSDPTT : Projet &#224; r&#233;aliser en deux &#233;tapes. La 1&#232;re mettrait en &#339;uvre du mat&#233;riel r&#233;cup&#233;r&#233; et r&#233;aliserait deux ou trois liaisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b)	&lt;strong&gt;Campus universitaire d'Addis Abeba&lt;/strong&gt; : Hid&#233;ga et Marceau. Au point mort suite &#224; non-r&#233;action des responsables &#233;thiopiens. A relancer sachant que ce campus est &#233;quip&#233; d'un r&#233;seau &#224; fibres optiques install&#233; par Cisco ( !). D&#233;finir les besoins en moyens radio (pr&#233;-WiMAX). Essais du mat&#233;riel disponible &#224; faire avant envoi &#233;ventuel (Marceau, Guy ?). Faire sch&#233;ma de l'interconnexion avec le r&#233;seau national et international (Jean-Louis, Hid&#233;ga).&lt;br class='autobr' /&gt;
Nota : Hid&#233;ga poss&#232;de une dizaine d'ordinateurs pour ces projets.&lt;br class='autobr' /&gt;
En r&#233;sum&#233; : Il faut revoir et actualiser les &#171; termes de r&#233;f&#233;rence &#187; de ces deux projets et impliquer nominativement les membres concern&#233;s afin de passer &#224; un stade plus concret et de r&#233;alisation dans l'ann&#233;e &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Burkina Faso&lt;/strong&gt; : La Convention entre CSDPTT et l'ONATEL. Il faudra faire le point avec nos partenaires, ONATEL et SODEPTEL, sur l'avancement de ce projet dont CSDPTT a assur&#233; le lancement (missions de Jacques Dupas, et Jean-Claude Coste et Alain Farges).&lt;br class='autobr' /&gt;
Projet de desserte du dispensaire Schiphra &#224; Ouagadougou avec du mat&#233;riel Alcatel r&#233;cup&#233;r&#233; (Marceau Coupechoux) toujours en attente, apparemment suite &#224; un probl&#232;me de fr&#233;quence. Autorit&#233; de r&#233;gulation &#224; recontacter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B&#233;nin&lt;/strong&gt; : CSDPTT avait &#233;t&#233; sollicit&#233; officieusement pour une formation &#171; r&#233;seau &#187; et &#233;ventuellement pour identifier des projets de raccordement de villages isol&#233;s. Faute de contacts pris &#224; temps avec la direction de B&#233;nin T&#233;l&#233;com (Jean-Louis) mais aussi faute de relais actif de nos adh&#233;rents originaires du B&#233;nin, la participation de CSDPTT dans un projet au B&#233;nin s'est trouv&#233;e mise en question par le changement important &#224; la direction de B&#233;nin T&#233;l&#233;com et par cons&#233;quent de son orientation strat&#233;gique. Il faudra donc relancer cette concertation CSDPTT - B&#233;nin T&#233;l&#233;com en s'appuyant sur les membres les plus concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Niger&lt;/strong&gt; : CSDPTT y a effectu&#233; une mission importante en 2005 avec le soutien du PNUD et du Minist&#232;re de la Coop&#233;ration du Luxembourg. Les propositions de cette mission sont toujours d'une criante actualit&#233; (interconnexion des radios communautaires de la r&#233;gion de Tillab&#233;ri et &#233;volution vers la vid&#233;o). Ces propositions pourraient trouver une suite int&#233;ressante dans le cadre du processus de suivi du SMSI (Ligne d'action 2 : Infrastructure et acc&#232;s) ; des contacts ont &#233;t&#233; pris officieusement dans ce cadre avec des repr&#233;sentants du Niger mais SONITEL est contr&#244;l&#233; par les chinois et ce projet n'entre pas dans leurs priorit&#233;s. Il faudra, l&#224; aussi, relancer l'action notamment aupr&#232;s du PNUD et m&#234;me de l'UIT, du PNUD et de l'Unesco qui coordonnent les lignes d'action du SMSI concern&#233;es, car les trois agences ont exprim&#233; leur int&#233;r&#234;t dans la pr&#233;sentation faite par CSDPTT lors des r&#233;unions annuelles de suivi du SMSI. A cette fin, Christian Nguekeng qui a effectu&#233; cette mission et Jean-Louis Fullsack qui l'a coordonn&#233;e, pourront actualiser les propositions du Rapport de mission et le transmettre au PNUD, avec d'autres membres sp&#233;cialis&#233;s dans ces technologies. Il faut aussi noter le soutien que nous avait apport&#233; Djilali Benamrane dans la gestation du projet ; son soutien pour la suite est une condition de r&#233;ussite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;seau de recherche africain&lt;/strong&gt; : Olivier Dusanter a commenc&#233; &#224; se documenter sur une &#233;ventuelle participation de CSDPTT dans ce projet visant &#224; r&#233;aliser un r&#233;seau interconnectant les universit&#233;s africaines et leur assurant une connexit&#233; avec le r&#233;seau europ&#233;en GEANT. Une partie de ce projet est conduite dans le cadre du projet euro-africain EuroAfrica (voir plus loin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres sollicitations&lt;/strong&gt; : CSDPTT a &#233;t&#233; sollicit&#233; par des organisations de la soci&#233;t&#233; civile camerounaise pour intervenir &#224; des journ&#233;es de dialogues et de propositions pour d&#233;senclaver des villages voire des zones excentr&#233;es tr&#232;s peupl&#233;es. Pour des raisons de moyens, ces sollicitations sont rest&#233;es sans suite. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres demandes informelles sont venues du Congo (Brazzaville) et de Centrafrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 - Activit&#233;s nationales et internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a)	&lt;strong&gt;Activit&#233;s nationales&lt;/strong&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
RAS&lt;br class='autobr' /&gt;
Nota 1 : Les activit&#233;s de la Section CSDPTT Rh&#244;ne Alpes ont &#233;t&#233; espac&#233;es et aucun compte-rendu n'est parvenu au pr&#233;sident.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nota 2 : On aimerait ici mentionner -le cas &#233;ch&#233;ant- les contacts &#233;ventuels avec les CE locaux, r&#233;gionaux ou nationaux de FT qui pourraient faciliter l'activit&#233; de CSDPTT, en France, en Europe et en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b)	&lt;strong&gt;Activit&#233;s internationales&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Processus de suivi du SMSI&lt;br class='autobr' /&gt;
CSDPTT -qui y b&#233;n&#233;ficie d'une tr&#232;s bonne &#233;coute- participe activement aux r&#233;unions annuelles (2&#232;me quinzaine de mai) organis&#233;es par l'UIT et le PNUD &#224; Gen&#232;ve. Le compte-rendu a &#233;t&#233; envoy&#233; aux membres avec les propositions de CSDPTT. On notera un progr&#232;s insuffisant dans l'atteinte des objectifs du Plan d'action du SMSI et probablement un &#233;chec final.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, CSDPTT est pr&#233;sent dans le d&#233;bat sur la gouvernance de l'Internet dans le cadre du Forum sur la gouvernance de l'Internet (FGI) mis en place par le SMSI. Ses contributions se font par la liste de la soci&#233;t&#233; civile et la liste officielle. Elles sont toutes centr&#233;es sur une gouvernance multilat&#233;rale de pr&#233;f&#233;rence au niveau des Nations unies (en partie l'UIT) pour mettre fin &#224; la situation actuelle o&#249; une soci&#233;t&#233; de droit priv&#233; am&#233;ricain r&#233;git les ressources essentielles de l'Internet (syst&#232;me des noms de domaines et adresses) alors qu'elle est sous la d&#233;pendance du Minist&#232;re du Commerce (DoC) am&#233;ricain. En outre les interventions CSDPTT portent sur une prise en compte des besoins des PeD y compris en termes &#233;conomiques d'acc&#232;s pour leurs habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans le m&#234;me objectif de la gouvernance de l'Internet, CSDPTT a particip&#233; &#224; la R&#233;union organis&#233;e par le Conseil de l'Europe &#224; Strasbourg (EuroDIG) qui devait d&#233;finir la position des parties prenantes europ&#233;ennes au FGI de Hyderabad (d&#233;cembre 2008). Le compte-rendu a &#233;t&#233; diffus&#233; aux membres et est disponible sous forme papier. Les propositions de CSDPTT vers une implication plus forte des institutions europ&#233;ennes dans les activit&#233;s de l'UIT d'une part et en faveur de la cr&#233;ation urgente d'un FGI europ&#233;en d'autre part, ont &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233;es par les ONG pr&#233;sentes mais aussi par les eurod&#233;put&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Participation de CSDPTT dans le projet EuroAfrica : Quatre membres de CSDPTT (L&#233;a Hid&#233;ga Tiku, Olivier Dusanter, Christian Nguekeng et Jean-Louis Fullsack) ont particip&#233; &#224; la 3&#232;me r&#233;union de ce projet &#224; Bruxelles en octobre 2007. Nous avons &#233;cout&#233; les commentaires sur l'&#233;tat du projet (dont le montant financier est assez obscur mais de l'ordre du milliard d'euros sur 4 ans) et avons tent&#233; de proposer notre approche sur certains points comme le financement des instituts de recherche actuellement sous la coupe de Cisco et de Microsoft. Un compte-rendu succinct avec nos positions et celles d&#233;fendues par la Commission a &#233;t&#233; post&#233; sur la liste des membres. Elle a valu un courrier d&#233;pit&#233; de la Direction g&#233;n&#233;rale (DG) Soci&#233;t&#233; de l'information et M&#233;dias de la Commission au pr&#233;sident de CSDPTT. Nous avons en effet exprim&#233; notre d&#233;saccord sur le fait qu'un projet de cette importance financi&#232;re et strat&#233;gique pour l'Afrique a &#233;t&#233; sous-trait&#233; &#224; une soci&#233;t&#233; priv&#233;e. En outre, cette soci&#233;t&#233; n'a aucune r&#233;f&#233;rence dans le domaine de la coop&#233;ration et du d&#233;veloppement. En cons&#233;quence, nous avions propos&#233; que ce projet soit g&#233;r&#233; directement par la DG Soci&#233;t&#233; de l'Information et M&#233;dia. L'opposition virulente et intol&#233;rable de la Commission a amen&#233; par cons&#233;quent CSDPTT a cesser sa collaboration avec ce projet. On notera que ce grave vice de forme n'a soulev&#233; aucune critique des repr&#233;sentants africains (ministres, envoy&#233;s sp&#233;ciaux, universitaires).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 - La communication de CSDPTT : Site et Lettre mensuelle&lt;br class='autobr' /&gt;
Aucun progr&#232;s n'a &#233;t&#233; enregistr&#233; dans ces deux domaines ce qui est profond&#233;ment regrettable pour une association dont les membres &#171; baignent &#187; dans les TIC quotidiennement. Malgr&#233; des appels &#224; volontariat et &#224; plus de solidarit&#233; interne aucun concours ne s'est manifest&#233;. Cet &#233;tat de fait nuit non seulement &#224; notre image, mais surtout &#224; notre influence aupr&#232;s d'autres acteurs, notamment de la soci&#233;t&#233; civile. Une des cons&#233;quences est que CSDPTT n'a pas &#233;t&#233; sollicit&#233; pour des manifestations de la soci&#233;t&#233; civile comme le Forum social ou similaires ; comme nous n'avons pas &#233;t&#233; sollicit&#233;s par des m&#233;dias tels que RFI ou France Culture (Jean-Louis Fullsack l'a &#233;t&#233; au titre de chercheur associ&#233; &#224; l'Universit&#233; de Strasbourg). Il importera que l'AG 2009 trouve une solution rapide &#224; cette carence et donne enfin la visibilit&#233; qu'elle m&#233;rite &#224; notre association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A tous les membres de CSDPTT, et tout particuli&#232;rement aux membres du conseil d'administration, je tiens &#224; exprimer mes sinc&#232;res remerciements pour leur contribution non seulement &#224; la vie de l'association, mais aussi &#224; une convivialit&#233; et un travail en &#233;quipe. Nous avons pass&#233; ensemble quelques ann&#233;es passionnantes et nous avons pu montrer concr&#232;tement qu'un engagement pour la solidarit&#233; est le bien le plus pr&#233;cieux lorsqu'il s'agit de lutter contre les in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Louis Fullsack&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ELECTION DU NOUVEAU BUREAU DE CSDPTT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226;	R&#233;sulats votes de l'AG :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats du vote de l'AG du 17/01/2009 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sident de l'association : Maher Jelassi, membre du CA&lt;br class='autobr' /&gt;
Tr&#233;sorier de l'association : Olivier Dusanter, membre du CA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;+&lt;strong&gt; 6 Membres du CA&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JL. Fullsack,&lt;br class='autobr' /&gt;
Marceau Coupechoux,&lt;br class='autobr' /&gt;
