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Lettre d’Avril 1999
Avril
jeudi 1er avril 1999
LA LETTRE D’ AVRIL 99
No : 41
Sommaire :
– Edito : Des responsabilités nouvelles !
– AG de Globenet
– AG du CCOBF
– CSDPTT En bref : Le site de CSDPTT , nvouveau rédacteur, CSDPTT Toulouse
– L’interconnexion africaine en marche.
– Début difficile de la concurrence au Ghana
– Mali : privatisation et modernisation du réseau
– Retard pour Iridium
– Globalstar renoue avec le succès dans le lancement de ses satellites
En bref
– Nicaragua, Maroc, indonésie, Brésil
– Afrique Verte : une association qui fédère pour l’auto-suffisance
Des responsabilités nouvelles !
CSDPTT s’ouvre sur l’extérieur. Ce qui constituait pour nous au départ un
besoin et une nécessité s’avère pour nous bénéfique à plus d’un titre.
Nous en tirons d’abord une réflexion plus générale sur l’aide au
développement pour nous enrichissante.
Mais nous nous rendons compte aussi de la sous-estimation du besoin en
téléphone sans doute parce que jusqu’ici les perspectives de
raccordements massifs semblaient trop lointaines. Aujourd’hui , le
formidable développement des techniques rapproche pourtant les échéances.
Ainsi, le projet RASCOM projette le lancement en 2001 d’un satellite
interafricain, en partie destiné à la téléphonie rurale, pour des coûts
de communication bien moindre que les projets des consortium
internationaux comme Iridium, Globalstar ou ICO.
Nous découvrons aussi l’absence totale d’information des ONG que nous
commençons à cotoyer. Et si nous ne les informons pas afin qu’elles se
préparent, qui va le faire ?
Mais cela ne saurait suffire. Il faut aussi que ces associations
françaises et surtout leurs correspondants qui représentent " la société
civile " en voie de constitution se saisissent des ces opportunités. Et
surtout qu’elles s’expriment pour que cette grande affaire du
développement du téléphone au début du prochain siècle ne soit pas
seulement l’affaire des opérateurs et des chiffres d’affaire à réaliser
mais aussi celle des populations afin que les nouveaux réseaux, dont on
affirme qu’ils leur seront destinés, le soient effectivement. Beaucoup
reste à faire.
Bruno Jaffré
AG de Globenet
Une trentaine d’associations étaient représentées à l’AG de Globenet.
Cette association héberge des sites (dont le nôtre) et offre des services
à de nombreuses associations à des prix modiques. Elle participe par
ailleurs à des projets portant notamment sur le développement d’Internet
en Afrique et répond à des appels d’offre sur ce type d’activité ce qui
lui permet de financer les autres activités. En outre elle défend une
certaine ligne éditoriale tournant autour des activités citoyennes et de
solidarité internationale et se refuse à héberger n’importe qui.
Les débats ont surtout porté sur la nécessité de créer une vie
associative autour de globenet afin que cette association ne s’enferme
pas uniquement dans ses activités d’hébergeur ou de bureau d’études. Une
charte devra être élaboré et des groupes de travail mis en place pour la
rédiger mais aussi pour travailler sur des projets précis et améliorer la
vie associative autour de Globenet.
AG du CCOBF
Nos représentants sont longuement intervenus dans l’AG du CCOBF qui a
rassemblé une quinzaine d’associations. Ils ont expliqué la nécessité
pour les associations représentant les populations rurales de s’exprimer
et de solliciter une place d’acteur dans les projets inter-africains de
développement du téléphone. Ils se sont en outre inquiétés des risques de
disparition du CCOBF avec l’apparition d’une plateforme Afrique de
l’Ouest. Ils ont demandé que le CCOBF se dote rapidement d’un statut
légal.
Le CCOBF a été créé pour gérer l’argent mis à la disposition de la
coopération dans le cadre d’un programme prioritaire triennal Burkina
Faso. La fin du programme prioritaire pose en effet la question de la
survie du CCOBF qui est un outil très utile pour CSDPTT notamment dans la
recherche de partenaires pour ses projets de téléphonie rurale.
