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Lettre d’Avril 1998
Avril
mercredi 1er avril 1998
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La Lettre d’ AVRIL 1998
No : 30
Sommaire :
- Editorial : Fatalité ? (en ligne)
- GSM en Tunisie.
- Egypte : fronde anti-privatisation au parlement.
- Egypte : évolution rapide dans les mobiles
- Togo : Prêt de la Banque Mondiale pour privatiser
- Un satellite africain pour bientôt ! (en ligne)
- Article : Nouvelles technologies d’Information et de
Communication
en Afrique et perspectives télécommunications à horizon
2002/2003
(aspect infrastructures) de Jean Marchal (en ligne voir
fichier
joint).
Editorial : Fatalité ?
« Le détachement, l’assoupissement ont tant dominé que si nous
nous
proposons aujourd’hui, par extraordinaire, d’enrayer quelques
processus politique ou social, quelques piraterie
"politiquement
correcte", c’est pour découvrir que, longuement et
minutieusement
élaborés en amont tandis que nous somnolions, les projets que
nous
voulons combattre se sont solidement inscrits seuls conformes aux
seuls principes désormais en circulation ; ils paraissent donc
enracinés, inéluctables, et souvent même fort tranquillement
installés
dans les faits » Viviane Forrester, L’horreur Economique page
60.
Et les télécoms ? Qui se rappelle avoir entendu parler du livre
vert
en 1986 en Europe qui entamait le processus de libéralisation.
Lorsque
la mobilisation s’est réellement engagé, nous nous heurtâmes
au
fatalisme qui avait gagné les esprits.
Le processus touche actuellement l’Afrique. On assiste au même
phénomène. Subrepticement, tout un système se met en place qui
semble
rendre le processus de privatisation inéluctable ; pression
politique
doublée de celle des bailleurs de fonds, difficulté à obtenir
des
financements si ce n’est pour les restructurations libérales,
absence
de soutiens extérieurs pour des solutions alternatives,
conformisme
des gouvernements et fatalisme des syndicats... D’autres voies
existent. Des pays résistent courageusement, mais leur marge de
manoeuvre se restreint de jour en jour. Nous aimerions pouvoir
mieux
les soutenir.
Bruno Jaffré
- Un satellite africain pour bientôt !
En mai 1992, les pays africains décidaient de regrouper leurs
efforts
afin de mettre à la disposition de tous les pays africains des
moyens
de télécommunications efficaces et économiques, et de
répondre à leur
besoin en matière de radiodiffusion sonore et télévisuelle.
L’organisation RASCOM (Regional African Satellite Communication
System) était née et prenait comme première décision de
fondre dans
RASCOM tous les projets de télécommunications conçus par
différentes
institutions africaines.
L’objectif de RASCOM est de donner à tous les africains vivant
dans
les zones rurales accès au téléphone à partir de 2001. Un
satellite
devrait être lancé en orbite géostationnaire (36000 km de la
terre).
Outre la téléphonie fixe et mobile, il alimentera 500000
cabines
téléphoniques équipées de petites antennes et munies de
panneaux
voltaïques permettant de fonctionner grâce à l’énergie
solaire.
En novembre 1997, RASCOM a lancé un appel d’offres international
pour
la constitution d’un consortium afin de concevoir, financer,
fabriquer, lancer puis exploiter un système de communications
spécialisé sur le continent africain. Au terme d’une concession
de 10
ans, RASCOM serait le seul propriétaire et opérateur du
satellite.