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Lettre de Mai 2001
Mai
mardi 1er mai 2001, par
La Lettre de mai 2001
No : 66
Sommaire :
Un téléphone dans chaque village ou chaque quartier.
Vite !
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Echos de CSDPTT et de ses
correspondants
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Echos des postes et télécoms
dans le monde
Mauritel officiellement cédé
à Maroc Télécom
Côte d’Ivoire : le gouvernement se
penche sur les télécoms
Sénégal : SENTEL contre
attaque ?
En Bref : Algérie, Globalstar,
Sénégal, Mali, Mauritanie, Burkina, Cameroun, Argentine
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Initiatives
Naissance de l’ordinateur simple en Inde
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Courrier
Privatisation de Maroc Telecom (extraits)
Internet nous rend-il efficace ?
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Articles
Nous publions ci-dessous, un doucement élaboré
par un collectif de personnes autour de l’association VECAM, animé
par de Valérie Peugeot. La Dot force a été mis en
place par le G8 (groupe des 8 pays plus riches du monde) pour proposer
des solutions afin de remédier à la fracture numérique.
La France a désigné l’association VECAM pour animer la concertation
du secteur associatif. L’association VECAM a fait publiquement appel à
des contributions et a sollicité aussi quelques personnes pour leur
compétence. C’est le résultat de ce travail qui a du être
mené en un temps limité (contrainte de temps du G8) que nous
publions ci-dessous.
La Rédaction
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: Propositions issues du secteur associatif français (version du
22/3/2001)
Un téléphone dans chaque village ou chaque quartier.
Vite !
CSDPTT mène avant tout des projets de raccordement de téléphones
en zone rurale. Pour autant le contact que nous avons avec ces vastes étendues
de désert téléphonique nous impose une certaine responsabilité.
En effet si l’impact de notre action est important, les 4 villages touchés
par notre projet au Burkina comptent environ 17000 habitants, la population
mondiale privée d’accès au réseau téléphonique
se chiffre plutôt en milliards. Témoigner et relayer des témoignages
de besoins nous semble donc naturellement une de nos tâches.
Mais la communauté internatio-nale s’en remet aux « lois
du marché » pour le développement des télécommunications.
Ce qui rend illusoire l’objectif d’amener rapidement un accès au
réseau téléphonique pour chaque quartier et chaque
village.
Pour le téléphone comme pour toute autre avancée
sociale la mobilisation citoyenne s’impose. Le texte que nous publions
page 4 n’a bien sur aucune chance d’être retenue par le G8. Mais
il pourrait en constituer une première base en France à l’adresse
des décideurs des pays riches. Il est ouvert à la discussion.
Il appartient maintenant à d’autres de s’en saisir.
Bruno Jaffré
de CSDPTT et de ses correspondants
CSDPTT parle aux burkinabé
Depuis notre passage au début d’année pour l’achèvement
de l’installation des téléphones au Burkina, une question
nous taraudait. Comment serait appréhendée la première
panne technique par tous les protagonistes ?
Une réponse encourageante nous a été donnée
récemment. En effet, nous étions en contact régulier
avec M. Dembele, responsable du centre de Dédougou, qui nous sollicita
à propos d’une panne survenue à Koin. La collaboration par
l’intermédiaire d’e-mail a permis la réparation du matériel
à la grande satisfaction des villageois. Nous avons pu contacter
par ailleurs les 4 villages depuis la France et en particulier Gabriel
Nyamba à Nimina, le frère d’André Nyamba qui a collaboré
au projet par une étude sociologique. Tout se passe bien au bémol
près que pour l’instant, l’ONATEL n’a toujours pas organisé
la réunion devant définir les modalités de fonctionnement,
ce qui fait que les téléphones ne sont exploités qu’en
communication arrivée. Cette action performante laisse augurer de
bonnes choses quant aux collaborations futures.
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Echos des postes et télécoms
dans le monde
à Maroc Télécom
En Mauritanie, La société de télécommunications
Mauritel a été officiellement cédée à
Maroc Télecom après le versement de 48 millions de dollars
effectué début avril. Cette dernière détient
donc 54% de la société. 14 des 48 millions doivent être
directement versés au Trésor mauritanien, le reste doit servir
au développement de la société.
La société marocaine s’est engagé à moderniser
les télécommunications et à étendre leurs services
à 12 nouvelles villes mauritaniennes.