CSDPTT a en effet parmi ses projets celui de pourvoir une petite région
en téléphone et le CCOBF lui semble un cadre privilégié pour rencontrer
et travailler avec d’autres partenaires. Un article dans le journal du
CCOBF soulevant la question de la nécessité du téléphone dans les zones
rurales nous a valu un important courrier sollicitant notamment des
réponses à des questions sur les perspectives de développement du
téléphone.
Enfin le CCOBF a été une structure particulièrement active dans la cadre
de la préparation de la commission mixte franco-burkinabé chargée
d’élaborer un plan de coopération pour les 3 ans à venir.
En bref
- Le site de CSDPTT
http://www.globenet.org/csdptt/ commence à rencontrer un
certain succès (entre 50 et 160 connexions par semaine). On a même
enregistré des pointes de 230 connexions dans la semaine du 14 au 20
mars et 272 dans la semaine du 29 mars au 4 avril.
- Felix B. qui vient de rejoindre CSDPTT, a accepté de participer
régulièrement à la rédaction de la lettre ce qui devrait améliorer son
contenu.
- Une quinzaine de personne ont participé à un pot organisé par CSDPTT
Toulouse pour remercier le personnel de l’URN Pays d’Oc, qui a participé
à la préparation de la mission au Mali, et rendre compte.
- Des nouveaux contacts sont établis avec des collègues de Nancy qui
pourraient se traduite par la constitution d’un ou deux nouveaux groupes
CSDPTT en province.
L’interconnexion africaine en marche.
Au cours du séminaire régional tenu à Bamako du 16 au 20 novembre 1998,
l’Union Panafricaine des Télécommunications (UPAT), l’UIT et des
opérateurs africains ont débattu des problèmes et solutions au
développement des plans de routage et de transmissions téléphoniques
entre régions africaines.
Conçu au début des années 60, le réseau PANAFTEL avait comme grand
objectif la réalisation d’un réseau téléphonique de qualité à même
d’offrir aux pays africains la capacité de communiquer entre eux sans
transit extérieur.
Avec le temps le projet initial a évolué vers l’utilisation de réseaux
nationaux et internationaux tous supports (relais radios terrestres,
satellites, câbles) offrant des services modernes et sur une ouverture
aux pays d’Afrique du Nord.
Démarré dans les années 70, le réseau PANAFTEL s’est déployé en réseau
maillé. Les pratiques des administrations africaines séduites par des
offres de trafic à meilleur coût à partir de centres de transit hors
Afrique et par le "call back" en dépit de la création de commutateurs de
transit nationaux n’ont pas donné de grands résultats à ce plan.
La libéralisation et la privatisation des réseaux de télécommunications
confortent les utilisateurs dans ces pratiques et l’arrivée de l’offre
mobile via satellites sur orbites basses aggravera la situation actuelle
si aucune amélioration tant dans la qualité que dans les tarifs
n’intervient.
Quelques chiffres :
* le trafic "Extra-africain" total représente 60% du trafic total
PANAFTEL.
* pour le trafic "Intra-africain" :
- 47% provient de la République Sud Africaine et de l’Afrique du Nord.
- 12 % vient de l’Afrique australe
- 6 % vient de l’Afrique Centrale
- 20 % aboutit en Afrique de l’Est
- 15 % en Afrique de l’Ouest
Pour ce qui est du routage du trafic "Intra-africain"
- 88% du trafic est acheminé par voies directes
-10% en transit par des liaisons directes entre pays
-10% en transit par des centres en dehors de l’Afrique
-2% en transit par des centres hors Afrique
L’objectif du plan de développement du routage pour le trafic régional
Intra-africain des télécommuni-cations est d’assurer que tout
utilisateur du réseau PANAFTEL puisse être connecté à n’importe quel
autre utilisateur d’un pays adhérent à PANAFTEL, par routage au moindre
coût.
Un réseau à 2 niveaux est prévu dans lequel on distingue :
- à l’intérieur de groupements économiques de pays ou pour des groupes de
pays, des constitutions d’au moins 2 centres de transit internationaux en
réseau étoilé, reliés aux centre de transit du niveau supérieur.
- à l’intérieur de grandes zones multi-pays des centres de transit en
réseau maillé.