Lea Hidega Tiku,&lt;br class='autobr' /&gt;
Guy Blanc,&lt;br class='autobr' /&gt;
Jacques Dupas,&lt;br class='autobr' /&gt;
Emile Quesada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;NOUVELLE ADRESSE POSTALE DE CSDPTT :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CSDPTT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S/C olivier Dusanter&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 bis rue Charles de Gaulle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;91400 Orsay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ONATEL SA : Les fruits amers d'une privatisation aux forceps</title>
		<link>https://csdptt.net/spip.php?article459</link>
		<guid isPermaLink="true">https://csdptt.net/spip.php?article459</guid>
		<dc:date>2008-11-13T10:31:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno JAFFRE</dc:creator>


		<dc:subject>Burkina Faso</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;r&#232;glementation des t&#233;l&#233;coms</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicat des postes et t&#233;l&#233;communications</dc:subject>
		<dc:subject>Maroc</dc:subject>
		<dc:subject>Libye</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dirigeants et travailleurs de l'Office National des T&#233;l&#233;communications (ONATEL) broient du noir. Ils se toisent et se regardent avec m&#233;fiance. En moins de deux ans d'effectivit&#233;, la privatisation semble poser plus de probl&#232;me qu'elle n'en r&#233;sout. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout commence le 29 d&#233;cembre 2006. L'Etat burkinab&#232; c&#232;de 51% des actions de l'ONATEL &#224; Maroc Telecom qui en devient l'actionnaire majoritaire. Premier op&#233;rateur d'Afrique par le nombre d'acc&#232;s internet haut d&#233;bit, le groupe marocain (dont 40% du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;Documents&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot19" rel="tag"&gt;Burkina Faso&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;D&#233;r&#232;glementation des t&#233;l&#233;coms&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;Syndicat des postes et t&#233;l&#233;communications&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Maroc&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot90" rel="tag"&gt;Libye&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dirigeants et travailleurs de l'Office National des T&#233;l&#233;communications (ONATEL) broient du noir. Ils se toisent et se regardent avec m&#233;fiance. En moins de deux ans d'effectivit&#233;, la privatisation semble poser plus de probl&#232;me qu'elle n'en r&#233;sout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout commence le 29 d&#233;cembre 2006. L'Etat burkinab&#232; c&#232;de 51% des actions de l'ONATEL &#224; Maroc Telecom qui en devient l'actionnaire majoritaire. Premier op&#233;rateur d'Afrique par le nombre d'acc&#232;s internet haut d&#233;bit, le groupe marocain (dont 40% du capital appartiennent &#224; la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise VIVENDI) a acquis ses parts &#224; hauteur de 144 310 540 000 F CFA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat burkinab&#232; conserve 23% des parts et les 26% restants sont repartis entre le secteur priv&#233; (20%) et les salari&#233;s de l'ONATEL (6%). Outre Maroc T&#233;l&#233;com, trois autres investisseurs &#233;taient &#233;galement en lice : TELEN&#212;R, une entreprise norv&#233;gienne, TELECOM AFRICA CORPORATION propri&#233;t&#233; d'un groupe d'investisseurs priv&#233;s, bas&#233; aux Etats-Unis d'Am&#233;rique, et ZTE/LAAICO, soci&#233;t&#233; libyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, l'offre marocaine paraissait la plus indiqu&#233;e. En effet, Maroc Telecom s'engageait &#224; faire de l'ONATEL et de sa filiale Telmob des entreprises de r&#233;f&#233;rence au sein des op&#233;rateurs r&#233;gionaux. Pour sa part, le gouvernement inscrivait cette privatisation dans le cadre de la politique de d&#233;sengagement de l'Etat des secteurs productifs et concurrentiels. Il y voyait un moyen &#171; d'assurer la modernisation rapide du r&#233;seau et de renforcer la capacit&#233; de l'ONATEL &#224; faire face &#224; la concurrence &#187;.Mais au regard de ce qui se dit et de ce qui se lit aujourd'hui sur l'ONATEL, ce r&#234;ve semble se transformer en illusion. Les faits indiquent que la privatisation a &#233;t&#233; mal n&#233;goci&#233;e d&#232;s l'origine m&#234;me. Les diff&#233;rents acteurs, les travailleurs de l'ONATEL surtout, n'en avaient pas la m&#234;me lecture. Ainsi, le 03 juillet 2006, quelques mois avant la privatisation, le Syndicat National des T&#233;l&#233;communications (SYNATEL) adresse une lettre au Pr&#233;sident du Faso. Il l'informe d'un pr&#233;avis de gr&#232;ve les 25 et 26 juillet 2006 pour rejeter le plan de privatisation envisag&#233;. En lieu et place, le syndicat recommande un sch&#233;ma de privatisation sans partenaire strat&#233;gique, mais s'appuyant sur l'actionnariat national et sous-r&#233;gional. Le contenu de la lettre est sans &#233;quivoque : &#171; Excellence Monsieur le Pr&#233;sident, Vous le savez certes, les enjeux de la privatisation sont &#233;normes. Le succ&#232;s du processus conditionne le d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;communications. Face &#224; une telle situation, il est indispensable de prendre le maximum de pr&#233;cautions pour r&#233;unir plus de chance de succ&#232;s. Les nombreuses exp&#233;riences malheureuses de privatisations dans la sous r&#233;gion montrent que les objectifs d'une privatisation selon la strat&#233;gie actuelle seront difficiles &#224; atteindre. En effet, la plupart du temps, le partenaire strat&#233;gique, du fait de l'important investissement pour l'acquisition des parts de la soci&#233;t&#233;, est plus soucieux de r&#233;cup&#233;rer cette mise que du d&#233;veloppement du r&#233;seau et des services. Il centre alors ses actions et ses efforts sur les services &#224; valeur ajout&#233;e &#224; partir des infrastructures existantes au d&#233;triment d'un d&#233;veloppement du r&#233;seau dans son ensemble. La strat&#233;gie de cession de 51% &#224; un partenaire avec ces multiples implications constitue un recul pour le Burkina en termes de comp&#233;tences en management dans le domaine des t&#233;l&#233;communications &#187;.En &#233;crivant cette lettre, le SYNATEL avait esp&#233;r&#233; une v&#233;ritable concertation nationale sur la privatisation de l'ONATEL. Cette concertation n'aura pas lieu. La machine de la privatisation sera activ&#233;e. Mais des grains de sable, c'est-&#224;-dire les gr&#232;ves r&#233;p&#233;titives, viendront bloquer la m&#233;canique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Climat interne d&#233;l&#233;t&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re salve est donn&#233;e le 25 octobre 2007. Les travailleurs avaient occup&#233; la devanture de leur service pour protester contre &#171; l'indiff&#233;rence &#187; et le &#171; m&#233;pris &#187; du nouveau directeur g&#233;n&#233;ral, Mohamed Morchid. Les 22 et 23 octobre 2008, les travailleurs &#233;taient encore en gr&#232;ve au motif de la non-satisfaction de leur plate-forme revendicative qui tient essentiellement &#224; l'am&#233;lioration de leurs conditions de travail. Pour cela, ils exigeaient purement et simplement le d&#233;part du DG et de son Directeur des Affaires Administratives et Financi&#232;res. Les travailleurs dressent un bilan pour le moins sombre des deux ans de gestion de Maroc T&#233;l&#233;com. Ceci sur le double plan organisationnel et manag&#233;rial. Selon le SYNATEL, depuis la privatisation jusqu'&#224; ce jour, l'ONATEL ne dispose toujours pas d'un nouveau statut du personnel. Le syndicat explique : &#171; La Direction g&#233;n&#233;rale a impos&#233; un organigramme jusque l&#224; inachev&#233; et totalement inadapt&#233;. Plus de 200 postes de responsabilit&#233; ont &#233;t&#233; supprim&#233;s suite &#224; l'application de cet organigramme occasionnant un grand d&#233;sordre dans l'entreprise. Ceci a pour cons&#233;quence la mise au ch&#244;mage technique de plusieurs cadres et la mise &#224; l'&#233;cart de ceux qui osaient porter des critiques. On trouvait m&#234;me des agents qui ne savaient pas de quel responsable ils relevaient. Le poste de Directeur de service tr&#232;s strat&#233;gique dans un environnement concurrentiel est rest&#233; vacant jusqu'en septembre 2008. L'organisation syndicale (le SYNATEL) qui &#233;tait associ&#233;e &#224; la gestion de l'entreprise &#224; travers diverses commissions de travail a &#233;t&#233; subtilement mise &#224; l'&#233;cart. En r&#233;sum&#233; l'entreprise fonctionne sans r&#232;gles formalis&#233;es. &#187; Sur le plan manag&#233;rial, les griefs sont relatifs &#224; l'opacit&#233; qui r&#233;gnerait dans les transactions financi&#232;res, le recrutement des experts et autres cabinets conseil. A ce propos, Souleymane So, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du bureau national du SYNATEL d&#233;clare : &#171; On constate m&#234;me une certaine promptitude &#224; octroyer des march&#233;s (donc &#224; sortir de l'argent) &#224; des cabinets et autres &#171; experts &#187; venant exclusivement de l'&#233;tranger et dont la qualification reste souvent &#224; prouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mani&#232;re de faire est une source d'h&#233;morragie financi&#232;re vers l'ext&#233;rieur notamment le Maroc. Il y a &#233;galement une absence totale de transparence dans le traitement salarial des expatri&#233;s de Maroc T&#233;l&#233;com. Il faut enfin souligner les charges exorbitantes support&#233;es par l'ONATEL SA pour l'entretien du personnel expatri&#233; et qui sont li&#233;es au logement, aux moyens de transport et autres commodit&#233;s. Il y en a qui habitent des maisons dont le loyer mensuel est sup&#233;rieur &#224; quinze fois le salaire d'un cadre sup&#233;rieur de l'ONATEL-SA &#187;. La situation n'est pas meilleure en termes de valorisation et de motivation des ressources humaines. Le SG continue : &#171; Le constat est amer car la valorisation des ressources humaines semble &#234;tre le dernier souci de la Direction G&#233;n&#233;rale. On note une mise &#224; l'&#233;cart des cadres nationaux et m&#234;me un manque de confiance en ces cadres. Seul l'avis des Marocains compte, m&#234;me si ceux-ci sont sous la responsabilit&#233; d'un sup&#233;rieur hi&#233;rarchique Burkinab&#233;. &#187; Le SYNATEL ajoute : &#171; les salaires ont stagn&#233; et nous avons le plus faible traitement salarial de la sous r&#233;gion au niveau des entreprises de t&#233;l&#233;communications ayant connu le m&#234;me changement de statut. Le drame dans tout &#231;a est qu'il y a comme une allergie presque maladive &#224; toute id&#233;e de motiver les travailleurs par un traitement cons&#233;quent eu &#233;gard aux nouvelles exigences de r&#233;sultats auxquels ils sont soumis. En somme, nous vivons la forme la plus cruelle du capitalisme. &#187;Cette situation engendrerait des d&#233;missions au profit des concurrents. Pour l'ann&#233;e 2008 une dizaine de cadres auraient d&#233;j&#224; d&#233;missionn&#233;. Parmi ces d&#233;missionnaires figure Moussa Sanfo, l'ex Directeur G&#233;n&#233;ral de l'ONATEL aujourd'hui DG de Telecel Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut rectifier le tir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accus&#233;e de tous les p&#233;ch&#233;s d'Isra&#235;l, la Direction G&#233;n&#233;rale trouve que les revendications sont maximalistes et que la sant&#233; financi&#232;re plut&#244;t morose de la bo&#238;te selon elle, ne permet pas de faire face aux exigences des travailleurs. Ces derniers sont pourtant convaincus que la maison est bel et bien &#171; feuillue &#187; et que les responsables veulent simplement les tourner en bourrique. Le dialogue passe donc difficilement. Jusqu'au mardi 29 octobre, les portes de la Direction G&#233;n&#233;rale &#233;taient toujours herm&#233;tiquement ferm&#233;es. Les travailleurs qui se trouvaient &#224; la devanture jouaient soit aux cartes, soit au pari mutuel urbain du Burkina (PMUB) ou sirotaient du caf&#233;, cela sous le regard m&#233;dus&#233; des passants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s Air Burkina qui peine &#224; sortir de sa zone de fortes turbulences, c'est autour de la nationale des t&#233;l&#233;communications d'avoir paradoxalement mal &#224; sa...communication. Son image en prendra immanquablement un coup ; situation dont ses concurrents pourraient bien tirer profit surtout que l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications(ARTEL) &#224; travers une &#233;tude men&#233;e entre le 11 et le 20 ao&#251;t dernier d&#233;c&#232;le des d&#233;faillances de l'op&#233;rateur Telmob au niveau de l'&#233;chec des appels par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crises d'Air Burkina et de l'ONATEL SA doivent amener l'Etat &#224; sortir de sa l&#233;thargie et &#224; repenser son sch&#233;ma de privatisation. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les privatisations sont impos&#233;es par les bailleurs de fonds (ce fut le cas de l'ONATEL SA o&#249; l'Etat a courb&#233; l'&#233;chine face aux injonctions de la Banque Mondiale). Ces bailleurs de fonds exigent des gouvernements africains l'ouverture de leurs secteurs dans tous les domaines. Mais en r&#233;alit&#233;, ce sont encore leurs multinationales qui viennent prendre les soci&#233;t&#233;s et font des profits. La privatisation est une imposition. Un gouvernement responsable doit avoir une id&#233;e claire de ce qu'on lui demande de faire. L'exp&#233;rience prouve que les chantres m&#234;me de l'ultralib&#233;ralisme (USA, Grande Bretagne) sont encore les champions du protectionnisme et de l'interventionnisme &#233;conomique. Ils ont compris que certains secteurs relevaient exclusivement de la souverainet&#233; nationale et qu'ils ne devaient donc pas &#234;tre brad&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me en Afrique en g&#233;n&#233;ral et au Burkina Faso en particulier, c'est que les dirigeants sont esclaves de la politique de la courte vue. Ils ne se rendent compte de l'incons&#233;quence de leurs actes qu'apr&#232;s coup. Si une telle attitude devrait perdurer, on imagine ais&#233;ment &#224; quels types de goulots d'&#233;tranglements la SONABEL et la SONABHY, dont la privatisation est annonc&#233;e, pourraient &#234;tre confront&#233;es. Autant le monopole est improductif, autant la privatisation aveugle est irresponsable. Il faut donc trouver le juste milieu. C'est &#224; ce niveau que le gouvernement doit justement faire la preuve de sa lucidit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Bendr&#233; mercredi 12 novembre 2008 &lt;a href=&#034;http://www.journalbendre.net/spip.php?article2490&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.journalbendre.net/spip.php?article2490&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Burkina Faso : Soul&#233;mane So, SG du Synatel - &#171; Un pr&#233;avis de gr&#232;ve illimit&#233;e a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; aupr&#232;s du pr&#233;sident du Faso &#187;</title>
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		<dc:date>2008-10-31T09:16:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno JAFFRE</dc:creator>


		<dc:subject>Burkina Faso</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;r&#232;glementation des t&#233;l&#233;coms</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicat des postes et t&#233;l&#233;communications</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est le statu quo &#224; l'Office national des t&#233;l&#233;communications, le sit-in dress&#233; par ses travailleurs &#224; la direction g&#233;n&#233;rale, depuis le vendredi 24 octobre dernier, continue. Ces derniers menacent m&#234;me d'utiliser &#171; d'autres moyens &#187; pour obtenir gain de cause. A cet effet, ils ont d&#233;pos&#233; un pr&#233;avis de gr&#232;ve illimit&#233;e aupr&#232;s du pr&#233;sident du Faso, le mardi 28 octobre 2008. C'est ce qui ressort de la conf&#233;rence de presse tenue par le Syndicat national des t&#233;l&#233;communications (Synatel), hier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;Documents&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot19" rel="tag"&gt;Burkina Faso&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;D&#233;r&#232;glementation des t&#233;l&#233;coms&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;Syndicat des postes et t&#233;l&#233;communications&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est le statu quo &#224; l'Office national des t&#233;l&#233;communications, le sit-in dress&#233; par ses travailleurs &#224; la direction g&#233;n&#233;rale, depuis le vendredi 24 octobre dernier, continue. Ces derniers menacent m&#234;me d'utiliser &#171; d'autres moyens &#187; pour obtenir gain de cause.&lt;br class='autobr' /&gt;
A cet effet, ils ont d&#233;pos&#233; un pr&#233;avis de gr&#232;ve illimit&#233;e aupr&#232;s du pr&#233;sident du Faso, le mardi 28 octobre 2008. C'est ce qui ressort de la conf&#233;rence de presse tenue par le Syndicat national des t&#233;l&#233;communications (Synatel), hier mercredi, &#224; son si&#232;ge. Initialement pr&#233;vue &#224; la Bourse du travail, c'est finalement au si&#232;ge du Syndicat national des t&#233;l&#233;communications (Synatel), sis &#224; la direction g&#233;n&#233;rale de l'Onatel, que se tiendra la conf&#233;rence de presse des travailleurs de la nationale des t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La raison, la comm&#233;moration des 20 ans du CGT-B sur le premier site. &#171; Nous sommes d&#233;termin&#233;s &#224; continuer, et nous ne sommes pas &#224; la limite des moyens dont nous disposons pour atteindre notre but. Nous allons faire aboutir la lutte, car nous luttons pour la survie m&#234;me de l'Onatel &#187;, pr&#233;vient, d'entr&#233;e de jeu, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Synatel, Soul&#233;mane So. Pour lui, il n'est pas question de rebrousser chemin ou de n&#233;gocier avec la direction actuelle marocaine, dont ils r&#233;clament purement et simplement le d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Elle n'est plus habilit&#233;e &#224; nous faire des propositions, et nous attendons de pouvoir discuter de notre plateforme revendicative avec la nouvelle direction &#187;, ajoute t-il. A l'en croire, le sit-in entam&#233; depuis le vendredi va continuer, car le d&#233;part des trois Marocains est r&#233;clam&#233; inconditionnellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le SG du Synatel, un pr&#233;avis de gr&#232;ve illimit&#233;e a m&#234;me &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; aupr&#232;s du pr&#233;sident du Faso, le mardi 28 octobre 2008 et sera publi&#233; incessamment. &#171; Nous allons respecter les d&#233;lais juridiques de deux semaines avant ex&#233;cution &#233;tablis en la mati&#232;re, et le pr&#233;avis prendra donc effet en mi-novembre &#187;, pr&#233;cise-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier soutient qu'outre les d&#233;l&#233;gations du minist&#232;re du Travail et de la S&#233;curit&#233; sociale, et de la pr&#233;sidence du conseil d'administration de l'Onatel, son syndicat n'a re&#231;u aucun signe de volont&#233; de dialogue pour une sortie de crise &#233;manant de la direction actuelle. Au dire de Soul&#233;mane So, un document &#233;crit a &#233;t&#233; adress&#233; par le Synatel au pr&#233;sident du conseil d'administration pour lui relever les griefs contre l'administration actuelle, constat&#233;s depuis l'arriv&#233;e de Maroc Telecom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont, &#233;gr&#232;ne-t-il, essentiellement &#171; sur le plan organisationnel : le manque de nouveau statut et r&#232;glement int&#233;rieur, qui fait que les d&#233;cisions sont prises dans l'informel, l'organigramme inadapt&#233; supprimant beaucoup de postes de responsabilit&#233;s de cadres burkinab&#233;, les frais de missions d&#233;risoires et, de fois, impay&#233;es par la faute de la direction des affaires financi&#232;res o&#249; des rapports se perdent m&#234;me. Il y a &#233;galement les &#233;carts de gestion financi&#232;re avec des loyers et des frais de d&#233;placement et de loisirs de la direction, exorbitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette m&#234;me direction avait qualifi&#233; le vaccin contre la m&#233;ningite du personnel de l'Onatel de d&#233;penses exorbitantes. Sur le plan juridique, il existe un flou quant au statut et au traitement des travailleurs expatri&#233;s de l'Onatel. Et des soci&#233;t&#233;s marocaines s'implantent au Burkina, aux frais de l'Onatel, sans qu'on en sache les tenants et les aboutissants ; c'est le cas de BM Telecom install&#233; dans les locaux de Telmob. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rappel, c'est le 17 octobre dernier que le Synatel avait annonc&#233;, lors d'une conf&#233;rence de presse, un arr&#234;t de travail pour les 22 et 23 octobre 2008. 97.5% de participation sur toute l'&#233;tendue du territoire ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s durant ces 48 h de gr&#232;ve, foi de Soul&#233;mane So.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le vendredi 24 octobre, les travailleurs ont refus&#233; de reprendre le travail, r&#233;clamant le d&#233;part du directeur g&#233;n&#233;ral de l'Onatel, Mohamed Morchid, ainsi que du directeur des affaires financi&#232;res, Naimi Sidi Mohamed, et du chef de d&#233;partement r&#233;seau, Ousharaf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la communication ne passe toujours pas &#224; la nationale des t&#233;l&#233;communications. Vivement que le Synatel trouve un interlocuteur &#224; l'autre bout du fil des n&#233;gociations pour permettre &#224; l'Onatel de retrouver le r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hyacinthe Sanou&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : L'Observateur Paalga (Ouagadougou) du 29 Octobre 2008 Publi&#233; sur le web le 30 Octobre 2008 &lt;a href=&#034;http://www.lobservateur.bf/spip.php?page=article_archive&amp;id_article=9445&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.lobservateur.bf/spip.php?page=article_archive&amp;id_article=9445&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>CIRDI/Telecom Italie : Bas les pattes de Bolivie !</title>
		<link>https://csdptt.net/spip.php?article457</link>
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		<dc:date>2008-01-29T09:10:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno JAFFRE</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;r&#232;glementation des t&#233;l&#233;coms</dc:subject>
		<dc:subject>Banque Mondiale</dc:subject>
		<dc:subject>Bolivie</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>
		<dc:subject>CIRDI Centre international pour le r&#232;glement des diff&#233;rends li&#233;s &#224; l'investissement </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;CIRDI/Telecom Italie : Bas les pattes de Bolivie ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Certaines firmes multinationales s'emparent de nos ressources naturelles, s'approprient les services fondamentaux via leur privatisation, ne paient pas d'imp&#244;ts et ensuite lorsqu'elles n'ont pas d'arguments pour leur d&#233;fense, elles saisissent l'organe appel&#233; CIRDI. Devant ce tribunal de la Banque mondiale, les pays perdent toujours face aux multinationales. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi donc avons-nous besoin d'un CIRDI o&#249; seules les compagnies (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;Documents&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;D&#233;r&#232;glementation des t&#233;l&#233;coms&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot65" rel="tag"&gt;Banque Mondiale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot87" rel="tag"&gt;Bolivie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot88" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot89" rel="tag"&gt;CIRDI Centre international pour le r&#232;glement des diff&#233;rends li&#233;s &#224; l'investissement &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;CIRDI/Telecom Italie : Bas les pattes de Bolivie !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Certaines firmes multinationales s'emparent de nos ressources naturelles, s'approprient les services fondamentaux via leur privatisation, ne paient pas d'imp&#244;ts et ensuite lorsqu'elles n'ont pas d'arguments pour leur d&#233;fense, elles saisissent l'organe appel&#233; CIRDI. Devant ce tribunal de la Banque mondiale, les pays perdent toujours face aux multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi donc avons-nous besoin d'un CIRDI o&#249; seules les compagnies multinationales peuvent gagner ? - Evo Morales, pr&#233;sident de la Bolivie&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source CADTM : &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/spip.php?article2982&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/spip.php?article2982&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_155 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://csdptt.net/IMG/pdf/CIRDI_-Telecom_Italie_-_Bas_les_pattes_de_Bolivie.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 145.8 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://csdptt.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1788801029' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;CRDI Bas les pattes en Bolivie