On se rappelle que Maroc Telecom avait proposé 4 fois plus cher
que Portugual Télécom tandis que Vivendi (présent
dans Maroc Télecom) et France Télécom pourtant tous
les deux présélectionnés ne s’étaient pas présentés
à l’ouverture.
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Côte d’Ivoire : le gouvernement se penche
sur les télécoms
Le nouveau gouvernement a récemment annoncé sa volonté
de défiscaliser à court terme le matériel informatique
alors que celui-ci est actuellement taxé à environ 37,2%.
Il compte ainsi s’attaquer à une des deux causes du faible développement
d’Internet dans ce pays. Les abonnements particuliers et entreprises ont
certes connu un réel progrès, mais ils demeurent à
la vérité encore faibles. A la fin de l’exercice 2000, il
y avait environ 10 000 abonné. Il y a actuellement 5 fournisseurs
d’accès en activité alors que l’ATCI, l’agence des télécommunications
de Côte d’Ivoire a pourtant accordé 15 licences. Selon le
journal Notre Voie, les clients et fournisseurs d’accès (à
part la filiale de CITELCOM) se plaignent par ailleurs du la cherté
des communications téléphoniques et de certaine déficience
dans la qualité du service de l’opérateur de télécommunications.
Le nouveau ministre de la Communication et des Nouvelles technologies
de l’information, Lia Bi Douayoua, a annoncé par ailleurs souhaiter
ouvrir des discussions avec l’opérateur CITELCOM avec lequel il
existe un contrat de concessions pour la baisse des tarifs. Il souhaite
en effet « faire entrer le téléphone et Internet dans
les villages ».
Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, selon les chiffres du ministère
de la Communication, sur près de 15,4 millions d’habitants,
268.000 personnes sont abonnées au téléphone fixe,
tandis que 470.000 sont abonnées au cellulaire.
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Sénégal : SENTEL contre attaque ?
La Sentel est le deuxième opérateur de téléphonie
mobile (85000 abonnés) contre 200000 à Alizée, la
filiale mobile de la SONATEL. Elle a été récemment
accusée de ne pas avoir rempli ses obligations et se trouve actuellement
suspendu à l’éventualité de se voir retirer sa licence
par le gouvernement. Celui-ci avait annoncé le lancement d’un nouvelle
procédure des réattribution de la licence qui lui avait été
concédée mais des discussions se poursuivraient cependant
alors que le service est toujours assuré.
La Sentel vient pourtant d’organiser une conférence de presse
où elle annonce être en mesure de pouvoir offrir l’Internet
grâce à un système de connexion s’affranchissant du
réseau filaire à des prix défiants toute concurrence
et avec des débits supérieurs à ceux proposés
par la SONATEL à ses clients. N’y a-t-il pas là une tentative
pour la SENTEL de faire oublier ses déboires et de se positionner
en attente des prochaines élections législatives ?
Pourtant le gouvernement par le biais du ministère de la communication
et des Technologies de l’Information vient de réaffirmer que SENTEL
n’est pas autorisé à installer ni à exploiter un réseau
de boucle locale.
De son côté le gouvernement a réaffirmé
début mars qu’il n’était pas question de remettre en cause
le statut de la SONATEL. Enfin le syndicat des cadres de la société
réunit en congrès en mars a dénoncé l’intention
du gouvernement de libéraliser le secteur d’ici 2002. Il s’oppose
d’autre part au projet de création d’un agence de régulation
multisectorielle arguant de la spécificité des télécoms.
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Le ministre des Postes et télécommunications d’Algérie
a récemment précisé les objectifs de son pays : 20
téléphones pour 100 habitants contre 5 actuellement, 10 millions
d’abonnés au réseau mobile et un réseau Internet performant.
Il y aurait actuellement dans ce pays 500000 demandes en attente d’une
ligne fixe, 700000 pour les mobiles et 20000 abonnés à Internet.
Globalstar a annoncé début avril une perte de
3,8 milliards de dollars. Rappelons que la société a décidé
récemment de ne plus rembourser ses dettes pour consacrer ses ressources
à l’opérationnel.
Selon l’association OSIRIS, il y aurait 100 point d’accès
publics à Internet au Sénégal, 55 à
Dakar dont 15 au centre ville, Les neuf autres régions apparaissent
inégalement équipées. Celle de Thiès dispose
par exemple de 12 points dont 5 au chef lieu tandis que 2 régions
ne disposent que d’un point d’accès implanté au chef lieu
(Tambacounda et Kolda).