Du plan de routage découle les moyens de transmission à mettre en uvre
pour des communications de qualité entre utilisateurs.
RASCOM offrira un réseau de satellites dédiés au trafic africain. Il
serait possible de construire un plan de routage uniquement par
satellites mais les recommandations internationales pour une bonne
transmission sans écho passant par satellite conduisent PANAFTEL à router
par 2 satellites au maximum.
Pour les pays voisins, les liaisons terrestres ou sous-marines seront
privilégiées de même qu’entre groupes de pays. Pour les régions isolées,
le réseau RASCOM offre la solution par satellite. Le réseau par satellite
entre centres de transit sera doublé par des liaisons marines ou
terrestres.
Les pays du COMESA (Communauté d’intérêt économique du Sud et Est de
l’Afrique) ont ainsi commandité une étude de faisabilité d’un réseau
fiable et de qualité, basé sur 4 CT installés respectivement à
Johannesburg, Lusaka, Nairobi, et Addis-Abeba.
La configuration de ce réseau comprend :
- entre pays un nouveau réseau terrestre type SDH (réseau
hiérarchisé
numérique synchrone) associé aux réseaux nationaux.
- et de nouveaux centres de transit internationaux utilisant l’ATM (mode
de transmission asynchrone).
Les pays de COMESA ont créé une société privée COMTEL pour l’installation
et la gestion du réseau. Elle regroupe un investisseur "stratégique " et
des opérateurs nationaux.
Le COMESA a mis en uvre le développement d’un réseau régional
panafricain. Pour les séminaristes, Il serait bon que d’autres groupes de
pays africains suivent. L’UPAT déclare être prête à coordonner les
efforts et à participer aux études de développement d’autres réseaux
régionaux issus des technologies les plus modernes des
télécommunications.
Début difficile de la concurrence au Ghana
C’est en décembre 1996 que le second opérateur ghanéen de
télécommunications Westel Telesystem Ghana Ltd (détenu à 56% par
l’américain Western Wireless) avait obtenu sa licence. Mais il n’a pu
démarrer son activité qu’en janvier 1999 par l’introduction de téléphone
payant et de cartes prépayées.
Il aura fallu plus de 18 mois pour arriver à un accord d’interconnexion
avec l’opérateur historique ghanéen Ghana Telecom dont 30% du capital est
détenu par Telecom Malaysia.
Quelques jours après la mise en service des cartes prépayées, GT a coupé
le numéro d’appel d’accès à ce service. En effet, ce service n’avait pas
fait partie des négociations sur l’interconnexion. L’autorité de
régulation mise en place après la libéralisation a demandé de rétablir le
numéro pendant les négociations mais GT ne l’a pas fait.
Commentaires : Cet exemple montre bien les problèmes liés à la
libéralisation des télécommunications dans un pays d’Afrique. Les
autorités politiques ne les acceptent souvent que contraintes comme
monnaie d’échanges au cours de négociations avec le FMI. La licence
obtenu par Westel lui impose d’installer 50000 nouvelles lignes et 500
cabines téléphoniques en 5 ans mais cette compagnie commence par mettre
ne place les services les plus rentables. Elle dit qu’elle ne pourra
réaliser ce programme si on l’empêche de travailler. Bien évidemment
l’investisseur américain Western Wireless ne s’est pas porté candidat
pour participer au développement à l’acquisition d’une licence du pays,
même s’il affirme le contraire, mais bien pour y faire des affaires.
De son côté GT craint de perdre ses meilleurs clients alors qu’elle a,
par ailleurs, comme obligation de servir tout le monde en particulier
les zones rurales ce qui demande des investissements importants.
B. J.
Mali : privatisation et modernisation du réseau
C’est en juillet dernier qu’a été définie la politique en matière de
développement des télécommunica-tions. Le gouvernement escompte sur la
libéralisation et la privatisation officiellement pour attirer des
capitaux nécessaires à la modernisation et au développement du réseau
mais aussi pour satisfaire aux conditions imposées par le Fonds Monétaire
Internationale.
