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Lettre de septembre 2005
vendredi 4 novembre 2005, par
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<font <font <font <font <font <a align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Fin juillet, le président de SODEPTEL (Solidarité-Développement des Postes et Télécommunications) du Burkina Faso a informé CSDPTT de l’installation réussie des trois télécentres communautaires de Saarma, Manessa et Poura par les membres de son association et les agents de l’ONATEL (Office national des télécommunications). Le projet avait été initié par CSDPTT en étroite collaboration avec nos deux partenaires burkinabés ci-dessus. Il a été réalisé ensuite par eux avec du matériel fourni par CSDPTT. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Cette réussite est exemplaire à plusieurs égards :
style="font-size: 9pt;" size="2">Il faut en féliciter chaudement nos amis burkinabés qui ont participé à cette réalisation, avec une mention particulière au président de SODEPTEL, Mousbila Sankara, qui s’y est fortement impliqué. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Voilà un bel exemple de partenariat entre une entreprise publique, l’ONATEL, et deux associations de la société civile étroitement liées sur le plan humain et professionnel, et profondément convaincues de la finalité de leur projet commun. Ce sont précisément ces liens et cette conviction partagée qui en ont fait un partenariat productif. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Au moment où le SMSI s’approche de sa conclusion, avec ses déclarations ronflantes sur les bienfaits des partenariats publics-privés (les « 3P ») qui restent encore à prouver, et les résultats tangibles de son Plan d’action qui sont renvoyés à l’horizon 2015, cette réalisation burkinabé est particulièrement révélatrice et doit interpeller l’ensemble des partenaires du Sommet, notamment les gouvernements des PeD. Car elle n’est en fait qu’un épisode d’un projet beaucoup plus vaste, portant sur la mise en œuvre sur trois ans d’une centaine de télécentres communautaires de villages isolés, qui fait l’objet d’une convention entre l’ONATEL, la SODEPTEL et CSDPTT paraphée respectivement par M. le Directeur général et les présidents des deux associations le 27 juillet dernier. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">CSDPTT remercie très sincèrement ses partenaires pour la confiance qu’ils lui témoignent ainsi, et tout particulièrement M. le Directeur général de l’ONATEL, Moussa SANFO. Cette confiance contribue fortement à la réussite de ce vaste projet, à l’instar des réalisations citées. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Elle renforce encore la conviction et l’engagement de CSDPTT dans le SMSI, notamment pour mettre l’objectif emblématique du raccordement au réseau de télécommunications de chaque village des PeD au premier plan, à la fois en termes d’urgence et de priorité. Cet objectif ne saurait en aucun cas attendre 2015, car il en va de la survie des populations entières des zones rurales, indispensables par leur production vivrière à l’alimentation des populations des pays en développement. align="right"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Jean-Louis Fullsack ______________________ style="text-indent: 0.32cm; margin-bottom: 0.5cm;" align="center"> <font style="font-size: 11pt;" size="2"><a name="Journée_en_mémoire_de_François-Xavier">Journée en mémoire de François-Xavier Verschave le 18 septembre à Paris style="text-indent: 0.32cm; margin-bottom: 0.5cm;"> align="justify"><font color="#000000"><font style="font-size: 9pt;" size="2">En mémoire de François-Xavier Verschave, décédé le 29 juin 2005, un temps de partage sera organisé le dimanche 18 septembre de 14 heures à 19 heures, à la chapelle de la congrégation du Saint Esprit, 30 rue Lhomond à Paris dans le 5ème arrondissement.