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle attaque de la Banque mondiale et des firmes multinationales - Arr&#234;tez le&lt;br class='autobr' /&gt;
CIRDI et Telecom Italie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus, la Bolivie est attaqu&#233;e par les multinationales et la Banque mondiale. En 2000, le peuple de Cochabamba a r&#233;cup&#233;r&#233; le contr&#244;le de son syst&#232;me d'eau apr&#232;s la privatisation de celui-ci au b&#233;n&#233;fice de la firme am&#233;ricaine Bechtel et la hausse cons&#233;cutive des prix de 300%. Bechtel a contre-attaqu&#233; en attaquant la Bolivie via le Centre international de r&#232;glement des diff&#233;rends li&#233;s &#224; l'investissement (CIRDI) qui est un organe du groupe Banque mondiale. La pression des citoyens et des mouvements sociaux partout dans le monde a oblig&#233; Bechtel &#224; reculer et la plainte a finalement &#233;t&#233; abandonn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, Telecom Italie - un des principaux op&#233;rateurs en t&#233;l&#233;coms au niveau mondial et op&#233;rateur dominant en Bolivie - a lanc&#233; une plainte. En 1995, Telecom Italie a pris le contr&#244;le de l'entreprise publique ENTEL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la Bolivie a mis en avant les lacunes du service de Telecom Italie ainsi que le fait que la multinationale n'ait pas r&#233;investi des b&#233;n&#233;fices en Bolivie pour que ceux-ci profitent aux Boliviens, lorsqu'elle a mis en place une Commission visant &#224; reprendre le contr&#244;le de l'ancienne entreprise publique, Telecom Italie a saisi la Banque mondiale pour poursuivre la Bolivie. Devant le CIRDI, Telecom Italie pr&#233;tend que la Bolivie a &#171; d&#233;truit &#187; son investissement -quand bien m&#234;me la multinationale continue &#224; op&#233;rer en Bolivie et &#224; y faire du profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bolivie qui a tir&#233; les le&#231;ons de Cochabamba, a quitt&#233; le CIRDI le 2 mai 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, le 31 octobre 2007 le CIRDI a accept&#233; la plainte de Telecom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s des d&#233;cennies de privatisations et de privil&#232;ges octroy&#233;s aux entreprises, la&lt;br class='autobr' /&gt;
Bolivie a dit &#171; &#231;a suffit &#187;, assez de b&#233;n&#233;fices pour les entreprises au d&#233;triment du service public, assez de &#171; justice &#187; priv&#233;e pour les multinationales par le biais de la Banque mondiale aux d&#233;pens de pays comme la Bolivie.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Bolivie a besoin de votre aide. Etudiez le cas et aidez-nous de la mani&#232;re suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Informez-vous sur la plainte de Telecom devant le CIRDI et sur la mani&#232;re dont le droit international et le CIRDI donnent des &#171; super pouvoirs &#187; aux multinationales qui portent pr&#233;judice aux droits et au d&#233;veloppement des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Rejoignez notre appel pour faire reculer le CIRDI et Telecom Italie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La plainte en r&#233;sum&#233; : le CIRDI et Telecom Italie contre la Bolivie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 octobre 2007, Euro Telecom International (ETI), une filiale enti&#232;rement d&#233;tenue par Telecom Italie S.p.A et contr&#244;l&#233;e par du capital Italien et espagnol a entam&#233; une action en justice contre la Bolivie. Dans sa plainte, ETI pr&#233;tend que les tentatives du gouvernement bolivien de passer en revue les performances pass&#233;es et d'entamer des n&#233;gociations pour accro&#238;tre son contr&#244;le sur le principal op&#233;rateur de t&#233;l&#233;communications du pays ont &#171; d&#233;truit &#187; son investissement - une plainte largement exag&#233;r&#233;e car la firme continue d'op&#233;rer dans le pays et d'y faire des b&#233;n&#233;fices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telecom Italie/ETI a lanc&#233; cette plainte devant le panel international d'arbitrage qu'est le Centre international pour le r&#232;glement des diff&#233;rends li&#233;s &#224; l'investissement (CIRDI), une institution controvers&#233;e du groupe Banque mondiale qui octroie aux entreprises multinationales des pouvoirs extraordinaires pour poursuivre et contraindre les pays qui effectuent des r&#233;formes en faveur de leur peuple. Alors que Telecom Italie/ETI a d&#233;pos&#233; sa plainte apr&#232;s que la Bolivie ait signifi&#233; le 2 mai 2007 sa volont&#233; de se retirer du CIRDI, cette institution l'a quand m&#234;me accept&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette plainte illustre bien le cadre juridique international qui a consolid&#233; le droit des multinationales au d&#233;triment du droit des citoyens, des peuples indig&#232;nes, des pays en d&#233;veloppement et de l'environnement. Ce cadre juridique mine la souverainet&#233; et la d&#233;mocratie en transformant la satisfaction des revendications populaires de changement &#233;conomique et social, en infractions sujettes &#224; des poursuites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que Telecom Italie dit ... et ce qui est la r&#233;alit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que Telecom va dire Ce qui est la r&#233;alit&#233; Telecom Italie a investi des millions en Bolivie ce qui a b&#233;n&#233;fici&#233; au pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telecom a investi des millions et la couverture a augment&#233;. Cependant lorsqu'on fait le bilan des r&#233;sultats, ils sont, dans le meilleur des cas, moyens pour une multinationale ; en effet il y a eu beaucoup de lacunes dans le service et une &#233;norme part des b&#233;n&#233;fices a &#233;t&#233; rapatri&#233;e au lieu d'&#234;tre r&#233;investie dans un pays appauvri o&#249; la couverture est encore tr&#232;s faible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telecom Italie a fait l'objet de pressions injustes de la part des instances de r&#233;gulation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les instances de r&#233;gulation ont, d&#233;j&#224; avant l'&#233;lection d'Evo Morales, mis l'accent sur les lacunes dans le service et les insuffisances. Une r&#233;gulation dans l'int&#233;r&#234;t du public est une obligation du gouvernement. Telecom Italie avait le droit de rapatrier des millions de dollars de b&#233;n&#233;fices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telecom Italie a attendu des ann&#233;es avant de r&#233;aliser ces mouvements de capitaux. C'est en finale sous le canard boiteux, le gouvernement de transition, qu'elle a pris des mesures tr&#232;s contestables pour certifier les investissements et donner le feu vert au rapatriement des capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bolivie, a en toute l&#233;gitimit&#233;, contest&#233; les mesures des gouvernements pr&#233;c&#233;dents. Plus important, la Bolivie a d&#233;nonc&#233; l'utilisation d'un march&#233; captif qui appauvrit la population et qui permet de soutirer d'&#233;normes b&#233;n&#233;fices qui sont ensuite r&#233;export&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telecom Italie est une bonne entreprise qui a fait d'excellentes choses pour la Bolivie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Telecom Italie est accus&#233;e de toute mani&#232;re de concurrence d&#233;loyale et de supercheries malhonn&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est aujourd'hui accus&#233;e d'espionnage. M&#234;me la mise en place d'un nouveau conseil d'administration s'est r&#233;v&#233;l&#233;e incroyablement compliqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bolivie chasse l'investissement &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les investisseurs font maintenant face &#224; un gouvernement d&#233;cid&#233; &#224; ce que les investissements b&#233;n&#233;ficient &#233;galement &#224; la majorit&#233; indig&#232;ne appauvrie apr&#232;s deux d&#233;cennies d'un r&#232;gne sans partage des investisseurs priv&#233;s qui ont fait d'&#233;normes b&#233;n&#233;fices. Evo Morales a dit que les entreprises &#171; doivent &#234;tre des partenaires et non des patrons &#187;. Dans cette nouvelle optique, plus de 40 contrats ont &#233;t&#233; ren&#233;goci&#233;s avec succ&#232;s dans le domaine du gaz et du p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le contexte de la plainte Sur quoi porte t-elle ? R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 octobre 2007, Euro Telecom International (ETI), une filiale enti&#232;rement d&#233;tenue par Telecom Italie S.p.A et contr&#244;l&#233;e par du capital Italien et espagnol a entam&#233; une action en justice contre la Bolivie. Dans sa plainte, ETI pr&#233;tend que les tentatives du gouvernement bolivien de passer en revue les r&#233;sultats de l'entreeprise et d'entamer des n&#233;gociations pour accro&#238;tre son contr&#244;le sur le principal op&#233;rateur des t&#233;l&#233;communications du pays, ont &#171; d&#233;truit &#187; son investissement - une plainte largement exag&#233;r&#233;e car la firme continue d'op&#233;rer dans le pays et d'y faire des b&#233;n&#233;fices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telecom Italie/ETI a d&#233;pos&#233; plainte aupr&#232;s du panel international d'arbitrage qu'est le Centre international pour le r&#232;glement des diff&#233;rends li&#233;s &#224; l'investissement (CIRDI), une institution controvers&#233;e du groupe Banque mondiale qui octroie aux entreprises multinationales des pouvoirs extraordinaires pour poursuivre et contraindre les pays qui effectuent des r&#233;formes en faveur de leur peuple. Telecom Italie/ETI a d&#233;pos&#233; sa plainte apr&#232;s que la Bolivie ait signifi&#233; le 2 mai 2007 sa volont&#233; de se retirer du CIRDI mais, malgr&#233; cela, cette institution l'a quand m&#234;me accept&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette plainte illustre bien le cadre juridique international qui a consolid&#233; le droit des multinationales au d&#233;triment du droit des citoyens, des peuples indig&#232;nes, des pays en d&#233;veloppement et de l'environnement. Ce cadre juridique mine la souverainet&#233; et la d&#233;mocratie en transformant la satisfaction des revendications populaires de changement &#233;conomique et social, en infractions sujettes &#224; des poursuites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le contexte, la privatisation dans le style bolivien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1985, la Bolivie a &#233;t&#233; mise en condition d'&#234;tre soumise au traitement &#233;conomique de choc : la population traumatis&#233;e par l'instabilit&#233; et l'hyperinflation a subi une vague de r&#233;formes n&#233;o-lib&#233;rales. Dix ans plus tard, une seconde g&#233;n&#233;ration de r&#233;formes &#233;tait lanc&#233;e pour privatiser les entreprises publiques ; des secteurs strat&#233;giques sont ainsi pass&#233;s sous le contr&#244;le du capital &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A coups de millions de dollars de pr&#234;ts et d'assistance technique de la Banque mondiale, les partisans des privatisations - en particulier le pr&#233;sident Sanchez de L&#243;zada - avaient promis que celles-ci g&#233;n&#233;reraient de la croissance &#233;conomique qui permettrait le remplacement des emplois perdus dans le secteur public, cr&#233;erait de nouveaux emplois et contribuerait &#224; des fonds de pension stables et au d&#233;veloppement des march&#233;s de capitaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aucune de ces promesses ne s'est concr&#233;tis&#233;e ; l'&#233;conomie s'est &#233;tiol&#233;e, la cr&#233;ation d'emploi promise n'a pas eu lieu, les retraites sont entr&#233;es dans une crise s&#233;v&#232;re et les revenus de l'Etat se sont effondr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; cela, les diktats du FMI pour r&#233;duire les d&#233;ficits largement provoqu&#233;s par les privatisations ont conduit &#224; des &#233;meutes et &#224; la mort de plus de 30 personnes en f&#233;vrier 2003.&lt;br class='autobr' /&gt;