Les opérateurs de télécommunications du Mali,
de la Mauritanie et du Sénégal (Sotelma, Mauritel
et Sonatel) vont coopérer à un projet de câbles à
fibres optiques entre les trois pays. D’un coût global de 2,5 milliards
de FCFA, il a été rendu possible grâce à
la coopération de Sogem (Société de gestion de l’énergie
de Manantali) qui a permis l’utilisation, par les trois pays, de ses infrastructures
électriques.
Au Burkina, Un accord portant sur l’interconnexion entre les
réseaux de l’ONATEL et de CELTEL a été signé
en avril après près de 4 mois de discussions. CELTEL qui
compte 8000 abonnés projette d’en avoir 25000 d’ici la fin de l’année
et d’être présent dans 10 villes du pays.
En Mauritanie, c’est une femme Mme Fatimetou Mint Mohamed Saleck qui
est Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre Chargée
du Développement de l’Utilisation de l’Informatique, poste qu’elle
occupe depuis Septembre 2000
A Yaoundé au Cameroun, le coût d’une heure de connexion
à Internet qui était jusqu’ici entre 2500 et 1500 FCFA est
récemment descendu entre 1500 et 700FCFA. Par ailleurs, le nombre
de cybercafés et centres Internet dans cette ville serait actuellement
de 27.
En Argentine, la justice soupçonne deux anciens dirigeants
de la filiale locale du groupe espagnol Telefonica d’avoir versé
des pots de vin pour obtenir une révisions des tarifs ce qui avait
créé à l’époque de forts mouvements de contestation.
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Initiatives
Naissance de l’ordinateur simple en Inde
Un éditeur de logiciels et une organisation à but non
lucratif ont annoncé la mise au point du "Simputer", alternative
peu coûteuse aux ordinateurs conventionnels. Il devrait voir le jour
le où ses concepteurs espèrent qu’il favorisera le développement
des technologies de l’information et participera à la réduction
fossé numérique entre un secteur informatique en pleine explosion
en Inde et la majorité de la population n’ayant pas accès
à un ordinateur.
L’appareil, dont le nom est tiré de "Simple, Inexpensive and
Multilingual" (simple, pas cher et multilingue), devrait être commercialisé
aux alentours de 9.000 roupies (200 dollars), soit le prix d’une télévision
couleur bon marché.
Le faible prix du Simputer est le résultat d’un projet "open
source", basé sur des technologies ouvertes à tous. L’ordinateur
fonctionnera sous Linux, le système d’exploitation libre, et disposera
de moins de ressources qu’un ordinateur conventionnel tout en conservant
les fonctions de base.
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Courrier
Privatisation de Maroc Telecom (extraits)
… Présentée par la presse quasi-unanime comme un grand
succès pour l’ équipe Youssoufi-Oualalou, cette opération,
comparée dans les colonnes des journaux à la pluie bienfaitrice
qui arrose nos campagnes, n’en pose pas moins un certain nombre de questions
qui pourraient tempérer quelque peu l’euphorie ambiante.
1° question Pourquoi privatiser ?…
… passée l’euphorie d’une grosse rentrée d’argent
(qui dans le cas présent, outre le service de la dette, servira
à payer les salaires des fonctionnaires et n’alimentera donc que
très partiellement le budget d’investissement), l’Etat est en train
de se dessaisir petit à petit de ses sources régulières
de revenus
Année après année, l’Etat vend ses plus beaux
fleurons (CTM, Samir, Telecom..). Année après année,
le budget de l’Etat se verra réduit à une peau de chagrin
: il ne restera plus qu’à privatiser l’ensemble des services publics
(santé, transport, éducation.) qu’il ne pourra plus maintenir
(2). En fait, il ne s’agit pas là de politique-fiction mais d’un
processus déjà bien engagé (cf. la Charte de l’enseignement,
le projet de privatisation de la RAM, etc.)
Il fut un temps où les privatisations étaient légitimées
dans le discours dominant par la gabegie régnant au sein de l’administration
publique et entraînant son incapacité à gérer
de façon saine une entreprise. Rien de tel dans le cas de Maroc
Telecom.