<p align="justify"><font color="#000000"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Nous souhaitons également remercier chaleureusement les très nombreuses personnes qui, à travers leur message, nous ont témoigné leur soutien dans cette douloureuse période et nous ont fait part de leurs encouragements pour continuer notre action dans le sillage des travaux et de l’engagement de François-Xavier. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">La famille de François-Xavier Verschave, ses amis proches, l’association Survie. <font style="text-indent: 0.32cm; margin-bottom: 0.49cm;" align="center"> align="left"><a name="echoptt"><font size="4"><font color="#0000a0">Echos des postes et télécoms dans le monde Dissolution de l’assemblée et crise politique au Japon [Août 05] align="left">La privatisation de la poste japonaise, projet phare du Premier ministre Koizumi, a été rejetée par le Sénat. Se considérant comme mis en minorité, il convoque des élections législatives anticipées
<p align="left">Projet phare du second mandat de Junichiro Koizumi, qui se termine dans un an, cette privatisation prévoyait notamment la division, sous le contrôle d’un holding de tête, en quatre entités (épargne postale, assurance-vie, distribution du courrier, réseaux) de la Poste. Cette dernière, créée en 1875 et gérant 355.000 milliards de yens (2.640 milliards d’euros) d’épargne et d’assurance-vie, est considérée comme la plus importante institution financière de la planète en termes de dépôts. Les divisions épargne et assurance-vie auraient ensuite dû être vendues au secteur privé entre 2007 et 2017 avant que le holding de tête ne soit mis sur le marché, l’Etat conservant toutefois un tiers du capital. Mais ce projet a divisé profondément le PLD. Une rébellion sans précédent a éclaté au sein du parti le 5 juillet lorsque, bravant les menaces de sanctions, 37 députés avaient voté contre la privatisation, la réforme n’étant alors adoptée par la Chambre qu’avec 5 voix d’avance. Les détracteurs de la réforme s’inquiétaient d’une dégradation du service postal et craignaient également de s’aliéner le soutien des 270.000 facteurs et de leurs familles, qui pèsent un million de voix traditionnellement acquises aux conservateurs. Un total de 22 sénateurs du PLD a donc aujourd’hui voté avec l’opposition entraînant le rejet du texte au Sénat. L’ex-Premier ministre Yoshiro Mori, dirigeant de la principale faction du parti, calculait que la moitié des 250 députés du PLD (sur un total de 480 députés) pourraient perdre leur siège en cas de législatives anticipées. Le marché n’apprécie guère. Le yen chutait ce matin face aux principales devises après l’annonce du rejet et de la convocation d’élections anticipées. L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a chuté de 1,15% immédiatement après le rejet par le Sénat du projet de loi de privatisation mais a toutefois terminé la séance de lundi sur un léger gain de 0,11%. _________________________________ align="center"><font size="2"><a name="BURKINA_FASO:_lonatel_entre_en_bourse_">BURKINA FASO : l’onatel entre en bourse align="justify"> align="justify"><font size="2">L’Office national des télécommunications du Burkina (ONATEL), en partenariat avec la Société burkinabé d’intermédiation (SBIF) a organisé et réussi la collecte d’un emprunt obligataire de 6,65% 2005-2011 d’un montant de 16 milliards. align="justify"> style="text-indent: 0cm; margin-bottom: 0.5cm;"> <font size="2">Ce montant permettra à la nationale des télécommunications d’accroître ses offres de services et de se voir coter à la Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan. La cérémonie de la première cotation a eu lieu le jeudi 28 juillet 2005 à la Chambre de commerce de Ouaga. style="text-indent: 0cm; margin-bottom: 0.11cm;" align="left"> (Source:balancing act) align="center"><font size="2"><a name="ORANGE_MADAGASCAR">ORANGE MADAGASCAR-GULFSAT : UN ACCORD POUR DES TARIFS PLUS BAS align="justify"><font size="2">L’opérateur mobile Orange Madagascar va baisser encore davantage ses tarifs dans 11 localités de la Grande île grâce à un accord signé avec la société GulfSat Téléphonie, qui opère justement dans ces endroits. Selon les explications des responsables d’Orange Madagascar, les clients peuvent désormais se servir des cabines GulfSat de leur localité pour appeler des numéros Orange et aussi des correspondants à l’étranger. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">(Source:balancing act) align="justify"> align="justify"> align="center"><font size="2"><a name="BENIN:_application_arbitraire">BENIN : application arbitraire des tarifs de communication dans les cabines privées – l’OPT doit passer à la phase offensive align="justify"><font size="2">La taxation des frais de communication dans ces télécentres est pour la plupart des plus arbitraires. Le coût varie d’un télécentre à un autre et oscille dans la fourchette 100f à 50f Cfa. C’est dans le souci d’éviter cette disparité que le Directeur général de l’Opt rappelle aux abonnés et aux exploitants de télécentres, par le biais d’un communiqué de presse, qu’« une minute de communication locale qui correspond à une impulsion est cédée à vingt six (26) F ttc par l’Opt et ne doit être vendue à plus de trente cinq (35) f Cfa dans les cabines privées sur toute l’étendue du territoire. align="justify"><font size="2">Face à cet état de choses, une équipe de la rédaction a fait une descente pour s’imprégner des réalités du terrain. Dans certaines cabines, les prix sont jusqu’à nos jours maintenus à 100f la minute tandis que dans d’autres, elle varie entre 75f, 60f et 50f Cfa. Quelques gérants de télécentres expliquent que leurs tarifs tiennent compte de certains paramètres tels que : les frais de loyer pour l’emplacement du télécentre, les frais de réparation des appareils, la famille à nourrir et d’autres problèmes qui échappent pour la plupart à ceux qui ne sont pas du domaine. Des clients interpellés à ce sujet ont laissé entendre qu’ils ne comprennent plus rien en ce qui concerne l’application des tarifs de communication dans les télécentres de l’Opt. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">(Source:balancing act) align="justify"> align="center"><font size="2"><a name="SENEGAL:_gestion_de_lART">SENEGAL : gestion de l’ART – Malick Gueye entendu pour la quatrième fois align="justify"><font size="2">L’ex-Dg de l’Agence de régulation des Télécommunications a été entendu hier pour la quatrième fois par la Division des investigations criminelles autour de la gestion de son établissement après la série d’interrogatoires dont il a fait l’objet depuis le déclenchement de la procédure ouverte à son rencontre, sur instruction du Parquet. <font style="font-size: 9pt;" size="2">(Source:balancing act) align="justify"> align="center"><font size="2"><a name="ANGOLA:_lancement_">ANGOLA : lancement des services de téléphone fixe sans fil permettant l’accès à l’Internet align="justify"><font size="2">L’entreprise de télécommunications et services Nexus lance, dans les prochains jours à Luanda, le service de téléphone fixe sans fil permettant l’accès à l’internet. Selon son président du conseil d’administration (PCA), Rui Santos, le nouveau service se trouve en phase d’expérimentation et près de 600 téléphones sont déjà installés dans la capitale angolaise. La nouvelle technologie, a-t-il dit, peut-être installé sur un rayon de 30 kilomètres de la ville. align="center"><font size="2"><a name="BENIN:_Non_payement_">BENIN : Non payement des redevances : Les opérateurs privés veulent tuer Bénin Télécoms
<p _________________________________ align="center"><font style="font-size: 11pt;" size="2">Du neuf dans le ciel align="justify"><font size="2">Intelsat dans le rouge… Après sa privatisation discutable qui devait lui assurer un avenir prospère, Intelsat annonce une perte nette de 54 millions de dollars pour le trimestre terminé en juin. Ceci porte à 205 millions de dollars la perte nette du 1er semestre de 2005. Au temps où Intelsat était organisation intergouvernementale elle n’a jamais connu de tels avatars … … mais il s’offre Panamsat ! pour la somme rondelette de 3,2 milliards de dollars (G$). Le nouveau groupe aura une flotte de 53 satellites et un chiffre d’affaires cumulé de 1,9 G$ en 2005. Intelsat devient ainsi le 1er opérateur satellitaire mondial devant le luxembourgeois SES Global (plus connu avec Astra) qui ne compte « que » 35 satellites. Ce qui est aussi paradoxal, c’est que malgré son endettement, Intelsat a « réglé » en numéraire ! Par le truchement d’un emprunt bancaire. Dans cette transaction Panamsat a « revalorisé » (survalorisé ?) son action de 40% … style="border-style: none none solid; border-color: -moz-use-text-color -moz-use-text-color rgb(0, 0, 0); border-width: medium medium 1pt; padding: 0cm; text-indent: 0cm; margin-bottom: 0.11cm;"><font size="2">Enfin, la cerise sur le gâteau : cette acquisition implique aussi la reprise de la dette de Panamsat, soit 