La compagnie publique de t&#233;l&#233;phone ENTEL faisait partie des entreprises privatis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant sa privatisation, elle &#233;tait, avec l'entreprise p&#233;troli&#232;re et gazi&#232;re publique YPFB, un des principaux contributeurs aux recettes de l'Etat et elle &#233;tait l'une des entreprises publiques les mieux g&#233;r&#233;es et les plus rentables. Elle est ensuite pass&#233;e sous le contr&#244;le - par rachat de 50% de ses actions (de la compagnie italienne STET) absorb&#233;e par Telecom Italie en 1997. Telecom Italie a ainsi b&#233;n&#233;fici&#233; du monopole de fait dont jouissait l'entreprise publique par le contr&#244;le de 80% du march&#233; des appels longue distance et 70% du march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contribution de cette privatisation au d&#233;veloppement de la Bolivie est hypoth&#233;tique et hautement discutable. La strat&#233;gie de Telecom Italie semble avoir &#233;t&#233; d'investir juste assez pour consolider la position d'ENTEL comme acteur dominant sur le march&#233; bolivien et pour g&#233;n&#233;rer des b&#233;n&#233;fices pour Telecom Italie/ETI. Les efforts ont alors port&#233; sur le retrait des b&#233;n&#233;fices de la Bolivie. La firme a &#233;t&#233; accus&#233;e de d&#233;placer des ressources d'ENTEL et de les transf&#233;rer dans des filiales appartenant enti&#232;rement &#224; Telecom Italie/ETI hors de Bolivie. Et cela la Bolivie n'avait aucun moyen de l'emp&#234;cher1.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi interdisait &#224; la firme de transf&#233;rer des ressources hors de Bolivie tant qu'elle n'aurait pas rempli ses obligations d'investissement mentionn&#233;es dans le contrat de privatisation de 1995. En mai 2005, le pr&#233;sident Carlos Mesa a fait un virage tr&#232;s controvers&#233;. Il a en effet confi&#233; &#224; son ministre du D&#233;veloppement &#233;conomique le pouvoir de certifier que Telecom Italie avait bien rempli ses responsabilit&#233;s d'investissement en Bolivie, responsabilit&#233;s stipul&#233;es dans les accords de privatisation - octroyant ainsi des pouvoirs de r&#233;gulation &#224; l'ex&#233;cutif. Mesa a &#233;t&#233; remplac&#233; le 9 juin 2005 par un autre pr&#233;sident de transition, Eduardo Rodriguez. Le 12 ao&#251;t 2005, le ministre du D&#233;veloppement &#233;conomique Carlos Diaz a proc&#233;d&#233; &#224; la &#171; certification &#187; que Telecom Italie/ETI avait rempli ses obligations donnant ainsi &#224; la firme la possibilit&#233; de transf&#233;rer ses ressources hors du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Tribunal constitutionnel a dit, quelques heures avant que le pr&#233;sident nouvellement &#233;lu, Evo Morales n'assume ses fonctions, que la mesure n'allait pas &#224; l'encontre de la Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ce &#171; feu vert &#187; largement sujet &#224; controverse, la firme a rapidement effectu&#233; des sorties de capitaux pour des centaines de millions de dollars. Ceux-ci ont alors &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s aux actionnaires &#233;trangers - alors que les services de t&#233;l&#233;coms et d'information &#233;taient et sont toujours tr&#232;s largement insuffisants. La privatisation pr&#233;sent&#233;e comme une &#171; capitalisation &#187; en 1995, s'&#233;tait 10 ans plus tard largement convertie en une &#171; d&#233;capitalisation &#187;. Bien qu'ayant eu des effets moins d&#233;sastreux que les privatisations dans d'autres secteurs tels que l'aviation, les hydrocarbures et l'eau, la privatisation d'ENTEL n'a absolument en rien repr&#233;sent&#233; une capitalisation d'industrie ou une contribution au d&#233;veloppement en Bolivie qui reste un des pays les plus appauvris de l'h&#233;misph&#232;re dans lequel beaucoup de citoyens n'ont pas acc&#232;s aux t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La plainte de Telecom Italie contre la Bolivie : ce qui est en cause&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 octobre 2007, Telecom Italie, via sa maison m&#232;re Euro Telecom International N.V. bas&#233;e aux Pays-Bas, a soumis une demande d'arbitrage aupr&#232;s du Centre international pour le r&#232;glement des diff&#233;rends li&#233;s &#224; l'investissement (CIRDI - une instance du groupe Banque mondiale) pour violation de ses droits dans le cadre de l'accord bilat&#233;ral Bolivie/Pays-Bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CIRDI est un forum pour le &#171; r&#232;glement &#187; de semblables diff&#233;rends - aux cons&#233;quences souvent d&#233;sastreuses pour les pays en d&#233;veloppement et pour la justice dans le droit international. Des instances comme le CIRDI ou les trait&#233;s bilat&#233;raux sur l'investissement ou encore les parties consacr&#233;es &#224; l'investissement dans les trait&#233;s multilat&#233;raux comme l'Accord de libre &#233;change nord am&#233;ricain (ALENA) ou le trait&#233; sur l'&#233;nergie, permettent aux multinationales de d&#233;poser plainte contre des gouvernements et d'obtenir d'&#233;normes dommages et int&#233;r&#234;ts sur des questions sensibles de politique publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plaintes contre la Bolivie et la Tanzanie pour la gestion des syst&#232;mes d'eau, contre le Mexique pour un refus de permis de d&#233;versement de d&#233;chets toxiques, contre les Etats-Unis et le Guatemala pour le respect des territoires indig&#232;nes, contre l'Argentine pour des mesures d'urgence en r&#233;ponse &#224; la crise &#233;conomique et financi&#232;re de 2001. Au CIRDI et dans les accords bilat&#233;raux, les droits des investisseurs internationaux minent les droits des nations affect&#233;es. Les l&#233;gislations internationales sur les droits humains, les droits des peuples indig&#232;nes, le droit au d&#233;veloppement sont syst&#233;matiquement exclues tandis que les droits des investisseurs sont pouss&#233;s &#224; l'extr&#234;me et ne connaissent d'autre limite que l'imagination des avocats d'affaires hautement r&#233;mun&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le motif de la plainte de ETI contre la Bolivie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, Evo Morales, ancien paysan et leader syndical aymara, est devenu le premier pr&#233;sident indig&#232;ne de la Bolivie, &#233;lu par une majorit&#233; sans pr&#233;c&#233;dent pour mener &#224; bien un programme politique visant &#224; satisfaire les demandes populaires en r&#233;cup&#233;rant le contr&#244;le des entreprises privatis&#233;es au b&#233;n&#233;fice de la majorit&#233; indig&#232;ne appauvrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, le gouvernement d'Evo Morales est revenu sur la privatisation de ENTEL au b&#233;n&#233;fice de Telecom Italie/ETI et s'est rendu compte que des nombreuses lacunes subsistaient par rapport &#224; lar&#233;glementation et que des imp&#244;ts dus avaient &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s vers l'ext&#233;rieur comme il a &#233;t&#233; mentionn&#233; pr&#233;c&#233;demment. En mars et avril 2007, le gouvernement a pris trois d&#233;crets. L'un cr&#233;e une Commission pour &#233;tudier et recommander des propositions pour r&#233;cup&#233;rer le contr&#244;le sur ENTEL ; un autre transf&#232;re la gestion des actions d'ENTEL d&#233;tenues au nom des Boliviens adultes par des gestionnaires de fonds de pension &#233;trangers &#224; la gestion publique en Bolivie ; le dernier annule un d&#233;cret ant&#233;rieur qui avait conduit &#224; la certification sujette &#224; controverse des investissements d'ENTEL en Bolivie. Tous ces d&#233;crets sont des actions publiques conformes &#224; la Constitution permettant aux investisseurs de saisir les instances de r&#233;gulation et les tribunaux nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telecom Italie/ETI a cependant pr&#233;f&#233;r&#233; faire appel au CIRDI - le &#171; terrrain de jeu &#187; favori des multinationales et des avocats d'affaires. Dans sa lettre du 12 octobre 2007, Telecom Italie/ETI a d&#233;clar&#233; que les d&#233;cisions de la Bolivie avaient &#171; d&#233;truit la valeur &#187; de son investissement. Les charges ne sont pas fond&#233;es : jusqu'&#224; pr&#233;sent ENTEL continue d'op&#233;rer avec une publicit&#233; agressive, le d&#233;veloppement de produits et de services, &#224; g&#233;n&#233;rer des revenus et &#224; obtenir des profits du fait de sa position dominante dans le march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile et sur d'autres march&#233;s de t&#233;l&#233;coms en Bolivie - difficile alors de parler d'investissement &#171; d&#233;truit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est ce donc qui est en cause ? Certains disent que Telecom/ETI veut quitter la Bolivie pour des march&#233;s plus lucratifs ailleurs et utilise le CIRDI pour partir en obtenant des dommages int&#233;r&#234;ts aussi &#233;lev&#233;s que possible - des ressources qui sont pourtant vitales pour le d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;communications en Bolivie. Devant le CIRDI, Telecom/ETI peut poursuivre la Bolivie non seulement pour des dommages av&#233;r&#233;s mais aussi pour des &#171; futurs &#187; profits perdus qui pourraient se monter &#224; des centaines de millions de dollars pour le pays le plus appauvri de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Bolivie, pour la premi&#232;re fois, un pr&#233;sident d&#233;mocratiquement &#233;lu a la volont&#233; et la capacit&#233; d'examiner la gestion des op&#233;rations privatis&#233;es et fait le n&#233;cessaire pour d&#233;fendre et promouvoir l'int&#233;r&#234;t public. C'est cela que le pr&#233;sident Evo Morales veut dire en parlant de rechercher &#171; des partenaires et non des patrons &#187; dans ses relations avec les entreprises &#233;trang&#232;res. Etablir des relations avec des partenaires n&#233;cessite de r&#233;tablir les &#233;quilibres n&#233;cessaires - dans ce cas ci s'assurer que les ressources g&#233;n&#233;r&#233;es en Bolivie vont servir &#224; son d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela que le 2 mai 2007, la Bolivie a annonc&#233; qu'elle se retirait du CIRDI et elle passe maintenant attentivement en revue les trait&#233;s d'investissement sign&#233;s avec plusieurs pays. Lorsqu'elle a d&#233;nonc&#233; la Convention du CIRDI, la Bolivie, pour des raisons administratives, est rest&#233;e membre de cette instance jusqu'au 3 novembre 2007. Cependant,&lt;br class='autobr' /&gt;