Ainsi, Le Quotidien du Maroc (jeudi 18 janvier 2001) indique que le
chiffre d’Affaires de Maroc Telecom a progressé de 32% alors que
le parc téléphonique s’est accru de 68% en un an. Quant au
nombre d’ abonnés au GSM, il affichait pour la même période
une hausse de 660% ! Comme le titrait déjà en septembre La
Vie économique : IAM cartonne à la veille de sa privatisation
! Ce n’est donc pas dans une entreprise en perdition que Vivendi
place ses billes. Et ce n’est pas à n’importe qui que le Maroc cède
ses parts.
2° question : Qui est Vivendi ?
Implanté dans plus de 100 pays, son chiffre d’affaire dépasse
les 4 milliards d’Euros. Présent dans les secteurs de l’eau,
des déchets, de l’audiovisuel, du livre et de la presse, des télécommunications
et d’Internet, le groupe emploie plus de 250 000 personnes de par le monde.
Il n’est pas un nouveau venu au Maroc. Vivendi, c’est la Lydec de Casablanca,
c’est Canal + qui pénètre largement dans les foyers de la
bourgeoisie marocaine, c’est dès ce mois de janvier Universal Music
à Casablanca, c’est aussi depuis quelques jours un pied dans le
secteur du tourisme par une prise de participation au groupe ACCOR Maroc.
De surcroît, on annonce qu’il est pressenti pour la gestion de
l’eau à Tétouan et Tanger et il ne serait pas surprenant
qu’il soit déjà positionné dans l’hypothèse
d’une nouvelle privatisation de 2M.
3° question : Qu’y a t-il de mal à ça ?
De nombreux journaux, pour ne parler que de la presse, semblent
considérer que c’est un honneur pour le Maroc qu’un groupe aussi
prestigieux et puissant que Vivendi daigne investir dans ce pays. Outre
le fait qu’il fait de toute évidence une bonne affaire, on peut
aussi voir les choses sous d’autres angles.
Une seule règle préside aux décisions de ce type
de géant transnational : le profit. Et alors ? direz-vous. Et alors,
la logique du profit, c’est aussi : peu importe l’utilité et la
qualité du produit ou du service proposés pourvu qu’il y
ait le bénéfice. Il n ’y a plus de consommateur, de client,
d’usager : ils sont engloutis sous la notion de parts de marché.
C’est la logique Mac Do transposée à des secteurs aussi vitaux
que la gestion de l’eau, des déchets (et partant de l’environnement),
des communications, de l’information, de la culture.
Or le marché, dans le cas du Maroc, c’est le Maroc solvable.
Quel intérêt représentent pour Vivendi les millions
de marocains qui vivent avec moins de 10 dh par jour ? Ceux des douars,
des bidonvilles, des campagnes ? Quel approvisionnement en eau, quelles
communications pour eux ? Autant de questions qui ne sont pas posées
par les tenants de la privatisation. Est-ce l’Etat qui s’en chargera ? Avec
quels fonds ? Ou bien advienne que pourra ?
Autre problème. Et si le profit ne vient pas ? Et s’il
est plus juteux ailleurs ? Et s’il est considéré comme insuffisant
? Jean-Marie Messier, PDG de Vivendi, n’est responsable que devant son
conseil d’ administration. Il n’a aucun compte à rendre aux citoyens
marocains. Il peut du jour au lendemain plier boutique, revendre au mieux
disant, s’installer sous d’autres cieux. Les discours sur la contribution
au développement économique et sur la lutte contre la pauvreté
ne sont que poudre aux yeux pour mieux faire passer l’opération.
En guise de conclusion
Comment traiter cette information comme une grande avancée,
une chance pour le Maroc ? Bien au contraire : aucune société
ne peut répondre aux nécessités de toutes ses
composantes si la notion de service public disparaît.
Certes, les fonctionnaires seront payés en 2001, si l’argent
n’est pas dilapidé entre temps. Cela n’a rien à voir avec
une politique économique solide, à long terme, pour un développement
durable au profit de l’ensemble des citoyens. Il y a même fort à
parier qu’au rythme où vont les choses, les choix économiques
pour le pays ne se feront pas au conseil du gouvernement, mais dans les
bureaux de J.M. Messier et quelques autres de ses congénères..
Si ce n’est déjà fait ?
Daouya Deldar Attac Maroc (mars 2001)
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Effectivement nous sommes tout naturellement confronté au problème
suivant : "Pourquoi financer un projet de communication information alors
qu’on n’a ni eau potable suffisant, ni accès aux centres de santé".
Mais la pratique du terrain a prouvé que cette question ne résiste
pas à l’analyse.