3,2 G$ ! Les lois du néolibéralisme sont insondables… align="center"><font style="font-size: 11pt;" size="2">Les grandes manœuvres reprennent dans le secteur des télécoms align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Le conglomérat chinois Huawei (entre autres, équipements de télécommunications) est sur le point d’acquérir l’équipementier britannique Marconi pour 560 millions de livres, soit environ 825 millions d’euros : une bonne affaire … pour Huawei ! Car Marconi –ex GEC- est un fleuron de l’industrie britannique des télécoms et l’équivalent d’Alcatel en France (GEC avait conçu le « Système X » de commutation temporelle, rival de l’E10). En fait Marconi a connu des problèmes tant au niveau de sa gestion que d’acquisition de parts de marché, et –suprême humiliation- n’a pas décroché de contrat dans le cadre du « méga-projet » du réseau du 21ème siècle de BT (plus de 10 milliards d’euros en investissements), alors qu’il en était jusqu’ici son fournisseur attitré. Comme son PDG estimait que son entreprise « n’a pas la taille suffisante » pour soutenir la concurrence, il ne restait plus qu’à se faire phagocyter par le groupe chinois ! Comme quoi le « libéral-travaillisme » ne réussit pas à tous les coups ! On ne peut qu’en féliciter –sur ce point- nos Alcatel et SAT/Sagem qui résistent … Pourvu que ça dure ! align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">France Télécom a racheté l’opérateur mobile espagnol n°3 AMENA pour 10,4 milliards d’euros. FT sera ainsi un opérateur fixe + mobile en Espagne ; il reste à espérer que cette acquisition sera plus rentable que celle –au moment de la « bulle » et partielle- de Mobilcom en Allemagne qui a englouti le même montant en perte nette. Cette acquisition mérite toutefois un « arrêt sur image » ; En effet, pour cette acquisition FT a recours à l’augmentation du capital et lance une campagne d’offre d’achat d’actions à hauteur de 3 milliards d’euros. De ce fait la part de l’Etat passe en dessous des 33,3%, perdant du coup sa majorité de blocage ! Cela pas fait de titres dans les gazettes ! align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Pendant ce temps, Deutsche Telekom a acquis l’opérateur mobile n°2 autrichien pour 1,3 milliards après avoir échoué à acquérir l’opérateur mobile n°3 britannique O2. Deutsche Telekom consacrera le même montant pour investir dans le déploiement de la fibre optique dans ses les réseaux de desserte des 50 métropoles allemandes. Cela en vue d’une offre de service à très haut débit (50 Mbit/s, en téléchargement ou « download »), qui commencera –en version pilote- le mois prochain à Hambourg et Stuttgart. La fin de l’opération est prévue en 2007 align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Aux Etats-Unis, l’opérateur Sprint –2ème opérateur longue distance- a acquis Nextel pour 70 milliards de dollars. Ca rappelle le « bon temps » d’avant la bulle … Pour certains analystes on y reviendrait tout doucement mais sûrement. A preuve, disent-ils, le « phénomène Google ». En effet cette société, entrée en bourse avec une action à 85$, a vu passer celle-ci à 285 à son 1er anniversaire. Du coup, Google s’est « offert » un cadeau de 4 milliards de dollars en vendant une part correspondante de ses actions « surgonflées ». Avec les trois milliards déjà disponibles, le voilà donc doté d’un pactole impressionnant-en cash !- qui ne va pas traîner dans les tiroirs. Si ça ne vous rappelle rien … . align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">En Grande Bretagne, Cable & Wireless achète son concurrent Energis. C&W, qui chasse sur les mêmes terres qu’Equant, et absorbe ainsi le 3ème opérateur anglais de services fixes. Energis était autrefois pionnier dans le déploiement de la fibre optique sur le réseau de transport d’électricité (la société était l’émanation de National Grid, « l’EdF anglaise » et avait mis en place un réseau à couverture nationale (hors Ecosse) d’une remarquable qualité. C&W a donc réalisé une bonne affaire, même s’il a dû débourser près de 600 millions de livres en cash (la confiance n’est plus ce qu’elle était …), soit plus de 880 millions d’euros, alors que son chiffre d’affaires au Royaume-Uni en 2004 a été l’équivalent de 2,35 milliards d’euros. Pour sa part, Energis a réalisé un CA de 1, 060 milliard d’euros pendant la même période. Sa gestion avait cependant connu des déboires, et en 2002 il avait été repris par des fonds de placements, donc peu intéressés par les prouesses technologiques … mais décidés à boucler une bonne affaire. Ce qui paraît être le cas puisque Energis était plombé par plus d’un milliard d’euros de dettes. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">L’opérateur historique Telstra va être entièrement privatisé, titrait « Les Echos » le 16 août, en annonçant que le gouvernement conservateur a vendu sa part de 51,8% dans l’opérateur pour 23 milliards de dollars. Pour compléter son information, le « quotidien économique » aurait pu ajouter que –en guise de préparation de cette privatisation- Telstra a supprimé plus de 40 000 emplois depuis 1996. C’est sans doute cela que l’on appelle « rendre l’entreprise plus sexy » pour attirer les acquéreurs financiers. Cependant la grande majorité des australiens -70% selon TeleGeography- désapprouve cette décision gouvernementale car mettant en cause un développement des zones rurales. Le gouvernement s’est donc vu « forcé » à répondre à cette critique en affectant 1,3 milliard de dollars (2 milliards de dollars australiens) de cette vente au profit de la desserte des zones rurales. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">(Source : TeleGeography, 2 septembre 2005) style="text-indent: 0cm;">Il reste à attendre les évaluations -impartiales et objectives ( ?)- des « retours sur investissements » de ces opérations ! style="text-indent: 0cm;"> align="center"><font size="2">Mais où est donc l’UIT ? align="justify"><font size="2">COPIREP, une société conseil spécialisée dans le domaine pétrolier, a été appelée pour « remettre à flot » l’OCPT (Office Congolais des Postes et Télécommunications, Kinshasa). La Banque Mondiale finance –et probablement a suscité- l’opération qui a commencé le 1er janvier 2005 et arrive vers la fin, du moins quant au « volet social », le tout « sous l’œil vigilent du Ministère des PTT » assure Balancing Act « Dernière » Edition française, juillet 2005. Ainsi « 2500 agents et cadres de l’OCPT pour un effectif total de plus de 4 000 sur l’ensemble du territoire national, ont « déjà bénéficié du paiement de leur décompte final » selon la source citée. (voir aussi plus loin) align="justify"><font size="2">Cette info mérite un arrêt sur image :
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size="2">Suite de l’information tirée du journal kinois Le Phare : Elle révèle que près de 300 agents des trois provinces du sud-est ont été payés pour un montant de près de 600 000 $ (soit environ 2 000 $ par agent) et que la campagne se poursuit dans les trois provinces nord-est. La ministre est cependant contestée par des agents victimes d’exclusion ou de litiges. Elle les renvoie au gouvernement qui assure le suivi et à la COPIREP qui gère les dossiers via le SESOMO (qualifié de « Cellule technique d’appui » sic) avec le Comité de gestion de l’OCPT. Tout ça est clair comme le nyamba … align="center">… <font size="2">et où est donc passé tout ce pactole ? align="justify"><font size="2">Le sujet est d’actualité : le financement du Plan d’action de Genève élaboré dans le cadre du SMSI cherche toujours des milliards, désespérément, pour financer ses objectifs affichés. Il n’est donc pas sans intérêt de rappeler le montant des sommes pharamineuses censées avoir été investies dans le secteur des télécommunications dans les PeD ; la Banque Mondiale les a évaluées à 500 milliards de dollars entre 1995 et 2004. A voir ce qui est en place en Afrique on peut avoir quelques doutes sur les destinations finales de ces « investissements ». align="justify"><font size="2">L’Afrique sub-saharienne (ASS) consacre 6,3% de son PIB aux télécommunications, alors que les pays industrialisés –et riches- leur consacrent 8,2%. Est-il alors opportun de recommander à ces pays d’augmenter leur effort dans ce secteur qui par ailleurs n’apparaît pas comme prioritaire pour les populations concernées, pour qui l’eau et l’électricité sont primordiales. Alors Elyo plutôt que Cisco ? align="justify"><font size="2">Une autre donnée intéressante concerne la participation du secteur privé dans le financement des infrastructures TIC, ne serait-ce que parce que le SMSI accorde à ce secteur « une fonction prépondérante pour la réalisation de la Société de l’information ». Selon l’UIT elle-même, le secteur privé a participé à hauteur de 210 milliards de dollars aux investissements dans le secteur télécoms entre 1992 et 2002. Lorsqu’on observe la courbe des investissements en fonction des années, on observe un « pic » en 1998 avec environ 60 milliards de