des brouillons de la Convention du CIRDI et d'autres experts juridiques ont sans &#233;quivoque dit que la Bolivie consentait &#224; l'arbitrage - ce qui est absolument n&#233;cessaire pour l'&#233;tablissement d'une juridiction du CIRDI - alors que le consentement a cess&#233; le 2 mai lorsque la Bolivie a quitt&#233; le CIRDI. Cela tombe sous le sens : &#224; partir du moment o&#249; la Bolivie se retire du trait&#233;, elle dit clairement et juridiquement &#171; assez &#187;. Il est important de noter que alors que la Bolivie a clairement quitt&#233; le CIRDI, elle continue &#224; proposer des solutions juridiques nationales et internationales aux investisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, dans un virage d&#233;sesp&#233;r&#233; de derni&#232;re minute, ETI a demand&#233; l'arbitrage le 12 octobre 2007 sous couvert du trait&#233; bilat&#233;ral entre les Pays-Bas et la Bolivie et le CIRDI a accept&#233;. Le 31 octobre, la plainte a &#233;t&#233; officiellement enregistr&#233;e par Ana Palacios, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du CIRDI et ancienne ministre des Affaires Etrang&#232;res du gouvernement Aznar, en d&#233;pit du fait que la Bolivie avait d&#233;nonc&#233; la Convention et donc que la plainte se trouvait clairement hors de port&#233;e de la juridiction du CIRDI depuis plusieurs mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, le &#171; diff&#233;rend &#187; se basait sur une s&#233;rie de charges fausses ou exag&#233;r&#233;es pour lequel il existe des solutions administratives et juridiques en Bolivie. Telecom Italie/ETI veut quitter la Bolivie avec des millions en dommages int&#233;r&#234;ts. Pour arriver &#224; ses fins, elle a cherch&#233; une instance internationale qui est en effet la pr&#233;f&#233;r&#233;e des investisseurs. La Banque mondiale et le CIRDI sont heureux de pouvoir servir ainsi les investisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les firmes Quelles sont les firmes impliqu&#233;es ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Telecom Italie et sa filiale d&#233;tenue &#224; 100% sont les compagnies cl&#233; impliqu&#233;es ainsi que Telefonica d'Espagne en tant que nouvel acteur cl&#233; dans Telefonica Italie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui contr&#244;le ETI/Euro Telecom International N.V ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui Euro Telecom International N.V. est hollandaise sur papier mais est en r&#233;alit&#233; contr&#244;l&#233;e par du capital italien et espagnol. La maison-m&#232;re (ETI) bas&#233;e aux Pays-Bas contr&#244;le 50% des actions d'ENTEL ; ETI est &#224; son tour la propri&#233;t&#233; int&#233;grale d'une autre firme hollandaise, International Communication Holding (ICH) N.V. ICH &#224; son tour est contr&#244;l&#233;e &#224; 100% par Telecom Italia International N.V. aussi une firme hollandaise, &#224; son tour contr&#244;l&#233;e &#224; 100% par Telecom Italia S.p.A, une firme italienne. Les d&#233;tails de ces propri&#233;t&#233;s en cascade sont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telecom Italia S.p.A, iazza degli Affari 2, 20123 Milan, Italie&lt;br class='autobr' /&gt;
poss&#232;de 100% de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telecom Italia International N.V. Strawinskylaan 1627 1077XX Amsterdam KvK nummer : 33254142 0000&lt;br class='autobr' /&gt;
poss&#232;de 100% de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;International Communication Holding (ICH) N.V. Strawinskylaan 1627 1077XX Amsterdam&lt;br class='autobr' /&gt;
KvK nummer : 33281085 0000&lt;br class='autobr' /&gt;
poss&#232;de 100% de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E.T.I. Euro Telecom International N.V. Strawinskylaan 1627 1077XX Amsterdam A l'attention de Jerry Surowiec Fax : 31-20-30-10951 Tel : 31-20-30-10950 Email : j.surowiec@timint.nl KvK nummer:33267464 0000&lt;br class='autobr' /&gt;
poss&#232;de 50% et le contr&#244;le de gestion sur ENTEL S.A en Bolivie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui contr&#244;le Telecom Italia S.p.A ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telecom Italia S.p.A subit des changements dans sa propri&#233;t&#233;. Une proposition d'avril 2007 qui devait entra&#238;ner une prise de contr&#244;le sur la gestion ou au moins un v&#233;ritable pouvoir par Telefonica d'Espagne, a &#233;t&#233; finalement mise en pratique en octobre 2007 apr&#232;s qu'Anatel, l'instance de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;coms br&#233;siliens ait approuv&#233; l'affaire. Telecom Italie et Teefonica d'Espagne sont en comp&#233;tition sur les march&#233;s br&#233;siliens et argentins ce qui soul&#232;ve de s&#233;rieuses questions &#224; l'encontre des trusts dans ces deux pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que les d&#233;tails de l'affaire sont en cours, si le march&#233; se conclut comme pr&#233;vu, Telecom Italie et donc ENTEL en Bolivie seront contr&#244;l&#233;s par une nouvelle entreprise, Telco&lt;br class='autobr' /&gt;
S.p.A.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec 23,6% des actions de Telecom Italia S.p.A, Telco S.p.A. d&#233;tiendrait effectivement le contr&#244;le sur la gestion. En plus de Telco S.p.A. comme principal actionnaire qui d&#233;tient effectivement le contr&#244;le sur la gestion, les quatre autres investisseurs minoritaires sont italiens (Assicurazioni Generali S.p.A., Intesa Sanpaolo S.p.A., Mediobanco S.p.A. et Sintonia S.A.). Les actions que d&#233;tient Telco dans Telecom Italia repr&#233;sentent des participations directes apport&#233;es par les investisseurs et 100% de la propri&#233;t&#233; d'Olimpia qui poss&#232;de 18% de Telecom Italia. Le r&#233;sultat ressemblerait &#224; cela2 : &lt;br class='autobr' /&gt;
Propri&#233;t&#233; de Telecom Italia S.p.A.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le &#8220;tribunal&#8221; - CIRDI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Centre international pour le r&#232;glement des diff&#233;rends lies &#224; l'investissement (CIRDI) est une instance internationale d'arbitrage cr&#233;e en 1965, bas&#233;e &#224; Washington. Il est l'une des cinq institutions qui composent le Groupe Banque mondiale et sert aux entreprises multinationales de m&#233;canisme pour poursuivre les Etats qui auraient selon elles pris des mesures affectant leurs investissements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le pouvoir des multinationales a augment&#233; consid&#233;rablement pendant les derni&#232;res d&#233;cennies, particuli&#232;rement dans les pays en d&#233;veloppement. Ce pouvoir en augmentation croissante repose sur trois piliers : l'ajustement structurel, les accords d'investissements et l'arbitrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les programmes d'ajustement structurel impos&#233;s par les institutions financi&#232;res internationales comme la Banque mondiale ont oblig&#233; les gouvernements &#224; privatiser leurs entreprises nationales et &#224; introduire de nouvelles r&#232;gles facilitant l'entr&#233;e de capital &#233;tranger dans les &#233;conomies nationales. S'en sont suivi des vagues de prise de contr&#244;le par les multinationales des entreprises cl&#233;, des fusions et une consolidation sous le contr&#244;le des multinationales ce qui a affaibli la capacit&#233; de r&#233;gulation des Etats.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les r&#232;gles pour l'investissement &#233;tranger et les activit&#233;s multinationales sont codifi&#233;es dans des accords d'investissement comme les trait&#233;s bilat&#233;raux sur l'investissement et les accords de libre-&#233;change. Ces accords octroient aux investisseurs internationaux et aux entreprises multinationales des droits plus grands et au dessus de ceux dont jouissent les citoyens et les entreprises nationales ce qui leur donne un v&#233;ritable pouvoir pour menacer, d&#233;fier et annuler des mesures de politiques publiques.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Enfin le pouvoir des multinationales est consolid&#233; par des tribunaux internationaux d'arbitrage comme le CIRDI. Ces tribunaux sont comme des &#171; cours &#187; o&#249; les firmes peuvent d&#233;poser des plaintes contre des Etats et obtenir d'eux des dommages int&#233;r&#234;ts si ces derniers prennent des mesures susceptibles d'affecter leurs affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque qu'une firme &#233;trang&#232;re sent que ses investissements sont affect&#233;s par une politique ou une mesure prise par un gouvernement, elle peut porter l'affaire devant le CIRDI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CIRDI est essentiellement un m&#233;canisme utilis&#233; par les transnationales pour discipliner les Etats. Les entreprises priv&#233;es utilisent le CIRDI comme une arme d&#233;fensive contre les Etats qui cherchent &#224; d&#233;fendre ou promouvoir l'int&#233;r&#234;t public comme lors des tentatives du Guatemala de prot&#233;ger les terres indig&#232;nes ou la lutte de la Bolivie pour fournir l'acc&#232;s &#224; l'eau pour ses citoyens. Le CIRDI est une pi&#232;ce ma&#238;tresse de la strat&#233;gie d'offensive des firmes visant &#224; intimider les gouvernements pour que ceux-ci n'essaient m&#234;me pas d'introduire des r&#233;formes qui placeraient les int&#233;r&#234;ts nationaux au dessus de ceux des entreprises priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui avec l'augmentation du pouvoir des multinationales ainsi que la multiplication des accords bilat&#233;raux d'investissement (de 385 multinationales en 1989 on est pass&#233; a plus de 2.500 aujourd'hui), le CIRDI est l'instrument pr&#233;f&#233;r&#233; des multinationales pour l'arbitrage international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CIRDI est juridiquement, &#233;conomiquement et socialement insoutenable. Accompagn&#233; de l'ajustement structurel et des accords r&#233;dig&#233;s au b&#233;n&#233;fice des multinationales, le CIRDI menace la souverainet&#233; des nations en autorisant les firmes &#224; menacer d'actions judiciaires les politiques des Etats et en bloquant les efforts pour construire des mod&#232;les &#233;conomiques plus justes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui contr&#244;le le CIRDI ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En th&#233;orie les gouverneurs de la Banque mondiale contr&#244;lent le CIRDI ; dans les faits c'est le pr&#233;sident de la Banque mondiale et le/la secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral(e) du CIRDI qui d&#233;tiennent les pouvoirs cl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; gouverneurs &#187; sont les repr&#233;sentants des pays actionnaires de la Banque mondiale, g&#233;n&#233;ralement les ministres des Finances ou du D&#233;veloppement des pays membres de la Banque mondiale. Le Conseil des gouverneurs met &#224; l'agenda la question du CIRDI g&#233;n&#233;ralement une fois par an pour une quinzaine de minutes &#224; l'occasion de Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale de printemps ou d'automne. Bien des gouverneurs disent que lorsque on discute du CIRDI lors de ces rencontres, ils vont prendre un caf&#233; ou se rendent aux toilettes. En r&#233;alit&#233;, le CIRDI est dirig&#233; par son/sa secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale qui est &#233;galement conseiller/&#232;re g&#233;n&#233;ral(e) et qui g&#233;n&#233;ralement s&#233;lectionn&#233;(e) par le pr&#233;sident de la Banque mondiale. Le/la secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral(e) fait d'&#233;normes efforts pour faire croire que son travail &#171; n'est que du secr&#233;tariat &#187;, alors que dans les faits, il/elle prend des d&#233;cisions cruciales - avec peu ou pas de surveillance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le/la secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&#8364; examine &#233;galement les cas et d&#233;termine si ils sont ou non &#171; manifestement &#187; de la juridiction du CIRDI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il/elle joue &#233;galement un r&#244;le cl&#233; en nommant un troisi&#232;me arbitre lorsqu'il n'y a pas d'accord sur le choix d'un arbitre par les parties en conflit. Lorsque l'ind&#233;pendance d'un arbitre est contest&#233;e, il lui revient le r&#244;le d&#233;terminant. Si c'est au pr&#233;sident de la Banque mondiale qu'il revient de refuser un arbitre, il3 tient tr&#232;s largement compte de l'avis du/de la secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral(e) pour prendre sa d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement par le contr&#244;le de la proc&#233;dure des plaintes, le/la Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral(e) joue un r&#244;le fondamental en assurant la coh&#233;rence - ou non, comme beaucoup de critiques du CIRDI le font remarquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;penses du Secr&#233;tariat du CIRDI sont financ&#233;es en dehors du budget de la Banque. Les co&#251;ts engendr&#233;s par les plaintes sont support&#233;s par les firmes et par les pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert Zoellick, le pr&#233;sident de la Banque mondiale joue un r&#244;le particulier au CIRDI.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il pr&#233;side le Conseil d'administration mais plus important encore, c'est &#224; lui que revient le pouvoir de d&#233;partager dans la constitution des panels d'arbitrage les juges et les jur&#233;s de cette cour. En effet lorsque les membres du tribunal d'arbitrage - celui s&#233;lectionn&#233; par l'entreprise qui a entroduit la plainte et l'autre par le pays d&#233;fenseur lui-m&#234;me - ne parviennent pas &#224; se mettre d'accord sur le choix du troisi&#232;me arbitre, il revient alors au pr&#233;sident de la Banque mondiale de le d&#233;signer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la Bolivie quitte le &#171; tribunal &#187; CIRDI&lt;br class='autobr' /&gt;