C’est ainsi que le parlement a voté le 13 mars dernier une loi autorisant
la privatisation partielle de la SOTELMA (Société des télécommunications
du Mali) par la vente de 49% de son capital à des opérateurs nationaux ou
étrangers. Cette ouverture devrait commencer par la vente du réseau
cellulaire en l’an 2000 qui devrait s’étaler pour deux ans.
La SOTELMA emploi 1350 personnes pour environ 30000 abonnés actuellement
qui génèrent un chiffre d’affaires de 30 milliards de francs CFA.
Actuellement elle bénéficie de financements de l’AFD (Agence Française
de Développement) mais aussi des canadiens. Un prêt de l’agence
française, obtenu fin 1997, doit permettre de faire passer le réseau de
Bamako de 20000 à 45000 lignes, de développer le réseau rural autour de
Tombouctou et de fournir un accès de réseau par satellite à 40 zones peu
desservies par le réseau fixe.
Un cahier des charges ambitieux a été établi pour le partenaire que
recherche la SOTELMA dans le cadre de la privatisation. C’est ainsi que
la SOTELMA ne veut pas abandonner ses missions de service public et
souhaite qu’environ 700 communes de zones rurales soient pourvues d’au
moins un téléphone.
Retard pour Iridium
Le nombre d’utilisateurs du système de communication par satellites
Iridium, serait en retard de 6 à 9 mois par rapport aux prévisions. Les
conséquences sont importantes puisque l’opérateur Iridium LLC ne serait
pas en mesure de respecter les objectifs d’abonnés imposés par le prêt
bancaire.
La société exploitante espère cependant arriver à un arrangement avec les
banques et se déclare être en mesure de rembourser ses dettes. Elle
explique ce retard par les difficultés rencontrées dans la distribution
des terminaux et la mise en place du réseau de commercialisation. Ainsi
le nombre d’utilisateurs devraient avoisiner les 13000 à la mi-mars et
les prévisions pour la fin de l’année ont été revues à la baisse, 385000
voire 80000 au lieu des 600000 initialement annoncées. L’équilibre
financier attendu fin 1999 ne serait finalement atteint qu’à la mi-2000.
Des commentateurs (Libération du 28/12/1998) avancent plutôt, pour
expliquer ces difficultés, les obstacles rencontrés dans certains pays
qui refusent d’accorder une licence, le prix très élevé des appareils
cellulaires (plus de 18000 FF) et des communications (entre 3 et 10
dollars contre 3 dollars en moyenne annoncés par la société) et enfin un
taux de perte des appels de l’ordre de 10%.
Globalstar renoue avec le succès dans le lancement de ses satellites
Quatre satellites de la constellation Globalstar, ont été lancés avec
succès par la société franco-russe STARSEM ce qui porte le nombre de
satellites de cette constellation en orbite à 12, 8 ayant été lancés
début 98. En septembre dernier, une fusée ukrainienne emportant 12
satellites destinées à Globalstar s’était écrasée peu après son
lancement.
Globalstar est un consortium international dirigé par Loral Space and
Communications associant également Alcatel, France Télécom, la société
italienne Alenia, DaimlerChrysler et le britannique Vodafone. Son
objectif est de créer un réseau satellites afin d’assurer des services de
télécommunications mobiles sur la totalité du globe.
En bref
Telmex, l’opérateur mexicain de télécommunications, dans lequel France
Télécom est présent de façon minoritaire reste le seul candidat à la
reprise de 40% du capital de l’opérateur du Nicaragua ENITEL après le
retrait de Telefonica de Espana. Cette privatisation s’inscrit dans le
programme négocié par le gouvernement avec le FMI.
France Télécom, allié à Motorola, est candidat à l’acquisition d’une
licence pour l’exploitation d’un deuxième réseau de téléphonie mobile au
Maroc et à l’acquisition d’une partie du capital de Indosat, une société
indonésienne d’exploitation de satellites.
Le ministre de la justice du Brésil a annoncé qu’il pourrait condamner
les opérateurs récemment privatisés à des amendes pouvant atteindre 1,8M
de dollars américains pour inadéquation des services rendus, les accusant
de " semer la pagaille " à cause d’une " gestion irresponsable ". Les
clients se plaignent en effet de coupures de lignes de plusieurs mois
ayant occasionné des scènes de violence. Le ministre des
télécommunications a été contraint de démissionner récemment après avoir
été accusé de favoritisme lors du processus de privatisation.