dollars, suivi d’une chute régulière jusqu’à 28 milliards en 2002. Ce qui, selon l’UIT représente 60% du total des investissements. En moyenne sur le total, ou à l’année optimale pour la démonstration ? align="center"> align="center"><font style="font-size: 11pt;" size="2">Nigéria align="justify"><font size="2">La NCC déclare que les opérateurs cellulaires GSM devront reposer leur candidature pour des licences unifiées, signale TeleGeography du 30 août 2005. L’article qui suit mentionne que la NCC a encore mis en colère les opérateurs GSM du pays avec son schéma de licence unifié, en suggérant qu’ils ne verront pas leur concession renouvelée automatiquement lorsque le système sera applicable l’année prochaine Ce schéma de licence qui sera applicable à partir de février 2006 autorisera les fournisseurs de services CDMA à concurrencer un à un les opérateurs GSM dans tout le pays au lieu de se voir limités à la couverture des zones géographiques particulières. Cela signifie qu’ils concurrenceront directement les opérateurs cellulaires GSM, dont les tarifs sont en moyenne six fois supérieurs (sic). Les opérateurs GSM invoquent qu’une telle législation découragera l’investissement dans le secteur et affaiblira encore davantage une industrie fragilisée par des installations obsolètes et des taxes élevées. La NCC a rétorqué cependant, en disant que le changement accroîtra l’essor des services. Le régulateur a stipulé maintenant que tous les opérateurs futurs –qu’ils soient actuellement GSM ou CDMA- devront reposer leur candidature pour les nouvelles concessions. « Les opérateurs désirant migrer vers une licence unifiée devront poser leur candidature et répondre aux conditions spécifiées dans le cadre des licences » a déclaré le Directeur de la NCC à Reuters. align="justify"><font size="2">NdR : Voilà très concrètement le résultat du lobbying intense qu’effectuent les groupes nord-américains auprès des régulateurs africains des télécoms pour promouvoir la technologieUSqu’est CDMA et ainsi augmenter sa partdemarché actuellement nettement minoritaire par rapport à GSM. L’article ne précise pas par quel cheminement « on » est arrivé à cette situation qui menace fortement les opérateurs GSM. Dans un pays champion de la corruption et aussi terrain de chasse africain privilégié par les sociétés pétrolières US, la conjonction entre ces deux réalités est prégnante de dérives qui défraient les chroniques des (rares) journaux objectifs de la région. align="justify"><font size="2">Pendant ce temps, MTN –le 1er opérateur mobile nigérian- lance le service GPRS (qui inclut le Multimedia Messaging Service, MMS) sur son réseau GSM, à l’ensemble de sa clientèle, lui permettant de titer profit d’une technologie « 2,5G » dans des conditions économiques « supportables ». Il passera à l’étape « 3G » l’année prochaine. align="justify"><font size="2">NdR : <font size="2">On serait intéressé par une comparaison des résultats du déploiement des deux types de services, notamment en termes économiques, sachant que l’offre « 3G » nécessite des investissements assez lourds sans compter les coûts annexes (exploitation, formation, etc …)<font style="font-size: 9pt;" size="2"> style="text-indent: 0cm; margin-bottom: 0.11cm;" align="center"> align="center"><font style="font-size: 11pt;" size="2">Le « fixe » reviendrait-il à la mode ? style="text-indent: 0cm; margin-top: 0.16cm; margin-bottom: 0.21cm;"> Dans ce continent, dont l’UIT saluait le déclin de la communication fixe au profit du « mobile » (voir l’éditorial de ses Indicateurs des télécommunications en Afrique), les opérateurs mobiles scrutent leurs courbes d’« ARPU » (revenu moyen par abonné). Vodacom, le n°1 en République Sud Africaine, constate ainsi que plus son parc d’abonnés croît, plus l’ARPU décroît, ce qui montrerait que le revenu à attendre du développement du mobile tend vers une asymptote. L’opérateur mobile estime donc plus intéressant de développer le réseau fixe, à la fois en termes de services et de couverture géographique, car ses coûts d’usage y sont nettement moins importants. Il ne reste plus qu’à espérer que le veilleur technologique de l’UIT a pu intercepter ce message pour « pondérer » la prochaine édition des Indicateurs … align="center"> align="center"><font style="font-size: 11pt;" size="2">Et si on parlait (encore) un peu de la dette ? align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">(Rapporté par JAI, le 28 juin 20005) align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">En 