La Bolivie accueille l'investissement &#233;tranger sous le principe &#233;thique selon lequel les nations souveraines ont besoin &#171; de partenaires et non de patrons &#187;. Cependant les trois instruments du pouvoir des multinationales - l'ajustement structurel, les trait&#233;s bilat&#233;raux de libre-&#233;change et l'arbitrage - octroient invariablement &#224; l'investissement &#233;tranger la position de patron. Ceci est inacceptable pour une nation souveraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 29 avril 2007 - au sommet de l'Alternative bolivarienne pour les peuples de l'Am&#233;rique latine et des Cara&#239;bes, ALBA-TCP), le pr&#233;sident Evo Morales a annonc&#233; que la Bolivie avait d&#233;cid&#233; de se retirer du Centre international de r&#232;glement des diff&#233;rends li&#233;s &#224; l'investissement (CIRDI), le tribunal international d'arbitrage li&#233; &#224; la Banque mondiale. La d&#233;cision a &#233;t&#233; partag&#233;e par les gouvernements du Venezuela et du Nicaragua et l'initiative bolivienne s'est convertie en une d&#233;claration conjointe d'opposition au CIRDI.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Bolivie a poursuivi sa d&#233;cision en d&#233;non&#231;ant officiellement la Convention du CIRDI de 1965 et en &#233;tant le premier pays &#224; se retirer. Quelles ont &#233;t&#233; les raisons de ce retrait ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Parce que le CIRDI est injuste&lt;br class='autobr' /&gt;
Le CIRDI est un tribunal d'arbitrage partial qui permet aux multinationales de d&#233;poser des plaintes contre des Etats tandis qu'il ne permet pas l'inverse. C'&#233;tait bien s&#251;r l'intention lors de l'&#233;tablissement du CIRDI de permettre aux multinationales de passer outre les juridictions locales et de porter leurs plaintes devant un &#171; tribunal &#187; supranational plus amical car cr&#233;&#233; pour et par les multinationales elles-m&#234;mes. Des 232 plaintes engag&#233;es au CIRDI jusqu'aujourd'hui, toutes ont &#233;t&#233; le fait de multinationales contre des Etats.&lt;br class='autobr' /&gt;
En plus, ce &#171; tribunal &#187; admet des pratiques inadmissibles dans les syst&#232;mes juridiques nationaux. La juridiction et la loi applicable sont le fait de d&#233;cisions arbitraires qui excluent effectivement les droits humains, le droit du travail et le droit environnemental ; les pays peuvent de plus &#234;tre poursuivis deux fois ou davantage pour la m&#234;me chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Parce que le CIRDI est anti-d&#233;mocratique&lt;br class='autobr' /&gt;
Via le CIRDI, les multinationales peuvent porter plainte contre des gouvernements sur des questions importantes comme la gestion des syst&#232;mes d'eau (comme en Bolivie et en Tanzanie), le respect des terres indig&#232;nes (comme aux Etats-Unis et au Guatemala) ou des mesures d'urgence pour faire face &#224; la crise (comme dans la r&#233;ponse de l'Argentine &#224; la crise &#233;conomique et fiscale de 2001).&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autre part, les groupes affect&#233;s - comme les usagers des services d'eau, les peuples indig&#232;nes, les citoyens au sens large - sont exclus ou limit&#233;s &#224; des appels symboliques que les cours acceptent ou rejettent selon leur bon vouloir car il n'existe aucun processus efficace pour contrer ou faire appel des d&#233;cisions du CIRDI. Enfin bien que ces d&#233;cisions affectent la vie des populations, toutes les plaintes aupr&#232;s du CIRDI sont jug&#233;es &#224; huis clos.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur 110 proc&#232;s du CIRDI, il n'y en a que 2 o&#249; des auditions publiques ont eu lieu et seuls 4 qui ont permis aux parties int&#233;ress&#233;es &#224; pr&#233;senter des lettres &#224; prendre en consid&#233;ration par le tribunal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Parce que le CIRDI est co&#251;teux&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le syst&#232;me judiciaire du CIRDI, la &#171; justice &#187; est une marchandise - et vous obtenez ce pour quoi vous &#234;tes capables de payer. Le CIRDI lui-m&#234;me est extr&#234;mement co&#251;teux et les avocats internationaux requis ont des tarifs qui vont jusqu'&#224; 800 dollars de l'heure. Pour les firmes, les co&#251;ts sont souvent marginaux alors que pour les pays c'est souvent impossible &#224; payer. Les revenus des firmes plaignantes sont souvent plus importants que le Produit National brut (PNB) des pays d&#233;fenseurs. Par exemple, Aguas del Tunari/Bechtel avait au moment o&#249; il a d&#233;pos&#233; plainte contre la Bolivie au CIRDI, des revenus trois fois sup&#233;rieurs au PNB de la Bolivie. Shell qui a d&#233;pos&#233; une plainte contre le Nicaragua avait des revenus 62 fois plus &#233;lev&#233;s que le PNB de ce pays. Le budget moyen pour un cas mineur qui comprend les honoraires d'un arbitre et demi, les avocats, les experts et les frais de voyage, est de pratiquement 3 millions de dollars. Comme c'est le cas avec la Bolivie, les pays en d&#233;veloppement n'ont tout simplement pas assez de ressources pour de tels co&#251;ts d'arbitrage au CIRDI. Une justice si ch&#232;re est un refus de justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Parce que le CIRDI met &#224; mal les budgets publics&lt;br class='autobr' /&gt;
Le CIRDI permet aux multinationales d'obtenir des millions en dommages int&#233;r&#234;ts. &lt;br class='autobr' /&gt;
Souvent les investissements r&#233;els des firmes sont minimes et la compensation porte sur &#171; la&lt;br class='autobr' /&gt;
perte &#187; de revenus futurs. Par exemple apr&#232;s avoir investi au mieux un million de dollars dans l'am&#233;lioration des syst&#232;mes locaux d'eau, Aguas del Tunari/Bechtel a d&#233;pos&#233; une plainte contre la Bolivie demandant une somme de 100 millions de dollars en d&#233;dommagement de ses &#171; b&#233;n&#233;fices futurs &#187; suppos&#233;s perdus.&lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;pit de cela, les multinationales obtiennent g&#233;n&#233;ralement des compensations : 36% des cas au CIRDI se sont termin&#233;s avec une d&#233;cision favorable aux multinationales, pendant que dans 34% autres cas, il y a une suspension mais qui a quand m&#234;me abouti &#224; la compensation des multinationales par les gouvernements. Les 30% des cas restants se sont &#233;teints pour diverses raisons mais dans les deux tiers de ceux-ci, les multinationales ont obtenu des dommages int&#233;r&#234;ts pour leurs pressions judiciaires. Dans les cas o&#249; les gouvernements n'ont pas perdu (un gouvernement par d&#233;finition ne gagne jamais), il ne leur est pas possible d'obtenir des r&#233;parations ou des compensations pour le temps et l'argent perdu ou le poids politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Parce qu'il y a un conflit d'int&#233;r&#234;t&lt;br class='autobr' /&gt;
La Banque mondiale est &#224; la fois juge et partie dans les proc&#232;s du CIRDI. La Banque mondiale regroupe des entit&#233;s comme la Banque internationale pour la reconstruction et le&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;veloppement4 (BIRD) et l'Agence internationale de d&#233;veloppement5 (AID) qui ont octroy&#233;s des pr&#234;ts conditionn&#233;s &#224; la mise en place de politiques d'ajustement structurel qui favorisent directement les investisseurs &#233;trangers. Parfois la Banque mondiale est elle-m&#234;me un investisseur direct &#224; travers la Soci&#233;t&#233; financi&#232;re internationale6 (SFI). Pour r&#233;duire le risque de l'investisseur, la Banque mondiale a &#233;galement une &#171; soci&#233;t&#233; d'assurance &#187;, l'Agence multilat&#233;rale de garantie des investissements (AMGI) qui vend de la protection aux investisseurs &#233;trangers.&lt;br class='autobr' /&gt;
En Am&#233;rique latine pendant les ann&#233;es 1980 et 1990, les privatisations &#233;taient une condition pour recevoir des pr&#234;ts de la Banque mondiale comme cela a &#233;t&#233; le cas pour la privatisation de l'eau en Bolivie. La Banque mondiale a financ&#233; le processus de privatisation et les pr&#234;ts conditionn&#233;s via l'AID et a investi directement dans Aguas del Illimani (AISA), la firme d'eau de La Paz via la SFI. La Banque mondiale se trouvait alors en position d'accueillir un arbitrage quand Suez, la transnationale fran&#231;aise qui contr&#244;lait Aguas del Illimani, a d&#233;pos&#233; (bien que ce ne soit pas all&#233; jusqu'au bout) sa plainte aupr&#232;s du CIRDI. Si la plainte avait eu lieu, la Banque mondiale aurait &#233;t&#233; &#224; la fois juge et partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Parce que le CIRDI n'est pas conforme &#224; la Constitution&lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, l'article 135 de la Constitution bolivienne stipule que : &#171; toutes les entreprises &#233;tablies [...] dans le pays seront consid&#233;r&#233;es comme entreprises nationales et comme telles sont soumises &#224; la souverainet&#233;, aux lois et aux autorit&#233;s de la R&#233;publique &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'article 24 stipule que : &#171; les entreprises &#233;trang&#232;res et nationales sont soumises aux lois&lt;br class='autobr' /&gt;
boliviennes et en aucun cas, elles ne peuvent invoquer une situation exceptionnelle ou faire&lt;br class='autobr' /&gt;
appel au statut diplomatique &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le CIRDI en tant que tribunal externe viole clairement la Constitution et la souverainet&#233; de la Bolivie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 La Bolivie ne contr&#244;lait qu'un peu plus de 47% des actions d&#233;tenue par le Fonds de pension Pension Fund Agents (AFP's) au capital espagnol et argentin. AFP d&#233;tenait une minorit&#233; des si&#232;ges au Conseil d'administration d'ENTEL mais peu de pouvoirs de contr&#244;le et pas de comptes &#224; rendre &#224; la population bolivienne dont elle &#233;tait donc fort &#233;loign&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
2 Commission &#233;tats-unienne des op&#233;rations de bourse, Formulaire 20-F, Rapport annuel conform&#233;ment &#224; la section 13 ou 15(D) de la loi sur les op&#233;rations de bourse de 1934 pour l'ann&#233;e fiscale &#233;coul&#233;e : 31 D&#233;cembre 2006. Num&#233;ro du dossier de la Commission : 1-13882, Telecom Italia S.p.A. page 186.&lt;br class='autobr' /&gt;
3 Les pr&#233;sidents de la Banque mondiale ont traditionnellement toujours &#233;t&#233; uniquement des hommes de nationalit&#233; &#233;tats-unienne.&lt;br class='autobr' /&gt;
4 Octroie des pr&#234;ts essentiellement aux pays &#224; revenus interm&#233;diaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
5 Octroie des pr&#234;ts &#224; tr&#232;s long terme (35 &#224; 40 ans) &#224; des taux d'int&#233;r&#234;t tr&#232;s faibles aux pays les moins avanc&#233;s (PMA)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Burkina : Sit-in des travailleurs de l'ONATEL : &#034;Avec le DG, la communication ne passe pas&#034;</title>
		<link>https://csdptt.net/spip.php?article456</link>
		<guid isPermaLink="true">https://csdptt.net/spip.php?article456</guid>
		<dc:date>2007-10-26T11:55:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno JAFFRE</dc:creator>


		<dc:subject>Burkina Faso</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;r&#232;glementation des t&#233;l&#233;coms</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicat des postes et t&#233;l&#233;communications</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Burkina : Sit-in des travailleurs de l'ONATEL : &#034;Avec le DG, la communication ne passe pas&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