Bulletin d’abonnement
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syndicat 120 FF .
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Envoyer à CSDPTT BP 8 75261 Paris Cédex 06 accompagné d’un chèque à
l’ordre de CSDPTTAfrique Verte est une des associations rencontrées au
sein du CCOBF (Comité des Concertation des OSI au Burkina Faso). De part
son objectif, son caractère fédérateur d’autres associations et son
besoin en moyens de communication elle est une des associations
pressenties pour une collaboration future. Nous vous la présentons
ci-dessous.
La Rédaction.
Afrique Verte : une association qui fédère pour l’auto-suffisance
Afrique verte est une association de solidarité internationale d’aide aux
paysans du Sahel (Burkina Faso, Niger, Mali), née en 1990, pour une
meilleure utilisation de 10% des fonds communautaires en partenariat avec
le Ministère de la Coopération. Elle compte parmi ses membres les
associations suivantes : Terre des Hommes, Frères des Hommes, Peuples
Solidaires, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement,
Association Française des Volontaires de Progrès.
L’aide d’Afrique Verte aux organisations paysannes (OP) est fondée sur
l’offre de structures et de moyens devant conduire à l’autosuffisance
alimentaire, l’autogestion et l’autonomie financière. Son rôle consiste à
permettre la commercialisation des céréales des régions bénéficiaires
vers les régions déficitaires et de limiter l’importation de céréales.
Des animateurs locaux sont formés :
- pour le développement de l’autonomie par des formations en techniques
comptables , commerciales qui apprennent à négocier, à gérer les stocks
et à les commercialiser.
- pour créer des réseaux d’échange entre OP qui prennent la forme de
bourses aux céréales ou de marchés ce qui nécessitent la mise en place de
fax pour l’échange d’informations rapides sur l’offre et la demande.
- pour améliorer la sécurité alimentaire grâce au fonctionnement de
systèmes d’épargne, de crédits locaux et de prêts au taux de 1%/mois
offerts par Afrique Verte.
Au Burkina Faso l’ensemble des animateurs d’Afrique Verte sont burkinabé
en particulier le coordinateur M. Philippe Ki.
Grâce à cela, des mécanismes commerciaux simples se mettent en place qui
donnent à chaque OP, en début ou au cours de périodes agricoles, la
possibilité de recevoir un prêt qui permet d’acheter aux adhérents de
l’OP ou à une autre OP un surplus de céréales. Ce surplus est revendu
partiellement ou en totalité à une autre OP déficitaire. L’OP déficitaire
en céréales, bénéficie également du prêt Afrique Verte pour son
approvisionnement et peut donc revendre à ses adhérents les céréales
achetées.
Les prix fixés sont accessibles aux plus pauvres des OP mais permettent
quand même des bénéfices. Le suivi est assuré par les animateurs locaux
rémunérés par les OP.
La rotation rapide des stocks (jusqu’à 3 fois) génère des bénéfices qui
permettent le désendettement, l’investissement et l’épargne.
L’ambition d’Afrique Verte est d’arriver à l’autosuffisance alimentaire,
d’accroître la productivité, faire baisser l’exode rural, protéger
l’environnement et favoriser l’investissement productif.
Afrique Verte veut à tout prix éviter la relation d’assistance et prend
l’engagement de se retirer dès que les OP seront à même de se gérer et de
se financer.
Afrique Verte en chiffres
Budget 1998 : 4.600.000 F.
Affectation : -10% frais administratif
– 15% communication
– 75% actions au Sahel.
Prêts aux OP : 600.000 F
Sources de financement :
5% Fondations Européennes
15% Coopération française
25% Collectivités locales
25% Associations membres, dons privés et partenaires
30% Union Européenne.
Pour CSDPTT, Afrique verte représente une opportunité de s’associer aux
actions en cours ou futures menées de concert avec d’autres ONG dont les
programmes pourraient être favorisés par la mise en place du téléphone
dans des villages isolés.
Felix
Belrose