Il suffit d’aider les ruraux à ressortir leur besoins d’information
et communication pour qu’ils y adhèrent aux projets de TIC. Car
les projets TIC utilisés efficacement peuvent être des supports
à beaucoup d’autres projets y compris les projets des domaines de
l’eau et de la santé.
A Tombouctou au contact pour la première fois avec l’idée
de projet TCP, beaucoup de gens étaient septiques. Au fur et à
mesure des animations, des démonstrations, des journées portes
ouvertes et surtout avec le démarrage du développement des
projets d’application la tendance a commencé à se renverser.
Au tout début les animateurs du TCP poussaient les corporations
dans le projet ; aujourd’hui nous sommes tirés dans le projet
par les corporations.
La démarche participative ci dessous nous a permis d’amener
la communauté de Tombouctou à s’impliquer profondément
dans ce projet de TIC ; qui très souvent n’est pas d’emblée
bien perçu par beaucoup de cadre.
Il s’agit de :
Identifier les besoins en information et en communication de la population
cible en utilisant spécialement l’approche participative,
Hiérarchiser ces besoins toujours en utilisant l’approche participative,
Orienter l’assemblée générale sur les projet retenues
Faire l’étude de faisabilité des projets d’application
retenues
Procéder à la désignation par l’assemblée
générale des équipes d’application
Démarrer les projets d’application
Former en situation les membres des équipes d’application
Évaluer en permanence les projets.
En développant les activités avec une telle approche
participative, on obtient on aboutit avec certitude sur l’engagement irréversible
des participants aux projets.
Aujourd’hui à Tombouctou dès que la connexion à
Internet coupe c’est le mécontentement général. Les
gens artisans, guides, radios rurales, les commerçants , les femmes,
les enfants etc. tous ont commencé à améliorer leur
activités, à apprendre à travers l’utilisation des
TIC.
Birama Diallo coordinateur du télécentre de
Tombouctou ( Avril 2001)
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Internet nous rend-il efficace ?
Bonjour les amis,
Je passe 2 heures de temps en moyenne à travailler sur Internet
par jour. En terme d’efficacité, cela reviendrait à 10 mn
de navigation aux USA et en Europe.
Je m’explique.
Si je n’ouvre pas mon email, c’est comme si quelque chose de fondamental
me manquait, bien qu’il m’arrive de voyager en brousse pour une semaine
et revenir trouver qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, à
part ma boite email remplie le plus souvent de messages inutiles et surtout
vantant des produits américains...
Si je ne réagis pas vite à un message qui vient de l’Europe,
ces gens là pensent que je m’en fous et que je ne suis pas sérieux.
Ils ne savent pas que je mets 5 à 10 minutes souvent (quand les
américains travaillent le plus sur le net) pour ouvrir simplement
mon email et faire une petite manipulation (envoi, gestion des dossiers)
est toujours périlleuse.
Je me demande donc si travailler revient pour nous autres à
devenir comme des pêcheurs qui patientent selon les bons vouloirs
du provider local (très limité et toujours surchargé
passant son temps à effectuer des déconnexions intempes-tives)
et selon les bons vouloirs des américains qui peuvent lire nos courriers
ou les bloquer ...
Avant, on prenait le temps de mûrir une réflexion, de
digérer un courrier reçu avant de répondre. Aujourd’hui,
cela n’est pas permis, il faut répondre le plus vite possible ...
Internet est-il en passe d’être un facteur d’inefficacité
en plus pour nous autres ????
Je salue en passant les initiatives de plus en plus nombreuses de création
de webmails en Afrique, encore faudrait-il que l’Afrique ait son propre
accès sur le Net !
Je n’ose pas effectuer des téléchargements. Je mettrais
des heures à le faire et en tentant d’exécuter le programme
téléchargé, il arrive que je trouve des erreurs et
il faut recommencer l’opération... Nous passons donc un temps fou
à croire que nous travaillons, bien que ce soit de la dégradation
et de l’abrutissement...
Comment mieux gérer cette situation ? Commençons à
ouvrir nos yeux et à évaluer le gain réel que nous
retirons l’Internet. Comment utiliser moins Internet et en retirer de plus
grands bénéfices ????
Je vous attends sur le Net.....
Sylvestre Ouédraogo.
Responsable Yam Pukri (Ouagadougou) http://www.yam-pukri.org
Document
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force : Propositions issues du secteur associatif français (version
du 22/3/2001)