Hier jeudi 25 octobre, les agents de l'ONATEL (Office national des t&#233;l&#233;communications) ont observ&#233; dans la matin&#233;e une cessation de travail. La raison de ce mouvement d'humeur est, selon eux, la r&#233;sultante du refus de la Direction g&#233;n&#233;rale de pr&#234;ter une oreille &#224; leurs pr&#233;occupations. &lt;br class='autobr' /&gt; La qu&#234;te de meilleures conditions de travail est le souci de tout agent, qu'il soit du secteur public ou du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Burkina : Sit-in des travailleurs de l'ONATEL : &#034;Avec le DG, la communication ne passe pas&#034;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Hier jeudi 25 octobre, les agents de l'ONATEL (Office national des t&#233;l&#233;communications) ont observ&#233; dans la matin&#233;e une cessation de travail. La raison de ce mouvement d'humeur est, selon eux, la r&#233;sultante du refus de la Direction g&#233;n&#233;rale de pr&#234;ter une oreille &#224; leurs pr&#233;occupations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La qu&#234;te de meilleures conditions de travail est le souci de tout agent, qu'il soit du secteur public ou du priv&#233;. Et d&#232;s lors que l'on estime que ses droits l&#233;gaux ne sont pas respect&#233;s, cela am&#232;ne la plupart du temps des mouvements d'humeur ou des grognes.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ce qui est arriv&#233; ce jeudi 25 octobre au sein de l'Office national des t&#233;l&#233;communications (ONATEL). Comme &#224; l'accoutum&#233;e, les agents de Ouaga &#233;taient d&#232;s 7h 30 &#224; leur lieu de travail, mais pas dans les bureaux. Ils avaient occup&#233; la devanture de leur service attendant l'arriv&#233;e du directeur g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque ce dernier a franchi le portail, tous entr&#232;rent dans la cour. C'&#233;tait, d'ailleurs, la consigne donn&#233;e la veille (le mercredi soir) par les responsables de ce mouvement. Cette grogne trouve son explication dans la non-satisfaction des pr&#233;occupations des travailleurs de la nationale de t&#233;l&#233;communications (voir encadr&#233;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Pire, les agents, sinon les responsables syndicaux de l'ONATEL sont tr&#232;s frustr&#233;s, car ils estiment que la direction g&#233;n&#233;rale ne veut pas les entendre. Interrog&#233;s, les agents affirment tous en ch&#339;ur que leur nouveau directeur g&#233;n&#233;ral, Morshid Mohamed, ne veut pas dialoguer avec eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'intervention du secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Syndicat national des t&#233;l&#233;communications (SYNATEL), Boukary Valentin Sawadogo, il ressort que depuis l'arriv&#233;e de Maroc T&#233;l&#233;com, &#171; les espoirs semblent se transformer en illusions. Nous avions vu en l'arriv&#233;e de Maroc T&#233;l&#233;com, une gestion rigoureuse, participative et transparente &#187;. Car au fil du temps, l'angoisse s'est amplifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'installation de la nouvelle direction, puis de la tenue du conseil d'administration, les syndicalistes disent avoir signifi&#233; au DG, Morshid Mohamed, les incoh&#233;rences de la grille salariale. Au mois d'avril, une rencontre de la structure syndicale de l'ONATEL avec la direction g&#233;n&#233;rale a permis de faire le point des pr&#233;occupations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SYNATEL ajoute que leurs multiples demandes d'audiences sont rest&#233;es lettres mortes. C'est la raison pour laquelle, souligne M. Sawadogo, les travailleurs semblent &#171; m&#233;pris&#233;s &#187; par les premiers responsables de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, de l'avis des agents, la Direction g&#233;n&#233;rale est en train d'externaliser les comp&#233;tences de l'ONATEL, car pour un rien, l'appel est fait &#224; l'expertise externe, notamment aux cadres de Maroc T&#233;l&#233;com. &#171; Les comp&#233;tences internes sont n&#233;glig&#233;es &#187;, affirme, amer, Valentin Sawadogo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le Syndicat reproche un traitement in&#233;gal entre eux et les experts marocains qui sont devenus au fil du temps des travailleurs d&#233;tach&#233;s avec un statut particulier ; le d&#233;sordre semble s'instaurer dans les nominations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les agents qui souhaitaient voir le DG s'adresser &#224; eux directement n'ont pas eu gain de cause, car le patron, qui s'est refus&#233; &#224; tout commentaire avec les hommes de m&#233;dias, a pr&#233;vu un autre cadre de rencontre pour le samedi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De sources proches de la direction g&#233;n&#233;rale, les probl&#232;mes soulev&#233;s par les agents existent bien avant l'arriv&#233;e du repreneur marocain. Et puis, &#171; le souci actuel de la direction est de redresser la soci&#233;t&#233; et de prendre le temps pour analyser tous les contours. En temps opportun, les r&#233;ponses vont &#234;tre donn&#233;es &#187;, nous a laiss&#233; entendre notre interlocuteur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les travailleurs ont regagn&#233; leur poste avec la ferme volont&#233; de discuter franchement avec leur direction le samedi 27 octobre prochain. Une autre rencontre est pr&#233;vue pour le 6 novembre prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kader Traor&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source&lt;/i&gt; : L'Observateur N&#176;6999 du 26 au 28 octobre 2007 &lt;a href=&#034;http://www.lobservateur.bf/article.php3?id_article=7069?&amp;sq=Oarticle&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.lobservateur.bf/article.php3 ?id_article=7069?&amp;sq=Oarticle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>COMPTE RENDU DE MISSION CSDPTT/RA AU BURKINA FASO du 16-05-2006 au 31-05-2006</title>
		<link>https://csdptt.net/spip.php?article455</link>
		<guid isPermaLink="true">https://csdptt.net/spip.php?article455</guid>
		<dc:date>2007-08-10T11:06:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno JAFFRE</dc:creator>


		<dc:subject>Burkina Faso</dc:subject>
		<dc:subject>T&#233;l&#233;phonie Rurale</dc:subject>
		<dc:subject>Reportage</dc:subject>
		<dc:subject>T&#233;l&#233;phones, t&#233;l&#233;centres communautaires</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;COMPTE RENDU DE MISSION CSDPTT/RA AU BURKINA FASO du 16-05-2006 au 31-05-2006 &lt;br class='autobr' /&gt;
Suite &#224; la demande de la SODEPTEL (Solidarit&#233; D&#233;veloppement des Postes et T&#233;l&#233;communications au Burkina Faso), une mission de CSDPTT/RA compos&#233;e de Jean Claude Coste et Alain Farges s'est rendue au Burkina Faso du 16 au 31-05-2006. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ci-dessous le compte rendu avec photos &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;part le 16 de Roissy vers 20h00. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 17 arriv&#233;e &#224; 5h00 du matin suite quelques probl&#232;mes de bagages &#224; l'escale de Bamako. Installation &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot28" rel="tag"&gt;T&#233;l&#233;phonie Rurale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot41" rel="tag"&gt;Reportage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://csdptt.net/spip.php?mot67" rel="tag"&gt;T&#233;l&#233;phones, t&#233;l&#233;centres communautaires&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;COMPTE RENDU DE MISSION CSDPTT/RA
AU BURKINA FASO du 16-05-2006 au 31-05-2006&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Suite &#224; la demande de la SODEPTEL (Solidarit&#233; D&#233;veloppement des Postes et T&#233;l&#233;communications au Burkina Faso), une mission de CSDPTT/RA compos&#233;e de Jean Claude Coste et Alain Farges s'est rendue au Burkina Faso du 16 au 31-05-2006.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ci-dessous le compte rendu avec photos&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_154 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;58&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://csdptt.net/IMG/pdf/COMPTE_RENDU_DE_MISSION_CSDPTT_2006.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 162.8 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://csdptt.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1788801029' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Compte rendu de la mission Burkina mais 2006 avec photts
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#233;part le 16 de Roissy vers 20h00.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 arriv&#233;e &#224; 5h00 du matin suite quelques probl&#232;mes de bagages &#224; l'escale de Bamako. Installation &#224; Ouagadougou, rencontre avec membres de la SODEPTEL(remise d'un micro portable, d'&#233;quipements de s&#233;curit&#233; pour monter sur les pyl&#244;nes.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 visite de sites install&#233;s dans la r&#233;gion de TEMA. Nous devons r&#233;soudre le probl&#232;me de taxation que le module ne retransmet pas. La polarit&#233; de la ligne en est la cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 19 mise en place d'une liaison TERA &#171; &#233;cole &#187; dans les locaux du CNAR (Centre National de R&#233;paration)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 D&#233;part dans la r&#233;gion de YAKO. Nous devons faire des mesures de champs avec le SCR pour raccorder deux villages.&lt;br class='autobr' /&gt;
TOESSE sera raccord&#233; sur SAMBA et BOULKON sur KIRSI. Les mesures se passent bien et comme toujours les villageois sont enthousiastes &#224; l'id&#233;e d'avoir bient&#244;t un peu plus de s&#233;curit&#233; avec le t&#233;l&#233;phone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 21, repos ; nous en profitons pour pr&#233;parer les cours que nous allons donner aux techniciens locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 22 et 23 cours th&#233;oriques. Dix huit techniciens de l'ONATEL sont pr&#233;sents ainsi que cinq membres de la SODEPTEL.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean Claude pr&#233;sente le fonctionnement du TERA ainsi que les probl&#232;mes que risquent de rencontrer les techniciens pour le d&#233;panner.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alain se charge de la partie &#233;tude sur carte : profil, azimuts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 24,25 et 26 d&#233;placement dans la r&#233;gion de TOMA et DEDOUGOU.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quatre liaisons fonctionnent depuis plusieurs ann&#233;es depuis TOMA, mais avec plus ou moins de probl&#232;mes surtout sur KOIN et BIBA.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous effectuons des mesures au village de DOUDOU avec succ&#232;s. Ce village est jumel&#233; avec VILLAZ (proche d'Annecy) et nous avons en partenariat transport&#233; du mat&#233;riel dans leur container.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 retour &#224; OUAGADOUGOU et pr&#233;paration de la mission au Sahel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 28 et 29 d&#233;placement dans la r&#233;gion de DORI pr&#232;s de la fronti&#232;re avec le NIGER.Nous devons faire des mesures pour raccorder un village tr&#232;s isol&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Temp&#233;rature caniculaire et vent de sable, mais tout se passe bien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Retour &#224; OUAGA dans la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 rangement du mat&#233;riel ainsi que des lots de maintenance au CNAR.&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;ance de travail avec la direction de l'ONATEL, remerciements pour son accueil ainsi que la mise &#224; disposition de ces infrastructures. Nous &#233;voquons l'avenir et l'utilisation de nouveaux mat&#233;riels num&#233;riques.&lt;br class='autobr' /&gt;
La direction de l'ONATEL nous remercie pour notre implication dans le d&#233;senclavement des villages Burkinab&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le soir nous nous retrouvons tous pour un repas amical.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons pu r&#233;aliser tout ce qui &#233;tait pr&#233;vu, et de plus nous savons que plusieurs villages vont pouvoir &#234;tre raccord&#233;s au r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 31 d&#233;part de l'h&#244;tel &#224; 3h00 du matin, arriv&#233;e &#224; Roissy vers 13h00.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean Claude COSTE, Alain FARGES.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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