20 ans, l’Afrique a enregistré 217 Milliards d’euros (G€) de pertes du fait de l’ouverture des frontières, selon un rapport de Christian Aid (Royaume-Uni) du 20 juin 2005. L’étude a été réalisée sur 32 pays, majoritairement en Afrique, à partir de données de la Banque Mondiale, du FMI et de l’ONU. style="text-indent: 0cm; margin-top: 0.16cm; margin-bottom: 0.21cm;"> Si la libéralisation du commerce a entraîné des pertes de revenus pour les pays pauvres, c’est parce que leurs importations ont augmenté plus rapidement que leurs exportations. « Le manque à gagner est l’équivalent de l’aide reçue par le continent au cours de la même période (…). Nous ne disons pas que les pays qui libéralisent leur économie ne croissent pas, mais que sans la libéralisation, la croissance aurait été nettement plus importante et la réduction de la pauvreté plus rapide ». A quelques jours du Sommet du G8 à Gleneagles, Christian Aid prévient que tant que l’augmentation de l’Aide au développement et les annulations de la dette restent conditionnées à une ouverture accrue des marchés des pays pauvres, ces décisions feront plus de mal que de bien. style="text-indent: 0cm; margin-top: 0.16cm; margin-bottom: 0.21cm;"> align="center"><font style="font-size: 11pt;" size="2">Le feuilleton « bonne gouvernance » align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">ENRON peine à se faire oublier. La banque JP Morgan versera encore entre 350 millions et 1 milliard de dollars pour régler l’affaire Enron, après avoir versé 2,2 milliards de dollars aux investisseurs de la société américaine, la banque dédommage à présent Enron elle-même. (Les Echos, 16. 08 05) align="justify"> align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Et ils osent parler de « bonne gouvernance » ! align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">La société canadienne Bonte Gold Mines se retire du Ghana après avoir laissé sur place une triple catastrophe : écologique, sociale et économique. En effet, elle laisse derrière elle des surfaces impressionnantes contaminées, des ouvriers ghanéens mis au chômage sans avoir été ni prévenus ni –a fortiori- indemnisés, et 18 millions de dollars de dette aux institutionnels ghanéens ! Un triste exploit que ce petit pays africain va avoir du mal à « gérer », comme on dit par euphémisme. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Cela n’empêche pas le Canada –pourtant relativement respectueux dans ses rapports avec les PeD- d’invoquer « la bonne gouvernance » comme préalable à son aide au développement ou à l’annulation partielle de la dette multilatérale. style="text-indent: 0.32cm;">
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<p <a align="center"><font size="4">Document CSDPTT
<p I<font align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">La récente conférence d’e-Africa a révélé qu’un nouveau câble à fibres optiques (FO) longeant la côte ouest-africaine est projeté, qui augmentera la concurrence dans la région en rivalisant avec le tristement célèbre (sic) (« infamous », dans le communiqué d’e-Africa !) câble SAT-3, actuellement le seul câble à FO desservant l’Afrique sub-saharienne. L’objet de la conférence, organisée par la Commission e-Afrique di NEPAD était la création d’un système régional intégré en examinant les divers projets à base de FO pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, et de rationaliser (sic) les recouvrements (« overlaps »). Parmi les sujets en discussion figuraient des câbles terrestres proposés par la Sonatel et la société française Marais, mais c’était le câble sous-marin ouest-africain proposé qui soulevait le plus d’intérêt, écrivait Mapara Syed. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Project West Africa a été conçu pour fournir une connectivité à haut débit à l’Afrique de l’Ouest par l’intermédiaire de la construction d’un câble à FO ouest-africain avec une connexité amont avec l’Europe, l’Asie et les Etats-Unis. La phase initiale du projet consiste en « un système sous-marin à FO dans l’état de l’art, longeant la côte de l’ouest africain depuis le Portugal jusqu’au Cameroun avec des liaisons supplémentaires (sic) vers le Sénégal, le Libéria, la Cote d’Ivoire, le Ghana, le Bénin et le Nigéria ». Cette route double celle de SAT-3, qui relie tous ces Etats sauf le Libéria. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Cependant, à la différence du système point-à-point de SAT-3, ce qui a été proposé par les concepteurs du projet, Infinity Worldwide Telecommunications Group of Companies (IWTGC), est un système régional qui interconnectera tous les pays ouest-africains. « Le système fournit non seulement de la capacité vers le reste du monde, mais aussi la capacité régionale qui reliera tous les pays ouest-africains » a expliqué Robert Woog, Directeur et COO de IWTGC. « Nous avons un concept différent de SAT-3 en ce sens que nous amènerons directement les câbles dans chaque pays. Nous avons ce que nous appelons des unités de branchement (« Branching Units ») qui nous permettent d’inclure chaque pays individuellement ». align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">IWTGC est une société américaine fondée par des africains et des afro-américains, et constituée en société commerciale en 2003. « Notre vision est d’apporter les télécommunications les plus raffinées (« finest ») à l’Afrique, comparables à celles des USA et de l’Asie ». a déclaré Woog. Le personnel de la société a une profonde connaissance de la technologie sous-marine de même que de la fourniture de services, et la plupart de l’équipe dirigeante a trente à quarante années d’expérience. « S’agissant de Project West Africa, nous voulons apporter la dernière version de la technologie et des services aux africains de l’Ouest, afin qu’ils puissent concurrencer économiquement le reste du monde (sic). Nous voulons assurer la meilleure connectivité à la région pour permettre la fourniture des meilleurs services » a dit Woog. « Le câble physique (sic) est l’aspect prédominant de ce projet, mais nous envisageons aussi de nous interconnecter avec d’autres systèmes pour étendre la connectivité et la couverture. Nous voulons desservir directement les ISP, les opérateurs (« carriers ») et d’autres prestataires de services. C’est pour cela que nous sommes davantage qu’un fournisseur de câble » ajouta-t-il. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Nous apporterons une immense quantité de bande passante (sic) à la région, via notre concept de système à térabits, qui est semblable aux systèmes transatlantiques les plus récents. Le système d’équipement assurera au moins 10 Gbit/s en capacité dans chaque pays via une approche basée sur la longueur d’onde » a-t-il précisé. align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Le mode de distribution est aussi un aspect fondamental du projet. IWTGC est en cours de procédure d’acquisition de licences dans chaque pays, ce qui lui permettra de vendre la capacité directement lui-même. Toutefois « les procédures ne sont pas encore formalisées », dit Woog. « Il faut comprendre que dans la plupart de ces pays il n’existe pas de procédures pour des choses de cette nature (sic) de sorte que nous travaillons dur pour coopérer avec les différentes autorités de régulation pour les aider à se procurer les informations » (sic). align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">IWTGC a eu l’adjudication pour les droits de vendre la capacité une fois le câble construit ; il assurera un accès égal à tous selon Woog. « Nous établirons une succursale dans chaque pays et nous aurons ainsi notre propre service d’exploitation à partir duquel nous pouvons vendre de la bande passante à tous les fournisseurs (sic). Cela est en contraste avec SAT-3 qui est vendu (sic) comme un monopole par les opérateurs historiques, ce qui conduit à des coûts élevés (sic) pour la bande passante. Pour les africains de l’Ouest, le coût est un facteur important qui doit être pris en considération (sic) ». align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">« Actuellement les installations existantes sont coûteuses ce qui rend difficile le développement des communications dans la région et donc de moderniser ». align="justify"><font style="font-size: 9pt;" size="2">Commentaire de ce morceau d’anthologie néolibérale :
style="font-size: 9pt;" size="2">Au moment où les partenaires du SMSI –en tout premier la Société civile- s’escriment à trouver des nouvelles sources de financement, urgentes et indispensables pour permettre à l’Afrique de réaliser son infrastructure de réseau de base, une telle proposition soutenue par l’Union Africaine est une provocation. Une fois de plus, les déjà maigres ressources financières seront déviées de leur priorité, reconnue par tous les acteurs du développement, au profit d’une société de « copains et de coquins ». align="right"><font size="2">Jean-Louis Fullsack
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